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(99 ) dans le bassin. On pourra faire passer ainsi successivement plusieurs eaux dans le fumier pour en soutirer tous les sucs propres à la végétation.
Deuxième procédé. On a une ou plusieurs futailles qu’on emplit, au tiers ou à moitié, de crottins de cheval ou dé bouse de vache, avec un peu de fumier ie plusimprégné d'urine, et on achève d’emplir Îles futailles avec de l’eau ; on remue le tout de temps en temps, et au bout de quinze jours l’eau est faite ; on la tire par un robinet placé au bas de la futaille , ou on la puise par en haut. Elle est excellente:pour faire reverdir les Orangers , rendre la vigueur et la beauté à une infinité de plantes cultivées en vase ou en pleine terre ; mais, je vous le répète, si on arrosait longtemps avec une eau aussi substantielle, les plantes finiraient par en souffrir.
Comme il n’y a rien d’absolu en culture , on doit tirer parti de tout ce qu'on a sous la main : ainsi on pourra mettre en dissolution, de la même manière, une terre quelconque, du terreau, de la poudrette, de la colombine, etc.; Veau s’emparera des parties les plus solubles de ces sub. stances.
Après nous être occupés de l'eau et de ses différentes qualités, je dois attirer immédiatement votre attention sur les arrosements, qui sont certainement l’une des plus importantes de l’horticulture , et celle qui cependant se pratique peut-être le plus néglisemment, et avec une insouciance difficile à eoncevoir dans l’état actuel de nos connaissances.
Quand on considère que, dans les grands établissements tels que celui-ci, il meurt plus de plantes chaque année, pour avoir été trop ou trop peu arrosées, que par toute autre causes on se demande comment il est possible qu’on n'ait pas encore senti la nécessité de ne confier le soin de distribuer l’eau aux plantes qu’au jardinier le plus instruit, le plus expérimenté, qu à celui qui est le plus intéresse à
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leur conservation et à leur prospérité; car, pour s'acquitter convenablement de cette charge , il faut 1° de l’expérience, 2° porter un grand intérêt à la chose, 3° avoir des connaissances physiologiques, et 4° posséder des notions assez étendues de géographie physique.
L'expérience tient lieu, jusqu’à un certain point, de connaissances scientifiques ; mais il faut beaucoup de temps pour l’acquérir, et ce n’est qu’après de nombreuses observations et aux dépens d’un grand nombre de plantes qu’on finit par l’acquérir ; tandis que, si on possédait d’abord les connaissances que je viens de nommer, on agirait de suite par principes, et on ne ferait que peu ou point de bévues.
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