‹ Cours d'histoire moderneChapitre 52 sur 74 · CAN05S · texte numérisé non relu

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l'autre pour son évêque, la troisième pour ses parents.

C'est un sacrilège qui a besoin de pénitence, qu'entrer à l'église avec le glaive hors du fourreau.

Si un évêque en tournée a fixé pour l'assemblée canonique un jour qui coïncide avec celui que le comte, le sachant ou ne le sachant pas, a fixé pour son plaid, que tous, et le comte lui-même, laissent le plaid pour aller à l'assemblée de l'évêque; mais si l'évêque, dans la ville, et le comte veulent chacun le même jour pour leur assemblée, que celui qui a choisi le premier l'emporte, sauf toutefois la dignité et la puissance de l'évêque.

Qu'un clerc qui, même contraint, a commis un homicide, soit déposé.

Que, lorsque la nécessité l'exige, on puisse être enterré hors de la paroisse de l'église cathédrale ; qu'alors on soit enterré où l'on payait la dîme.

Il est affreux et interdit de faire payer la terre de la sépulture.

Qu'aucun laïque ne soit enterré dans les églises.

Que, dans une querelle d'un laï- <|ue et d'un prêtre, le laïque soit interrogé par serment , le prêtre par la communion , parce qu'un prêtre ne doit pas jurer facilement.

En mémoire du bienheureux Pierre, apôtre, nous honorons le saint-siége apostolique de Rome, de telle sorte que cette église, mère de la dignité sacerdotale, soit pour nous la maîtresse du droit ecclésiastique... Si donc, ce que Dieu prévienne, quelque clerc, machinant contre notre ministère, était accusé de nous avoir apporté une fausse lettre du siège apostolique, ou quelque chose qui ne pourrait convenablement venir de là, qu'il soit au pouvoir de l'évêque de le garder en prison jusqu'à ce que, par lettres ou par envoyés, il ait interpelléSa Sublimité apostolique de vouloir bien expliquer, par une digne légation, ce qui est réglé par la loi romaine, et ce qu'il faut faire pour s'y conformer.

Si une église est possédée par plusieurs cohéritiers, qu'ils s'accordent pour que le service de Dieu n'en souffre pas ; mais si, au lieu de cela, ils ne s'accordent pas pour le choix d'un prêtre, et qu'il en résulte des querelles, tant entre eux qu'entre les clercs, que l'évêque prenne les reliques de cette église; qu'il en ferme les portes et les scelle de son sceau, afin qu'on n'y célèbre aucun office, jusqu'au moment où elle aura été pourvue d'un prêtre digne de soigner le lieu très-saint, et de procurer le salut du peuple de Dieu.

Que le comte ne force pas un pénitent à venir au plaid.

Que celui q\n aura commis adultère avec une femme ne puisse jamais l'épouser.

Si un mari,outragcparsa femme, veut la tuer, et qu'elle s'enfuie près de l'évêque, celui-ci doit s'cf-

DATE

LIEU

ASSISTANTS

OBJET DU CONCILE

CANONS

forcer de dissuader le mari de son

projet; et, s'il n'y réussit pas , il

ne doit pas la lui livrer pour qu'il

la tue , mais la remettre soigneu-

sement dans un lieu choisi par elle,

où elle puisse vivre en siireté.

Si des personnes qui vivent en

adultère se sont fait des donations

mutuelles, que cela serve à leur

enfant, mais qu'elles n'aient rien

de commun lorsqu'on les sépare.

Le concile fit encore plusieurs

canons sur les mariages défendus,

et des canons pénitentiels.

Date

Nantes.

Ce concile s'occupa

Que les prêtres, avant de célé-

incer-

de discipline. On ignore

brer la messe, les dimanches et les

taine.

sa date ; son troisième et son dixième canon sont transcrits au livre septième des capitulaires recueillis parBenoît le diacre. Sirmond ne croit pas impossible que ces canons appartiennent au grand concile tenu à Nantes , en 658, dont Frodoard fait mention.

Nous l'avons laissé à la place que lui a assignée Labbe.

fêtes, interrogent le peuple pour savoir s'il se trouve là quelqu'un d'une autre paroisse qui, au mépris de son propre prêtre, veuille y entendre la messe ; que, dans ce cas, ils le renvoient <ie l'église, et le contraignent d'aller à sa paroisse; qu'ils s'informent aussi s'il se trouve des gens brouillés par d'implacables querelles, et qu'ils les réconcilient.

Le concile excepte de l'obligation d'entendre la messe dans leur paroisse ceuxqui voyagent ou sont à un plaid.

Que les prêtres sachent que les dîmes et les oflFrandes sont le revenu des pauvres et des étrangers, et qu'elles ne leur sont point données, mais comme confiées, et pour en rendre compte à Dieu.

Le concile ordonne qu'avant de faire une ordination, l'évêque rassemble des prêtres et des hommes prudents , versés dans la loi de Dieu , et les interroge sur la vie, la naissance, la patrie, l'âge et l'éducation de ceux qui doivent être ordonnés, le lieu où ils ont été instruits, s'ils sont lettrés, s'ils connaissent la loi du Seigneur, surtout s'ils ont la foi catholique.

Le concile s'occupe ensuite des confréries; il les borne aux objets qui touchent au salut, aux offrandes, à l'entretien des lumières des

églises, à des prières mensuelles.

à des aumônes, aux funérailles et

autres objets pieux. 11 recommande

que, lorsque des réunions seront

nécessaires, et qu'un repas devra

s'en suivre, il soit modeste et fru-

gal, et que tout s'y passe en ordre :

des prêtres et des laïques se trou-

vaient réunis dans ces confréries.

Le concile se plaint que des femmes parlent des choses publiques dans des assemblées publiques, et défend, en conséquence, que les religieuses et les veuves aillent dans ces assemblées , sinon avec la permission de leur évêque, et pour leurs affaires, ou mandées par lui.

Le concile recommande aux cvêques et aux prêtres de s'efforcer d'abolir les superstitions

payennes,

Port, dans le

4 évoques,

Ce concile ordonna à

INîmois.

8 ecclésiastiques.

l'évêquc de Maguelone de rendre à l'église de

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