‹ Cours d'histoire naturelle fait en 1772Chapitre 94 sur 201 · GÉNÉRALITÉS SUR LES INSECTES. — PATTES · texte numérisé non relu

GÉNÉRALITÉS SUR LES INSECTES. — PATTES

ques auteurs; nous avons remarqué que la plupart s’en servent comme de baguettes de tambour pour occasionner un bruissement en frappant soit sur le cuilleron, qui leur sert de timbre ou de tambour, soit sur leurs ailes. Le cousin n’a point de cuilleron, mais seulement les balanciers, et fait en volant un bourdonrement des plus grands pour sa taille.

Les ailes sont attachées à la partie postérieure du corselet dans les mouches à deux et à quatre ailes, et à la partie antérieure du ventre, dans les scarabées ou les coléoptères, les sauterelles, les cigales et les punaises.

Mais leur plan de position, relativement à celui du corps, varie beaucoup ; 1° elles sont couchées côte à côte ou horizontalement et parallèlement au corps et entre elles dans les mouches.

2° Elles sont couchées côte à côte, mais inclinées en toit dans nombre de genres de la famille (6) des cigales, comme le figiptes, etc.

5° Elles sont couchées côte à côte, mais relevées droites, comme dans les pucerons et les papillons.

4 Elles sont croisées et couchées l’une sur Pautre dans les punaises.

Le nombre des pattes de tous les insectes est constamment de six ; mais M. Geoffroy n’en donne que quatre au népalis, en assurant, tome 1, p. 480, que ses deux pattes de devant, qu'il dit être attachées à la tête et non au corselet, sont de vraies antennes, aimant mieux ôter à cet insecte deux pattes pour lui donner deux antennes à la place de celles qu’il n’a pu lui trouver, à cause de leur extrême finesse.

Ces six pattes des insectes forment trois paires, qui partent du corselet dans les mouches à deux ou quatre ailes, de manière que la première paire est attachée sous son premier anneau, et les deux autres sous les deux ou trois autres anneaux. Dans les scarabées, la première paire est atta-

chée sous la partie postérieure du corselet, et les deux autres paires ont leur insertion à la partie antérieure du ventre près du corselet, laquelle est composée des deux articles du corselet, qui forment chez eux l’écusson.

Les pattes sont communément composées de trois parties, dont la première, qu’on peut appeler cuisse, naît du corps de l’insecte et est ordinairement la plus grosse ; la seconde ou la jambe, qui est jointe immédiatement à la cuisse et souvent plus longue et plus menue; vient ensuite la troisième, qui termine la patte et qui est composée de plusieurs anneaux ou articulations jointes bout à bout, et qu’on peut appeler le 1arse ou le pied. Le nombre de ces tarses varie depuis un jusqu’à cinq, suivant les genres, et sert à multiplier et assouplir les mouvements de la patte des insectes, à peu près comme le grand nombre des os qui composent le tarse des quadrupèdes, des oiseaux, etc.

Le dernier de ces articles est différent des autres daris le plus grand nombre des insectes. Il semble même destiné à servir de pédicule aux ongles qui terminent leurs pattes. Nous lui donnions même autrefois ce nom, mais pour abréger dans la désignation des caractères, nous le confondrons numériquement avec les autres articles.

Le pédicule est terminé par des ongles ou griffes crochus, au nombre de deux à six, qui servent à cramponner l’insecte, de même que certaines petites brosses ou pelotes spongieuses susceptibles de gonflement ou de contraction, qui garnissent le dessous du tarse de quelques-uns, et dont l'application peut être intime et immédiate contre la surface des corps les plus lisses et les plus polis, les soutient dans des positions où ils paraissent devoir tomber; telles sont la plupart des mouches. Ces ongles et ces crochets semblent manquer entièrement aux deux pattes de devant des papillons, qui ne marchent que sur les quatre pattes postérieures.

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