FAM. DES DEMI-ARPENTEUSES, — CROSSARPA
dificilement de leurs étuis; comme ces parties deviennent superflues à la chrysalide, ie papillon qui en provient n’est pas mutilé.
En juillet et août elles se filent ou plutôt se mastiquent sur le tronc du saule une coque horizontale, formée pour la plus grande partie de la ràäpure de son écorce. Lorsqu'on fa met dans une boite de bois ou de carion, elle ronge de même la boite ou le carton, parce que n'ayant pas de soie, mais une matière propre à mastiquer, il lui faut des matières solides, avec lesquelles elle se forme une coque de bois trèsdure; c’est dans ce tombeau qu’elle devient chrysalide et et passe ainsi lhiver pour se métamorphoser en papillon au mois d'avril ou mai suivant.
L'ÉRUCARANEA, la chenille araignée du charme es du noiselier est plus rare, et singulière seulement par la longueur de ses paltes d’araignée, par ses deux queues simples el par son attitude, qui est telle que sa tête et sa queue sont relevées en Pair.
18° Fame. LES DEMI-ARPENTEUSES , SEMI-GEOMETRÆX.
Cette famille prend son nom des chenilles qui la composent et qui n’ont que douze ou quatorze pattes, et qui forment neuf genres qu’on peut partager en trois sections.
La première section est de cinq genres à quatorze pales, disposées de manière que c’est la paire du dixième anneau qui leur manque. Elle comprend :
iv Les leignes à fourreau en crosse.
2° Les teignes mineus”s des feuilles,
3° Les minarpes ou les chenilles mineuses en grand,
Les chenilles mineuses en galerie, longarpa.
> Les cheniiles rouleuses des feuilles.
Le crossaRPA ou teigue à fourreau en crosse recouvert
d’un manteau du chêne, fait son fourreau, non pas de feuilles, mais tout de soie brune très-solide et semblable à un tuyau de feuilles , le bout supérieur ou la queue en est contourné en crosse et recouvert d’une peau de soie, semblable à un manteau, comme formé de deux coquilles attachées simplement, pendantes au haut de la crosse , sans être appliquées contre le fourreau ; le tissu de ces deux coquilles est de soie et comme composé d’écailles imbriquées comme celles des poissons, argentines et luisantes.
Lorsque ce fourreau devient trop étroit, la chenille le fend pour l’élargir comme font les teignes de Ia laine.
C’est en avril et mai que ces fourreaux donnent de petits papillons blancs argentins, qui s’accouplent et pondent sous les feuilles du chêne cinq à six œufs qui éclosent peu après.
Les petites chenilles, après s’être fait d’abord un fourreau, font un trou circulaire dans les feuilles dont elles minent le parenchyme qui est entre les deux épidermes, comme Ja teigne des feuilles.
Elles sont parvenues à toute leur grandeur au bout de deux mois, c’est-à-dire vers le mois de juillet, où elles fixent leur fourreau verticalement sur le dessus des feuilles pour devenir chrysalides; à la fin de juillet ou en août, elles se métamorphosent en papillons qui pondent des œufs dont les chenilles passent l'hiver dans leurs fourreaux pour devenir papillons en avril et mai suivants.
Le mixarpa. Jusqu'ici nous n’avons parlé que des teignes mineuses; les minarpes dont il est ici question, sont des chenilles à quatorze pattes qui sont nues, sans fourreau, et qui minent les feuilles entre leurs deux épidermes pour s’en nourrir. Celles qui minent en grand font communément leur coque dans la mine même où elles deviennent papillons.
Il y a apparence que ces insectes font deux générations par an, car les chenilles qu'on trouve en septembre et oc—