‹ Cours d'horticultureChapitre 37 sur 70 · ÉE RETZ 7 4 SAS RÉEL ER EEE · texte numérisé non relu

ÉE RETZ 7 4 SAS RÉEL ER EEE

ceaux au nombre de déux, trois ou cinq, enveloppées à la base par une gaîne c membraneuse, scarieuse, dont les fibres sont dirigées circulairement, fig. 65 et 66, c ce, où bien par des écailles libres imbriquées, fig. 67, a. On ne trouve que ces deux sortes de gaines dans les Pins d'Europe; mais les Pins étrangers en offrent de différentes. Remarquez, en passant, qu'on n’a encore rencontré de Pins qu'à deux, trois et cinq feuilles, ce qui permet de les diviser en trois groupes pour en faciliter l'étude.

4° Fewille phyllode. Les puristes trouveront sans doute que ces deux noms réunis forment un pléonasme; mais, dans la botanique horticole, la clarté doit passer avant les subtilités de la langue. Depuis l'introduction des Mimoses ou Acacias de la Nouvelle-Hollande dans nos cultures, on a remarqué que presque toutes ces plantes provenant de semis, après avoir produit des feuilles composées dans leur première jeunesse, n’en montraient plusensuite que de simples, la plupart de forme lancéolée, fig. 68, auxquelles les botanistes ont

Fig. 68.

donné le nom de phyllodes : après les avoir examinées, les descripteurs ont cru en donner l’explication en disant que les fibres du pétiole, au lieu de rester en un seul faisceau, s’'écartent progressivement dans leur course, forment une espèce de limbe et se réunissent ensuite également progressivement en arrivant à la fin du pétiole. Cette explication n’est pas tout à fait satisfaisante, car l'examen ne montre pas que les fibres du pétiole d’une phyllode se conduisent autrement que celles de la nervure médiane dans beaucoup d’autres feuilles; elles envoient, comme elles, des nervules pennées dans le limbe, absolument comme le fait la nervure médiane d’une feuille : quoi qu’il en soit, on distingue aisément une phyllode d’une feuille en ce que la première présente toujours un de ses côtés tranchants au ramean qui la porte, tandis que la seconde lui présente toujours sa nervure médiane.

5° Feuille hétérophylle. Voici, messieurs, un exemple qui nousmontreque, si la nature s’écarte quelquefois de son plan au point de nous en faire perdre la trace, elle y revient aussi quelquefois assez pour nous remettre sur la voie. Aïnsi il paraît qu’il est dans son plan que tous les Acacias aient des feuilles composées, et que c’est un écart de sa part chez ceux qui ne montrent que des phyllodes : en effet, dans l’ Acacia heterophylla, fig. 69, se retrouvent des feuilles composées entremèlées de phyllodes , ce qui semble nous montrer que dans cette espèce la nature rentre dans son plan.

G° Feuille d'Oranger. Je mets ici sous vos yeux deux feuilles d'Oranger pour vous montrer que le pétiole de ces feuilles a de grands rapports avec ce que les botanistes nomment phyllode, et que la phyllode ne suit pas d’autre loi dans son développement que celle que suit une feuille simple. Vous voyez d’abord, fig. 70, une feuille de Citronnier ordinaire, dont le pétiole a est à peine marginé sur les côtés. Bans les Orangers, les Bigaradiers, cette marge est plus large , et l’on dit que le pétiole est ailé; dans les Pompo-

Fig. 69.

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léons ou Pamplemousses, il y à des ailes encore plus larges qui forment le cœur, et que plusieurs jardiniers appellent le | cœur de la feuille; enfin, dans l’Oranger des orfévres, Citrus hystriæ, fig. TA, le pétiole a des ailes 4, as larges, qu'il est impossible de leur refuser le nom de limbe où de feuille, d'autant plus que la nervure médiane envoie dans ce limbe des nervules pennées comme en envoie la nervure médiane de la feuille terminale b, b. £e crois donc qu’il faudrait nous accoutumer à dire que dans nos Orangers il y a deux feuilles

Fig. 71.

l’une au bout de l’autre, et que dans la première le limbe avorte souvent plus ou moins, comme dans la fig. 70. Cette manière de considérer la feuille de nos Orangers n’a rien de forcé , puisqu'il en existe des espèces exotiques à feuilles - composées, ce qui pourrait bien rendre fautive l’explication que les botanistes donnent de la formation des phyllodes.

Quoique mon intention soit de vous laisser beaucoup à apprendre par vous-mêmes sur les feuilles, il faut pourtant que je vous en dise encore quelques mots; car il ne vous suffit pas, pour aller plus loin , de savoir qu’elles naissent alternes, opposées, verticillées, sessiles ou pétiolées sur les plantes, il faut aussi que vous sachiez qu'en botanique il est nécessaire de les diviser en feuilles simples et en feuilles composées, et que vous connaissiez les modifications de circonférence des-unes et des autres.

Unefeuille estsimple, quelsquesoientlenombre deseslobes

et la profondeur de ses incisions, quand aucune autre feuille ne s'articule sur elle. Ainsi toutes les feuilles des acotylédons et monocotylédons sont simples ; celles des Fougères, quelque divisées qu'elles paraissent, celles des Palmiers, des Cycas, des Zamias, qui semblent les unes pennées, les autres palmées, digitées, incisées de diverses manières, sont des feuilles simples pour le botaniste , parce que toutes n’ont qu’une seule nervure médiane qui peut se ramifier à l'infini, mais sur :aquelle aucune autre feuille ne vient s’articuler. Voyons d'abord quelques feuilles simples.

Les fig. 54 et 55 montrent des feuilles simples à circonférence entière. La feuille du Comptomia asplemfolia, fig. 72, ainsi que celle du Banksia grands, fig. 73, sont des feuilles

Fig. 73.

Fig. 72.

simples à circonférence 2ncisée; le Salisburia adiantifolia, fig. 74, offre une feuille simple bilobée, à circonférence entière sur les côtés et érodée au sommet; la Passiflora Loudont, fig. 52, présente une feuille simple à trois lobes entiers;

Fig. 74.

enfin la feuille du Melianthus major, fig. 75, est une feuille

simple, quoiqu’elle paraisse pennée avec des folioles dentées en scie, parce que sa nervure médiane n’offre aucune articulation dans ses divisions : cette feuille, trop grande pour être dessinée entière, est coupée en a vers la moitié de sa longueur. Voici maintenant quelques exemples de feuilles composées.

Par l'expression fewlle composée, on entend une feuille formée de plusieurs feuilles distinctes attachées par articulations sur un pétiole commun, lequel peut être simple ou avoir lui-même plusieurs articles, et l'usage est d'appeler foholes les feuilles qui forment une feuille composée ; ainsi la feuille du Noyer, par exemple, est une feuille pennée avec impaire, composée de 5 à 7 folioles. On distingue deux modes de

feuilles composées : dans le premier, toutes les folioles sont placées à l'extrémité du pétiole commun, comme dans le Marronnier, et forment une feuille digitée ou en éventail ; dans le second, les folioles sont placées sur les deux côtés du pétiole commun, comme dans le Robinia, Acacia blanc, et forment une feuille ailée ou pennée avec ou sans impaire.

Dans chacun de ces deux modes, les feuilles peuvent se trouver bicomposées ou tricomposées, comme nous allons le voir.

Dans le premier mode, celui où toutes les folioles sont placées par articulations sur le sommet du pétiole, on trouve d'abord la feuille urfoholée du Citronnier, fig. 70, appelée ainsi par Richard et De Candolle; mais, d’après l'examen de la fig. 71, les feuilles des Orangers passeront probablement dans un mode à créer. Viennentensuiteles feuilles bifohees du genre Bauhima, les feuilles trifoholées du genre Thermopsis, fig. 76, et de beaucoup de Trèfles, d'Oxalis, etc. Quand

Fig. 76.

les folioles, toujours simples, se trouvent en grand nombre au sommet d’un pétiole commun, comme dans le Lupinus polyphyllus, fig. 77, on dit que la feuille est polyfoholée. Je

Fig. 77.

(2gr )

dois vous prévenir que, dans la pratique, on fait ordinairement une ellipse en latin et en français dans ces deux mots composés, et que l’on dit plus souvent wifohée, trifohée, polyfohée, que tmifoliolée, etc., quoique ces expressions ne soient pas exactes. Je n’ai pas d'exemple de feuille bicomposée à vous montrer dans ce mode de feuilles composées ; mais on en trouve un très-beau de feuille tricomposée dans le Cussoma spicata, fig. 78, dont je vous laisse à faire la description.

Fig. 78.

Dans le second mode de feuilles composées, les exemples sont beaucoup plus nombreux que dans le premier, et les

(292) folioles, alternes ou opposées, péfiolulées ou sessiles sur leur pétiole commun, ont toujours une disposition ailée ou distique. Les feuilles les plus simples dans ce mode sont composées de ces deux folioles, comme dans le Lathyrus odoratus, fig. 50, opposées et articulées sur le pétiole commun. Vient ensuite le Pisum sativum, dont la feuille est composée de quatre folioles opposées deux à deux, fig. 79. Si nous

Fig. 79.

passons à la famille des Saxifragées, nous trouvons le Cunona capensis, fig. 80, dont les feuilles sont composées de sept folioles dentées en scie, dont une, au sommet, semble terminer le pétiole. Cette disposition de folioles, en nombre très-variable au-dessus de cinq, est la plus fréquente parmi : les feuilles composées : celle-ci s'appelle feuille pennée avec impare. Les feuilles bicomposées sont moins fréquentes que

( 293 ) , les précédentes; je me contente de vous en présenter un exemple pris sur l’Acacia heterophylla, fig. 69, dont je vous

Fig. 80.

ai déjà parlé. Vous voyez que les pétioles de cette plante, élargis en phyllodes, ne les empèchent pas de devenir feuilles bicomposées ou deux fois ailées sans impaire. Les feuilles tricomposées sont très-rares; mais les feuilles tri, quadriparthtes sont assez fréquentes dans les ombellifères, plus rares ailleurs.

Messieurs, je m’arrète à dessein dans l’énumération du nombre très-considérable de formes et de compositions que présentent les feuilles , afin de vous laisser le plaisir ou la peine, selon la disposition d’esprit de chacun de vous, de les étudier davantage au fur et à mesure que vous en sentirez le besoin. Vous trouverez dans les dictionnaires de botanique une infinité de termes dont je ne vous ai pas parlé; et, ce

( 294 ) qui sera peut-être un embarras pour vous, c’est que ces termes ne sont pas toujours employés dans le même sens par tous les botanistes, et qu’il y en a beaucoup qui sont différents et signifient la même chose.

Des stypules.

Les stipules sont le plus souvent des appendices, des espèces d’oreillettes qui se trouvent à la naissance des feuilles et tiennent de leur nature : quelquefois aussi elles forment gaine autour de la tige; d’autres fois elles remplissent les fonctions de spathe. La présence ou l’absence des stipules aide à caractériser des familles, des genres et des espèces ; elles offrent des grandeurs et des formes très-variées. Les stipules sont pétiolaires quand elles ne tiennent qu’au pétiole, caulinarres lorsqu'elles ne tiennent qu’à la tige; mais bien souvent elles tiennent à l’un et à l’autre en même temps. Quand les stipules ne tiennent qu’au pétiole, comme dans la fig. 57, «, on pourrait dire qu’elles sont une dilatation du pétiole; mais quand elles ont leur origine sur la tige, qu’elles l’embrassent, qu'elles sont axillaires, qu'elles ont des nervures qui ne dépendent pas du pétiole, il est d'autant moins aisé de se fixer sur leur origine, sur leur fonction et sur leur utilité, qu’il y en a de très-petites qui sont caduques et disparaissent peu de jours après leur naissance, et d’autres qui persistent autant et plus longtemps que les feuilles.

Dans la leçon précédente, vous avez dû remarquer les stipules de la Gesse odorante, fig. 50, et des deux Passiflores , fig. 52 et 55, et vous avez vu que celles de la Gesse sont fort différentes de celles des Passiflores. Tout à l'heure vous avez vu, fig. 75, b, la grande stipule en bateau du Melianthus, qui embrasse la tige et adhère au pétiole par le dos; puis celles du Pois cultivé, fig. 79, a a; celles-ci sont géminées, pétiolaires, et se prolongent par en bas en faisant un pli; enfin vous venez de voir dans le Cunonia, fig. 80, deux

( 295 ) grandes stipules ovales a, a, qui ont fait l’office de spathe dans leur jeunesse, en enveloppant les deux jeunes feuilles b, b et les trois pousses €, c, c. Chacune de ces trois pousses porte à son sommet deux stipules plates, unies par les bords, qui s’écarteront en grandissant et laisseront échapper aussi deux feuilles et trois nouvelles pousses comme ont fait leurs devancières. Cet exemple de stipules dites extrafohiaires par Jussieu ne se rencontre que dans le genre Cunoma. Dans le genre Thermopsis, fig. 76, les deux stipules a sont caulinaires, soudées ensemble d’un côté, ayant chacune une nervure médiane et des nervules pennées comme une véritable feuille. Dans le Polygonum orientale, fig. 81, a, la stipule

Fig. 81. Fig. 82.

aus

est pétioiaire, caulinaire, axillaire, en même temps entière, engainant la tige et s’élargissant en manchette au sommet. Dans le Ficus elastica, fig. 82, les stipules sont axillaires, engainantes, torses en spirale, très-grandes, enveloppant entièrement la jeune pousse. Le Magnolia yulan offre aussi une stipule axillaire, épaisse, velue, coriace, enveloppant la jeune pousse, se fendant du côté opposé au pétiole. Il ya ici une remarque à faire, c’est que ce Magnolia, et peutêtre d’autres, a des stipules qui adhèrent au pétiole dans ses boutons terminaux, fig. 85, tandis que dans ses boutons latéraux, fig. 84, les stipules sont libres.

Fig. 83. Fig. 84.

Enfin nous arrivons aux stipules des Rubiacées. Toutes les plantes de cette nombreuse et intéressante famille peuvent, en tout temps et sans le secours des fleurs, lui être rapportées à la seule vue de leurs stipules, dont le caractère essentiel est de former une gaîne autour de la tige, comme dans le Gardema radicans, fig. 85, a, ou simplement un anneau à deux pointes comme dans le Café, ou bordé de dents, de cils plus ou moins longs; ces stipules axillaires et caulinaires enveloppent dans leur jeunesse la jeune pousse et font l’office de spathe ou d'hibéernacle.

Messieurs, dans le peu d'exemples de stipules que je viens de faire passer sous vos yeux, vous avez dû être frappés de la

différence de position que la plupart d’eux occupent sur les plantes, et penser qu'ils doivent remplir des fonctions différentes en raison de leurs diverses positions. Cette pensée me paraît juste ; mais, comme jusqu'ici on n’a encore assigné ou reconnu aucune fonction aux stipules, sinon que quelques-unes remplissent celle d’hibernacle, je ne puis vous éclairer à cet égard. Au reste, tout ce qu’on appelle stipules semble n’avoir pas encore été suffisamment étudié par les botanistes ; l'existence de celles du ZLathyrus ochrus, fig. 86, a a, n’a pas même été aperçue par De Candolle,

quoiqu'il ait dû les chercher, puisqu'il n'ignorait pas que

( 298 ) tous les Lathyrus doivent er être pourvus. Ce qui a sans doute trompé De Candolle, c’est que la tige de cette plante est munie de deux larges ailes qui s'étendent aussi sur le pétiole b et ont éloigné les stipules a, a, qui se sont trouvées rejetées au loin sur le bord des ailes ou de la membrane, après avoir perdu leur forme primitive.

Des écailles.

Les écailles, sous quelques forme et grandeur qu’elles se présentent, ne sont jamais que des feuilles avortées, et elles tirent leur origine de la moelle centrale de la tige ou du rameau qui les porte aussi bien que les feuilles les mieux développées. En Europe, quand la végétation est près de s'arrêter à l’automne, les rameaux cessent de s’allonger d’une manière évidente, la lame des feuilles avorte , il ne reste que le bas de leur pétiole et des stipules (quand ces dernières existent), dont les points d'insertion se trouvent d’autant plus rapprochés que la végétation est moins active. Les écailles qui résultent de la cessation de végétation sont plus ou moins nombreuses, et forment des boutons plus ou moins compliqués selon la nature des arbres. Ces différences vous sont déjà connues; mais ce que vous devez savoir aussi, c’est que chaque écaille a et protége dans son aisselle un germe susceptible de se développer en rameau ou en fleur, comme en ont les feuilles parfaitement développées; seulement, comme les écailles sont des feuilles avortées, les germes qui sont dans leur aisselle avortent souvent aussi.

I y a longtemps que l’on sait ou que l’on soupçonne que les écailles recouvrent des germes, puisqu'il est reçu dans nos pays septentrionaux que ces écailles sont faites pour les protéger contre le froid pendant l'hiver; et cette idée s’est d'autant plus fortifiée, que les écailles de plusieurs boutons sont velues ou soyeuses en dedans, ou enduites de gomme ou de résine, toutes choses propres, en effet, à empêcher le

( 299 ) froid de pénétrer : tout en vous laissant croire que c’est là un soin de la Providence, je vous ferai pourtant observer que la Mansienne de nos bois n’a pas de boutons écailleux pour protéger ses germes terminaux, que plusieurs arbres des tropiques ont des boutons écailleux , quoique leurs germes n’aient pas besoin d’être protégés contre le froid.

C’est dans l’idée que les écailles sont faites pour garantir les germes du froid, que Linné les désigne toutes, même celles des oignons, par le nom général d’hbernaculum, qui veut dire tente. Ainsi les écailles de la Jacinthe, fig. 38, seraient un hibernacle, quoique ni elle en Orient, ni les Liliacées au Cap n'aient pas besoin de tente pour s’abriter du froid. Voyons maintenant deux exemples d’écailles.

Je vous montre, fig. 87, un bouton à fruit de Poirier,

Fig. 87. pris fin de mars, époque où la végétation commence à se réveiller. Pendant l'hiver, on ne voyait que la partie supérieure noire et desséchée des écailles ; la partie infé- LA D rieure seule est restée vivante, et c’est par Lun) 1 en bas qw’elles ont commencé à pousser ce

= que vous voyez de blanc en élevant peu à

peu leur sommet desséché. Quand on examine les écailles intérieures d’un bouton de Poirier, on les trouve plus ou moins velues en dedans, et d'autant plus étroites qu’elles sont plus près du centre ; elles ne sont formées chacune que de deux stipules réunies à la base du pétiole, dont on reconnaît l’avortement à la pointe desséchée a.

Voici maintenant un bouton terminal du Marronnier, Æsculus hippocastanum, fig. 88, dont vous connaissez trèsbien les écailles visqueuse et vernissée; aussi ce n’est pas sous ce point de vue que je vous le présente, c’est pour vous faire observer que, sur le bout de rameau qui le porte, il y a en a la cicatrice d’une feuille tombée, que cette feuille était composée de sept folioles digitées ou réunies en éventail au sommet de leur pétiole commun, et que chacune de

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ces sept folioles prenait, à part, son origine dans la moelie centrale du rameau ou du moins dans les fibres intérieures de l'étui médullaire. La preuve, c’est que les sept points que vous voyez en a sont la coupe des sept faisceaux de fibres qui se rendaient dans chacune des folioles, après $s être rapprochés pendant leur trajet dans le pétiole, pour s'éloigner et se diviser ensuite dans les folioles. Vous voyez près du bouton terminal trois cicatrices qui indiquent également la chute de trois feuilles qui étaient nées vers la fin de la végétation du Marronnier, et elles n'avaient que cinq ou trois folioles, ce qui est prouvé par les cinq ou trois points restés sur les cicatrices.

Le Marronnier est un des arbres dont les rameaux offrent le plus de facilités pour reconnaître que toutes les feuilles

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