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FAMILLE DES CRABES. — CRABE

Il vit de vers, de coquillages et de cadavres de poissons.

La femelle à la queue plus large que le mâle, et y porte ses œufs attachés à ses dix appendices en grappes de raisin.

Dans le temps de laccouplement les mâles se battent entre eux pour les femelles.

Lorsque les pêcheurs les ont pris, ils lient étroitement leurs forces ou leurs tenailles pour les porter entiers dans un sac au marché, afin qu’ils ne se mutilent pas comme il leur est ordinaire.

Leur chair est ferme, mais de bon goût; on préfére leurs œufs, ainsi que le {aumalin, qui est cette substance verdâtre qu’on trouve sous l’écaille du dos et qui sert de sauce pour les manger. Leurs pinces {cancrorum chele, office.) se donnent en poudre comme absorbant dans lhypocondrie.

Le remipes ou crabe à rames aux pieds postérieurs de Cadix et de la Méditerranée, à bout des pinces noires et à test aussi long que large, et à cinq dentelures aiguës de chaque côté, est meilleur à manger que le précédent et presque aussi bon qne le koti du Sénégal.

Le toulourou ou crabe de terre, crabe des palétuviers , est rouge ou violet, grand de cinq à six pouces, avec des pinces aussi longues.

Il est commun au Sénégal, dans les terres voisines des eaux salées de la mer; il y creuse des terriers qui vont jusqu'à l’eau qui filtre à travers les sables. Iis y entrent de côté.

Lorsqu'on poursuit ces animaux, ils frappent leurs mordants pour épouvanter par le bruit qu’ils font.

On ne les mange point.

Le maia ou crabe araignée de la grande espèce est commun dans POcéan européen ainsi que la petite espèce. Il est ovoide, un peu plus long que large, hérissé d’épines simples plus nombreuses que dans l’espèce du Sénégal, qui les

a doubles et qui en a quatre entre les yeux, tandis que celle de l’Europe n’en a que deux.

L’Héracloticus ou crabe honteux, ainsi appelé parce que ses mordants, qui sont très-larges, courts, triangulaires, sont appliqués sous le ventre comme pour le cacher.

4% Famizze. LES SCOLOPENDRES , SCOLOPENDRZÆ.

Les animaux qui composent cette famille se reconnaissent à ce que leur tête est distincte du corselet et du ventre. Je les divise en vingt et un genres, savoir :

1° Le caxarpa des Canaries ; 12° La MALFAISANTE, Mmalmala, Ad.: 2° Le vissor, forbicina, Aldrowv.; 13° Le BoLONuUS, Ad.; 3° Le LEPISMA, Ad.; 14° L’oxomarus, Ad,; 4° Le PoDURE, podura, Linn.; 15° Le CLOPORTE, oniscus, Ad., 5 Le pou nEs L1VRES, biblinnus, 16° L’AsELLE, asellus d’Ad.;

Ad. ; 17° Le DÉCAMARUS, Ad.; 6° Le pou, pediculus ; 18° Le pou PE MER, Culio, Vet.; 1° Le MORPION, MOrpi0 : 19° Le SsELIANA, Ad., ver luisant, 8° L’IULE, éulus ; godehue ; 9e Le Tucos, Plin.; 20° Le SALTILLA, Ad.; 10° La GEER, geera, Ad.; 21° L’ECHARDE, orepilus, Ad. 11° La SCOLOPENDRE, scolopendra,

Aldrov.;

Le pou, pediculus, est un genre de scolopendre facile à reconnaitre par ses six pieds à cinq articulations et deux ongles, par ses antennes cylindriques à quatre et sept articulations, et par sa trompe en aiguillon de trois articulations.

J'en connais plus de trente espèces dont les uns vivent sur Phomme, d’autres sur les quadrupèdes, d’autres sur les OISeaux.

Le pou humain , pediculus, a le corps ovoide, déprimé, composé de douze à quatorze articles. C’est un animal hermaphrodite ou qui n’a qu’un sexe, de sorte que tous les individus sont féconds.

AM. DES SCO LOPENDRES. — POU , SCOLOPENDRE. 227

Il est ovipare, à deux ovaires; Swammerdam dit avoir trouvé dans un seul ovaire cinquante-quatre œufs de différentes grandeurs.

Son œuf, qui s'appelle lende, est cylindrique, oblong, tronqué par un bout qui est recouvert par une espèce de couvercle que le petit ouvre pour éclore.

Peu après que le petit est sorti de l’œuf il change de peau plusieurs fois, à mesure qu’il prend de l'accroissement, et peu après il est en état d’engendrer, d’où il arrive qu’il multiplie beaucoup en peu de temps.

Le pou s'attache à toutes les parties de la peau de l’homme, mais particulièrement à la tête, et surtout aux enfants et aux personnes malpropres qui changent rarement de linge et qui vivent trop rapprochés les uns des autres, comme les pauvres mendiants, les soldats et les matelots.

Oviédo dit que les habitants des tropiques n’en ont point et que les matelots les plus malpropres n’en ont plus tant qu’ils sont par ces latitudes, et que dès qu’ils arrivent au delà des tropiques ils les reprennent.

Pour détruire ces animaux il faut se frotter le corps de mercure, de vinaigre ou de soufre, ou de poudre de staphisaigre, de tabac. |

On sait que quelques habitants au delà des tropiques et des Hottentots sont phtheirophages et mangent les poux aussi bien que les singes.

La médecine les emploie comme apéritifs; elle en fait avaler à jeun cinq à six dans un œuf mollet pour la jaunisse. On en introduit un vivant dans l’urètre des enfants nouveau-nés qui ont des suppressions d'urine ; le chatouillement qu’il excite sur le canal oblige le sphincter à se relâcher et à laisser couler l’urine.

Les quadrupèdes, les oiseaux ont aussi leurs poux.

Les plus grands se trouvent sur les oiseaux; ils ont environ quatre lignes de longueur.

Le morpion, morpio, Merrat., forme un genre différent de celui du pou, en ce que: 1° ses antennes n’ont que quatre articles; 2° ses pieds n’ont que cinq articles y compris longle qui est simple; 3° son corps est plus arrondi, comme carré, semblable à celui d’un crabe.

Le morpion, morpio, Merrat., pediculus, Féron., pediculus inguinalis, Petiv., se trouve communément sur la peau des personnes malpropres, surtout entre les poils du pubis et des aines, c’est-à-dire des parties naturelles de Phomme et de la femme, et quelquefois aux aisselles et aux sourcils.” Il s’y tient si fort cramponné qu’on a peine à le détacher; sa piqûre cause des rougeurs et des démangeaisons dans ces parties.

On le détruit totalement avec l’onguent merceuriel.

La SCOLOPENDRE, scolopendra, Aldrov., diffère du genre de l’iule en ce que : 1° son corps est aplati; 2° ses antennes sont sétacées de douze à quarante articles ; 3° ses pieds, au nombre de vingt-huit à deux cents, ont chacun six articulations l’ongle v compris ; 4° outreses mâchoires horizontales, elle à sous la tête deux pinces à trois articulations, percées au bout comme celles de lParaignée.

Il yen a au moins cinq espèces, qui sont :

1° À La grande du Sénégal et des Tropiques, longue de 5 à 6 pouces, s

à 42 pattes et antennes de 12 articula‘ions.

2° B La çourte de France. Gcoff., longue de 1 pouce, 28 à 32 pattes, antennes de 41 articulations.

3040 — 314 p. 42 patt., ant. 17 — 4° D La luisante, Geoff.. 2 p. 110 — 14 — 595 — — 152 — 13 —

La luisante est commune dans les jardins, où elle terre, dans les gerçures, les crevasses; on ne la voit guère de jour à moins qu’on ne bêche et qu’on ne retourne la terre ;

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