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FAM. DES DEMI-ARPENTEUSES. — LONGARPA

tobre dans ces mines et avec leurs coques, ne se métamorphosent qu’au printemps, c’est-à-dire en avril et mai, en papillons dont les œufs éclosent aussitôt et donnent, en juillet et août, de semblables papillons dont on trouve les chenilles en septembre et les coques en octobre.

Le Loxcarpa, Ad. Nous appelons ainsi les chenilles mineuses en long ou en galeries, qui ne diffèrent des mineuses en grand que par la forme de leur mine et parce qu’elles sortent de cette mine pour faire leur coque dans les fentes des écorces ou dans la terre.

La deuxième section des demi-arpenteuses comprend trois genres, dont les chenilles ont quatorze pattes disposées de manière que c’est la paire du septième anneau qui leur manque ; ces genres sont : la phalène à bec en cornes du bouillon-blanc, Réaum., naroula: la phalène à bec en bécasse , Réaum., nasutarpa, Ad., et le {ectarpa.

La troisième section ne comprend qu’un genre qui est le lambda ; il n’a que douze pattes.

À la fin d'avril, et plus communément au mois de mai, le papillon LAmBbA commence à sortir de sa coque; il est long d'un pouce, cendré roux, marqué sur chacune des deux ailes supérieures d’une tache dorée faite en Y, ou plutôt en », qui lui a valu son nom. Il à les antennes sétacées, les ailes en toit écrasé, et une trompe égale à son corps, à deux lames, avec laquelle il pompe continuellement le suc mielleux des fleurs en voltigeant et planant comme les sphinx, sans se reposer ; quoique ce soit une phalène ou un papillon de nuit, on le voit voler souvent ainsi pendant le jour.

s’accouple en mai et pond aussitôt ses œufs séparément sur les plantes potagères, et surtout sur les feuilles du chou, sur la laitue, le tabac, le chanvre, les pois, les haricots, etc.

La chenille qui en sort peu de jours après est verte,

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C’est à tort qu’on l’a confondue jusqu'ici avec les arpenteuses ; elle ne peut être placée que parmi les demi-arpenteuses, puisqu'elle a douze pattes, et que sa marche n’est pas aussi marquée en anneau que dans les vraies arpenteuses. C’est la seule chenille connue qui n'ait que douze pattes ; celles qui lui manquent sont les deux paires du septième et du huitième anneau.

En juillet, c’est-à-dire au bout de deux mois ou deux mois et demi, elle se file, sous les feuilles qu’elle plie, une coque horizontale d’un tissu très-mince et transparent dans laquelle elle se métamorphose en chrysalide, pour en sortir eu papillon le vingtième jour, vers la fin de juillet ou au commencement d'août; ce papillon s’accouple aussitôt et pond ses œufs dont il éclôt dans le même mois des chenilles qui font en octobre leur coque sous terre, pour devenir papillon au mois d'avril ou de mai suivant.

Ce fut la chenille de ce papillon qui causa tant de ravages, en 1755, dans les plantes potagères des environs de Paris et de plusieurs provinces de la France ; jamais on ne les avait vuesqu'en petit nombre dans les campagnes et vers les lisières des bois, mais cette année elles multiplièrent comme un fléau; elles ne laissérent que les tiges aux légumes des environs de Paris; quelques avoines furent endommagées, mais heureusement elles ne touchèrent point au froment ni aux seigles. En Alsace, des champs, qu’on voyait le matin couverts de belles et larges feuilles de tabac, étaient entièrement dépouillés le soir. Ce fléau se fit sentir pendant un mois, après quoi les chenilles filèrent leurs coques et se changérent en papillons qui périrent aux approches de l'hiver.

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