‹ Cours d'histoire naturelle fait en 1772Chapitre 139 sur 201 · FAMILLE DES TEIGNES. — MINELLA · texte numérisé non relu

FAMILLE DES TEIGNES. — MINELLA

suite pendant deux minutes dans une forte lessive de cendres, mêlées d’un peu de chaux vive, pour achever de détruire les insectes qui auraient pu résister à la chaleur, et pour préserver les moissons du noir ou de la carie, qu’on appelle pourri, comme dans certaines provinces comme PAngoumois.

On trouve dans toutes les saisons de l’année, sur les jeunes branches du pin, des galles ovoides d’un pouce environ, blanc sale d’abord, mais brunes en vieillissant, de substance résineuse, soluble dans l'esprit de vin, qui contiennent chacune une petite chenille (minella) qui se nourrit au-dessous de la substance ligneuse de la branche. Cette chenille résiste donc à l’odeur de cette résine pendant que toute autre chenille en périt au bout de deux ou trois minutes.

15° Famizze. LES TEIGNES, TINEÆ.

Les insectes de cette famille se reconnaissent à ce que leur chenille, qui a seize pattes, est {oujours enfermée dans un fourreau qu’elle porte avec elle.

On peut les diviser en six genres qui comprennent : 4° la teigne aquatique, tinala ; 2 la teigne des feuilles, tinderma ; 9° la teigne des murs, tinala ; 4° la teigne cartonnière, fincarta ; 5° la teigne des habits, finea; 6° la tessephore, ou teigne couverte des fragments de plantes.

La TEIGNE DES MURS, finala, qui se forme un fourreau conique des grains qu’elle détache des pierres, se trouve communément sur les murs de pierres calcaires, et même de laves exposés au midi, surtout le long du petit mur de la terrasse des Tuileries, du côté du manége, où sont plantés des jasmins.

La chenille qui est dans ces fourreaux vit des lichens qui croissent sur ces murs.

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