livre du sixième concile
de Paris.
Crémieu , clans le Lyonnais.
Agobard , arclievéque (le Lyon, et Bernard,évcquedeVienne, avaient été déposés par le concile de Thionville pour avoirdéposéLouis le Débonnaire. Ce concile fut rassemblé pour juger leur cause, mais ne put rien faire à cause de leur absence.
Ils rentrèrent en grâce dans la suite.
Chàlons.
Cette assemblée régla les affaires de l'Église et de l'État.
Il y eut en 841, à Ingelheim,une assemblée où se trouvaient 20 évèques et beaucoup de clergé ; elle rendit, par Tordre de Lothaire , alors empereur, à Ebbon, le siégede Rheims, dont il avait été dépossédé.
Auxerre.
20 évèques, 4 abbés.
Cette assemblée ordonna un jeûne de trois jours, à l'occasion de la bataille qui venait d'avoir lieu à Fontenav.
Bourges.
Ce concile, tenu par les partisans de Charles le Chauve, approuva la déposition d'Ebbon.
Toulouse.
Il ne reste de cette assemblée que des capitulaires de Charles le Chauve. On s'apercevra facilement qu'ils ont été donnés à la sollicitation des simples prêtres; ils ne le sont
Que les évèques ne prennent pas mal lorsque les prêtres réclament par-devant le roi ; qu'ils n'exigent pas une trop forte protestation des prêtres : qu'ils ne l'exigent pas quand ils ne font pas la visite de leur diocèse, et qu'ils ne l'exigent qu'une fois, lorsqu'ils le visitent deux fois : qu'ils ne divisent pas
qu'en attendant un
concile général.
les paroisses pour recevoir le double; qu'ils ne contraignent pas les prêtres à se rendre plus de deux fois par an aux conciles.
Coulaine.
Cette assemblée fut tenue par Charles le Ghauve; les capitulaires qui en restent recommandent l'observation des devoirs envers Dieu et la puissance royale; ils n'offrent rien de curieux.
.Loire, dans l'Anjou.
Les canons de ce concile sont dans le sens des précédents ; il paraît qu'ils se rapportent à la rébellion du comte Lambert.
Thionville.
Cette assemblée fut présidée par Drogon ,
Qu'on ordonne des évèques pour les sièges vacants, et que ceux qui
ÉCLAIRCISSEMENTS ET TABLEAUX HISTORIQUES
LIEC.
Vern.
ASSISTANTS
Beauvais.
Meaus.
Vannes.
ou
Paris.
20 évoques ,
5 abbés.
OBJET DU CONCILE
CANONS
c'vêque de Metz ; elle ~^se tint au lieu dit du Jugement; les trois fils de Louis le Débonnaire firent la paix, et convinrent de plusieurf capitulaires qui avaient pour objet de remettre un peu en ordre les affaires de l'Eglise.
Ce concile a à peu près le même but que le précédent ; il fut présidé par Ebroïn , évéque de Poitiers.
Ce concile fut tenu par Charles le Chauve et ses évéques; il est dans le même but que les deux autres.
Ce concile rappela et confirma les canons des conciles précédents; il enfituD grand nombre, dont beaucoup répètent d'anciennes dispositions : tous sont dans le même esprit que les trois conciles précédents, la réforme ecclésiastique et la restitution des biens et des immunités.
Noménoé , prince de Bretagne, après avoir chassé plusieurs évéques, en avoir nommé d'autres , avoir augmenté le nombre des sièges , rassembla les évêques de sa façon, et se fît couronner roi.
Ce concile interdit à EbboD l'entrée du dio-
ont été privés des leurs les reprennent.
Que l'on confie à des personnes religieuses, hommes et femmes, les monastères confiés à des laïques.
Qu'on n'envaliisse pas les biens ecclésiastiques.
Que l'on envoie des personnes qui châtient les contempteurs des lois divines et humaines ; des hommes religieux qui visitent les monastères pour s'enquérir du relâchement de la discipline, qu'on renvoie à leurs églises et à leurs couvents les clercs et les moines déserteurs; qu'on rende les biens ecclésiastiques ; que les églises soient pourvues de pasteurs.
Que les évéques qui ne vont pas à la guerre, soit par faiblesse de corps, soit par l'indulgence du roi, confient leurs hommes à l'un de leurs fidèles, pour que le service militaire n'en souffre pas.
Que les rois et les princes ne séjournent pas longtemps chez les évêques; qu'ils ne s'opposent pas à la tenue des conciles provinciaux.
Qu'on n'adopteaucune,nouveauté dans l'explication des Ecritures.
Que les évêques aient quelqu'un pour instruire les prêtresdes campagnes.
Que les laïques n'emploient pas au soin de leurs fermes les prêtres de leur église.
Que le roi ne prenne point de chanoines à son service sans le consentement de l'évêque.
Qu'on n'exige pas des prêtres de tributs illicites sur les dîmes et les biens de l'Eglise.
Que le prince donne aux cvèquès des pouvoirs signés de son
DATE
plutôt
ASSISTANTS
Mayence.
Mayence.
Lyon.
Limoges.
Chartres.
Kiersy.
Paris (selon
quelques-uns,
Tours. )
Moret.
Soissons.
Mayence.
Sens, date incertaine.
Sens.
13 évèques,
beaucoup de
clergé.
16 évèques,
3 abi)és,
beaucoup de
clergé.
22 évèques.
13 évèques ,
2 abbés.
OBJET DU CONCILE
CANONS
cèse de Rlicims, jusqu'à ce qu'il se fût soumis à son jugement, dont s'occupait le pape. On termina ce qu'on n'avait pu finir au concile de Meaux.
Raban , archevêque de Mayence , tint ce concile avec sessulFragants et leur clergé ; le concile s'occupa de discipline, et réclama les droits et immunités de l'Eglise. Il condamna une prophétesse, nommée Thiota, qui annonçait la fin du monde et rabaissait l'ordre ecclésiastique.
Ce concile condamna le moine Gottschalk , qui soutenait la doctrine de la prédestination ; Raban présidait au concile; Gottschalk fut renvoyé à Hincmar, archevêque de Rheims et le sien.
Ce concile s'occupa del'affalred'un prêtre, nomméGoldegaire; elle n'offre aucun intérêt.
Ce concile accorda la demande des chanoines de l'église deSaint-Martin , qui désiraient être faits moines. L'évêque de Limoges n'y consentit qu'avec peine.
Charles, frère dePepin , roi d'.\quitaine , demanda et reçut dans ce concile la tonsure, Ce concile condamna de nou veauGottschalk, le fit battre de verges et mettre en prison.
Ce concile fut tenu à l'invitation de Lantrann , archevêque de Tours, au sujet de Noménoé , et lui adressa une lettre de reproches, où il le menaça ^de l'excommunication.
Pépin, roi d'Aquitaine, fut, dans ce concile, dépouillé de sa couronne et tonsuré.
Ce concile confirma les privilèges du monastère de Saint-Remi.
Ce concile se refusa à sacrer évèque de
sceau ; enfin que, lorsqu'ils auront besoin du secours de l'autorité civile, ils puissent accomplir leur divin ministère.
Que les chapelles royales ne soient plus confiées à des laïques , mais à des ecclésiastiques.
Qu'on n'impose point de pénitence aux mourants, mais qu'on se contente de leur confession, des aumônes et des prières de leurs amis , et qu'on leur donne le viatique et qu'on prie pour eux; s'ils guérissent, ils seront soumis à la pénitence.
Le concile accorde l'enterrement chrétien et les prières de l'Eglise aux criminels exécutés, après s'être confessés.
ÉCLAIRCISSEMENTS ET TABLEAUX HISTORIQUES
Soissons.
Kiersy,
Vermerie.
Valence.
ASSISTANTS
27 évèques,
6 abhés,
beaucoup de
clergé.
Kiersy.
65, Mayence.
Kiersy.
Soissons.
22 évêques.
18 évêques,
beaucoup de
clergé.
L'archevêque de Rouen cl ses suffragants; les sufFragaiits de Rheiins.
OBJET DU COACILE.
Chartres , Burchard , recommandé par Charles le Chauve, mais qui en était indigne.
Ce concile admit Burchard à l'épiscopat ; il s'occupa de pourvoir aux besoins de plusieurs églises, de quelques points de discipline générale et des ordinations faites par Ebbon , prédécesseur d'Hincmar, à Rheims ; elles furent annulées. Charles le Chauve consulta le concile sur les instructions qu'il donnerait à ses envoyés ; elles furent approuvées.
Ce concile fit quatre canons contre Gottschalk , et excommunia de nouveau un seigneur, nommé Fulcre, qui avait quitté sa femme pour en épouser une autre.
Ce concile pourvut aux affaires de plusieurs églises.
Ce concile fit plusieurs canons sur la prédestination, sur des intérêts particuliers, et des objets de discipline.
11 futfavorableàGottschalk.
Ce concile fut tenu pour la réforme ecclésiastique, et convoqué par Ciiarles le Chauve.
On traita dans ce concile des questions de droit ecclésiastique.
Ce concile adressa à Louis le Gerniani.que, qui envahissait lesE ta ts de Charles le Chauve, une lettre d'avis et de reproches.
Ce concile fut tenu par l'ordre de Louis le Germanique, venu en Gaule les armes à la main.
CAIÏO.\S.
Instructions de Charles le Chauve.
Que nos envoyés prennent garde si les seigneurs prennent mal quand les évêques ou leurs serviteurs frappent de verges leurs serfs pour les corriger; qu'ils sachent qu'alors ils seront soumis à notre ban et à un rigoureux châtiment.
Que nos fidèles sachent que nous avons accordé au synode que ce que nous agrions accordé, sur les biens de l'Eglise, à une demande déraisonnable, fût-ce à un évêque ou à un abbé, n'aura aucune valeur; qu'on se garde donc de telles demandes.
Que les évêques prennent garde de ne pas ordonner des personnes indignes du ministère.
Le concile blâme la coutume du serment dans les jugements, parce qu'elle entraîne nécessairement un parjure. II blâme aussi le combat judiciaire et refuse à celui qui y succombe la sépulture chrétienne.
Il recommande d'ériger des écoles des sciences divines et humaines et de chant ecclésiastique, parce que la longue interruption des études, l'ignorance de la foi, et le manque de toute science ont envahi beaucoup d'églises de Dieu.
Qu'il n'y ail rien de rcpréhensible dans le service des prêtres envers les évêques.
Metz.
Langies.
Langres.
Toul.
ASSISTANTS
Aix-la- Chapelle.
Id.
Coblentz.
Toul ou Savonières.
Toul ou Tusey.
Soissons.
Sens.
Aix-la- Chapelle.
Sablonicres.
Pitres.
6 évèqiies,
5 archevêques.
2 archevêques, plusieurs évoques.
8 évêques.
Les évêques île 12 provinces.
7 évêques.
2 abbés ,
beaucoup de
laïques.
40 évêques de
14 provinces.
OB.fET DU CONCILE.
évêques.
ô7 évêques , 11 abbés, plusieurs ecclésiastiques.
Ce concile s'occupa des querelles de Louis et de Charles.
Ce concile s'occupa de la paix entre Louis et Charles ; des plaintes de Charles contre plusieurs évêques ; des évêques Bretons et de quelques points de discipline.
Ces deux conciles furent tenus pour le divorce de Lothaireetde Teutberge, à un mois dedistance; ils prononcèrent le divorce.
Ce concile s'occupa delà paix entre les rois; ils y firent un traité.
Ce concile fit des canons de discipline qui n'ont rien de neuf.
Ce concile s'occupa de Tafi^aire d'Ingeltrude, femme du comte Boson , qui l'avait quitté.
Hincmar fit excommunier, dansée synode provincial , Rothade , évêque de Soissons.
On ne sait pas précisément où se tint ce concile , qui déposa Hériman , évêque de Nevers.
Ce concile permit à Lothaire II d'épouser une autre femme que Teutberge.
Ce concile s'occupa de l'accusation portée contre Lothaire H , de protéger Ingeltrude et .ludith, fille de Charles le Chauve, qui, sans son aveu, avait épousé le comte Baudouin.
Ce concile confirma les privilèges de plusieurs monastères , et prit plusieurs dispositions pour r.établir l'ordre dans l'Elat et l'Estlise.
Ce concile fit seize canons qui furent confirmés au concile de Toul ou Savonières, et qui ne se trouvent que là. Les six premiers confirment les canons du concile de Valence en faveur de Gottschalk. Le douzième canon recommande que chaque congrégation ait un supérieur de son ordre.
ÉCLAIRCISSEMENTS ET TABLEAUX HISTORIQLiES.
DATE
LIEO.
ASSISTANTS
OBJET DU CO:\CILE
CANOSS.
Soissons.
Ce concile s'occupa de l'affaire de Judith.
Soissons.
Ce concile s'occupa de l'affaire de Rotliade .
qui, dans le concile de Pitres, avait appelé au pape; il fnt déposé.
Senlis.
Selon Pagi , ce concile est le même que le précédent.
Metz.
Ce concile, composé des évêques du royaume de Lothaire , approuva son divorce; le pape cassa le jugement et excommunia les évêques.
Lieu incertain en Aquitaine.
Ce cpncile excommunia Etienne, comte d'Auvergne; il <^ut tenu par ordre du pape Nicolas, qui y avait des légats.
Vermerie.
Ce concile s'occupa de l'abbaye de Saint- Calès, que l'évêque du Mans réclamait sous sa juridiction ; il donna gain de cause à l'abbaye.
Soissons.
35 évêques.
Ce concile fut tenu par l'ordre du pape Nicolas, qui, après avoir fait ordonner qu'on rendit à Rothade son évêché,voulaiten faire autant pour Wulfade et les clercs ordonnés par Ebbon depuis sa déposition et déposés par Hincmar ; on fit ce qu'il désirait.
Troyes.
20 évè(^ues de 6 provinces.
Hincmar fut attaqué dans ce concile par des évêques qui voulaient plaire au roi ; cependant il finit par l'emporter, et fit rendre compte au papedetout ce qui s'était passé , ainsi qu'il l'avait ordonné.
Le pape Adrien écrivit à ce concile pour recommander qu'on ne consacrât évêques que ceux qu'aurait nommés l'empereur ; les évêques s'y refusèrent.
Ce concile s'occupa de discipline.
Eveques
Lieu incertain.
de Gaule
et de
Bourgogne.
Worms.
Vermerie.
29 évêques.
Hincmar, évcque de
Laon et neveu dHiuc-
LIEU
ASSISTANTS
Metz.
Pitres.
Attigny.
Cologne.
Douzy-lesPrés.
Chàlons.
Cologne.
Sentis.
Doiizy-les-Prés.
Chàlons.
Pontion.
OBJET DU CONCILE
12 évcques.
Evêques de
10 provinces.
22évêq.,8env.
d'évéq., 8 ecclésiastiques.
5 evêques,
1 chorévêque,
beaucoup de
clergé.
11 evêques,
5 prêtres,
1 diacre.
Evêques de deux provinces.
evêques.
2 légats, 5 évoques,
3 abbés.
mar , archevêque de Rheims, accusé devant ce concile, par Charles le Chauve et par son oncle , d'avoir fait des excommunications injustes, manqué à ses serments envers le roi, et privé injustement des clercs de leurs bénéfices, en appela au pape.
Ce concile donna à Charles le Chauve le royaume de son neveu, Lothaire, mort en Italie.
Hincmar, évoque de Laon , accusé de nouveau, en appela encore au pape.
Ce concile traita de la discipline.
Ce concile déposa révêque de Laon.
Ce concile s'occupa d'une discussion de droit entre deux églises de Chàlons.
Ce concile confirma les privilèges accordés aux chanoines de l'église cathédrale de Cologne.
Ce concile, convoqué par Charles le Chauve, dégrada de l'ordre de diacre son fils Carloman.
Ce concile s'occupa des mariages défendus et de l'envahissement des biens ecclésiastiques.
Ce concile confirma le privilège du monastère de Tournus.
Ce concile, tenu peu après le couronnement de Charles le Chauve comme empereur, confirma les actes du concile qu'il avait tenu à Pavie aussitôt après.
Capitulaires du concile de Pontion.
Que la sainte Eglise romaine soit honorée et vénérée de tous comme la mère de toutes les Eglises , et que personne n'ose rien faire avec injustice contre son droit et sa puissance; qu'elle puisse avoir la vigueur convenable, montrer envers l'Eglise universelle une sollicitude pastorale, et invoquer pour tous, par ses saintes prières, l'auteur de toutes choses.
Que respect soit gardé par tous enversie seigneur Jean, notre père spirituel, souverain pontife et pape universel ; que tous reçoivent avec grande vénération les choses que, selon son sacré ministère, il a déci-
ÉCLAIRCISSEMENTS ET TABLEAUX HISTORIQUES
En Neustrie.
Troyes.
ASSISTANTS
Le pape Jean,
29 évéques.
IVIantaille, flans
la Viennoise.
Fimes.
Toulouse.
29 évêques.
Les évêques de
Seplimanie et d'Aquitaine.
OBJET DU CONCILE
Ce concile, présidé par Hincnaar , reçut les plaintes de l'empereur Louis 111 , contre les dévastations que. faisait , dans ses Etats, Hugues, fils de Lothaire 11 et de Waldrade ; le concile menaça Hugues d'excommunication.
Ce concile excommunia, d'après la demande du pape Jean, Lambert, duc de Spolète , Adalbert,Formose, évêque de Porto, et leurs partisans ; il entendit les plaintes d'Hincmar , évcque de Laon, confirma plusieurs privilèges, et fit quelques canons.On y excommunia aussi ceux qui envahissaient les biens des églises.
Le pape y couronna Louis le Bègue.
Ce concile, composé des évéques et des grands du royaume d'Arles, donna à Boson le titre de roi.
Ce concile fut tenu dans l'église de Sainte- Macre , dans un lieu nommé actuellement Fimes, et qui se trouvait entre les d'iocèses de Rheims et de Soissons, in finibus , de là son nom. Le concile s'occupa de discipline et de réformes ecclésiastiques.
Le récit de ce concile se trouve dans la vie de saint Théodard, archevêque de ^arhonni" ; le trouvant curieux comme peinture de mu'urs, nous en ilonnons l'extrait , tout en accordant au P. Labbe
dées dans son autorité apostolique, et qu'on lui rende sur toutes choses l'obéissance qui lui est due.
Que la dignité impériale soit respectée de tous, et que personne ne désobéisse impunément à ce que l'empereur aura ordonné par lettres ou par envoyés.
Les capitulaires portent :
Que les évêques mènent avec leurs clercs la vie canonique; qu'ils traitent les comtes et les vassaux du roi comme des fils, et que ceuxci les honorent comme des pères ; que les évêques aient l'autorité des missi dominici; que les évêques et les comtes, dans leurs tournées, ne se logent pas, à moins d'en être priés , chez les pauvres gens.
ASSISTANTS
que raulhenticité en est douteuse.
a Les Juifs de Toulouse se plaignirent au roi Carloman de Tinjure qu'ils souffraient de l'évèque et du peuple de cette ville, qui , trois fois dans l'année, souffletaient et maltraitaient l'un d'eux.
La chose fut renvoyée à un concile des évcques de Septiinanie et d'Aquitaine. La discussion s'y ouvrit en effet ; les Juifs accusant d'injustice le traitement qu'ils soufifraient , les Chrétiens le traitant de juste châtiment. Alors Théodard, fort jeune encore, avec la permission de l'évèque de Toulouse , prit la parole, et produisit deux actes , l'un de Charlemagne,rautrede Louis le Débonnaire, qui établissaient que les Juifs de Toulouse ayant appelé en France Abdérame, Charlemagne ne leur avait laissé la vie qu'à la condition que le jour de Noël, le Vendredi-Saint et le jour de l'Ascension , l'un d'eux recevrait, devant la porte de l'église , un soufflet de la main d'un notable , et donnerait en offrande trois livres de cire.
» Les évéques ayant entendu ces choses, et étant consultés par le duc, s'écrièrent : « Loin de nous la pensée de nous opposer à cette équitable et raisonnable décision impériale ! «
» La discussion entre Théodard et les Juifs continua et s'échauffa ; lesJuifsy prononcèrent contre Jésus-Christ de tels blasphèmes, que le duc, furieux, les menaça des dernières extrémités ; alors ils se réfugièrent auxgenoux de l'évèque , le suppliant d'obtenir du duc leur pardon , de telle sorte que, restant assujettis au supplice que l'empereur leur avait imposé, ils pussent vivre en paix et sûreté; le duc y consentit après quelque résistance , mais en ajoutant la condition suivante, suggérée par Théodard : que le Juif qui devait être souffleté , avant d'être frappé , dise à haute
CANONS
ÉCLA1RCISSE3IENTS ET TABLEAUX HISTORIQUES.
DATE
LIEU
ASSISTANTS
OBJET DC CONCILE
CANONS
voix devant tout le
monde : « Il est bien
juste que les têtes des
Juifs soient soumises
aux coups des Chré-
tiens, puisque les Juifs
n'ont pas voulu se sou-
mettre à Jésus-Christ
de Nazareth, Dieu des
dieux et Seigneur des
seigneurs. » Si le Juif
s'y refuse, alors il sera
frappé sept fois, afin
que soit accompli ce
qui est écrit dans leur
loi : J'augmenterai vos
peines au septuple, m'é-
levant contre rous. »
Les évêques approu-
vèrent ceci ; le duc l'a-
jouta, et le roi le con-
firma.
Chàlons.
9 évéques, 1 chancelier.
Ce concile confirma les privilèges de plusieurs églises.
Près de Port ,
19 évcqiies.
Théodard, archevê-
rsimes.
que de Narbonne, tint
ce concile contreSelve,
clerc espagnol qui s'é-
tait fait ordonner ar-
chevêque de Tarra-
gone,contreles canons,
et avait ordonné, mal-
gré Théodard, Eumize
pour évoque deGiron-
ne ; tous deux furent
déposés , on leur dé-
chira leurs vêtements
épiscopaux, on leur ôta
du doigt leur anneau,
et on leu r brisa leur bâ-
ton pastoral sur la tête.
Colosne.
5 évêques,
4 abbés , des
clercs, des
laïques.
Ce concile fit plusieurs canons contre ceux qui s'emparaient des biens ecclésiasti-
ques , qui opprimaient
les pauvres et contrac-
taient des mariages dé-
fendus.
Saint-
Evêques et
Ce concile élut, pour
Maurice.
grands.
roi de la Bourgogne Transjurane , et couronna Rodolphe, fils de Conrad II.
Mayence.
Les archevê-
Ce concile fut tenu
Le concile défend qu'à l'avenir
ques de Mayence, de Cologne,
la première année du
les prêtres aient aucune femme
règned'Arnoul,dans le
dans leur maison, même leur pro-
de Trêves , et
but de réformer la dis-
pre sœur, à cause des désordres
leurs sufifra-
cipline et de réparer
qui en résultent.
gants.
les désordres causés
Il défend qu'un clerc d'un ordre
par les invasions des
inférieur accuse un clerc d'un or-
Normands.
dre supérieur au sien ; il règle combien il faut de témoins pour un jugement; pour. un évêque, 72; un prêtre-cardinal, 40; un diacre cardinal de Rome , 26 ; un sousdiacre, un acolyte, 7. Il faut que les témoins soient des gens bien famés, ayant femme et enfants.
Ce canon est pris d'un cODcile de Rome.
Que les témoins aient au moins 14 ans.
ASSISTANTS
OBJET DU CONCILE
CANONS
Metz.
Saint-Jangoul.
Valence.
Worms.
Meliun-sur-
Loire.
Vienne.
Rheims.
Chàlons.
Tiibur.
4 évêques de la première Beli<;ique, 1 abbé, (les clercs, des laïques.
des abbés, 6 comtes.
Evêques et grands du royaume d'Arles.
L'archevêque de Rheims, ses sufFragants, les archevêques de Cologne et de Hambourg; plusieurs évêques voisins.
16 évêques.
Les évêques du
royaume
d'Arles,
2 légats.
évêques.
22 évêques.
Ce concile ordonna unjeiÀnede trois jours, et des prières solennelles , pour obtenir la paix et la retraite des Normands.
Cette asseml)lée(P/acilum ) s'occupa , par l'ordre de la reine Ermengarde , veuve de Boson , d'une plainte des moines de Guiny contre un certain Bernard , qui s'était emparé d'un bien à eux.
Ce concile fit roi , Louis, fils de Boson.
Ce concile s'occupa de la querelle des archevêques de Cologne et de Hambourg , qui se disputaietit l'église de Brème. H fut tenu par l'ordre du pape Formose.
Ce concile décida , d'après la demande de Gautier , archevêque de Sens, que désormais nul ne serait consacré abbé de Saint- Pierre de Sens, s'il n'avait été élu librement par les moines et pris parmi eux.
Foulques, archevêque de Rheims , couronna, dans ce concile, Charlesle Simple, compétiteur d'Eudes.
Ce concile admit à l'épreuve delà communion un moine accusé d'avoir empoisonné l'évêque d'Autun.
Ce concile, compose jjrcsque entièrement d'évêques germains ,
Qu'aucun seigneur ne reçoive rien des dîmes de son église et que le prêtre qui la dessert les ait en entier pour les besoins de l'office divin.
Qu'un prêtre n'ait qu'une église, à moins qu'à la sienne ne soit jointe de toute antiquité une chapelle qu'on n'en peut séparer.
Que les .séculiers qui auraient tué, mutilé, estropié, déshonoré un clerc, fassent pénitence et pensent à s'amender.
Que personne ne s'empare frauduleusement de l'aumône d'un évêque ou d'un prêtre mourant ou malade.
Que les séculiers ne donnent ni ne proposent des églises sans le consentement des évêques dont elles dépendent, et qu'ils n'exigent aucun tribut, sous forme de don, des prêtres, à leur entrée dans les églises ; c^u'ils n'en extorquent par aucune violence.
Que le wehrgeld, donné pour la mort d'un prêtre , soit divisé en trois parts : l'une pour son église,
ÉCLAIRCISSEMENTS ET TABLEAUX HISTORIQUES
DATE
assista:îts.
OBJET DU CONCILE
s'occupa de la réforme ecclésiastique, par ordre du roi Arnoul.