BTUDB DB LA RELIGION
sent que toutes les formes de religion sont arbitraires, qu'il est libre à chacun de suivre les habitudes de son pays ou de sa famille, s'il n'aime mieux se former à lui-même des croyances et un culte : pourvu que l'on réserve le dogme de l'existence de Dieu et quelques principes généraux de diorale, le reste ne touche pas, selon eux, à la substance de la religion.
En dehors de ce système d'indifférence qui est la grande plaie de notre siècle, combien d'erreurs anciennes et d'erreurs récentes égarent les esprits ! La vérité sera toujours en butte aux contradictions des hommes, parce qu'elle va contre toutes les illusions de l'orgueil et contre toutes les passions du cœur. On dispute sur le sens de l'Évangile et sur l'institution de rÉglise : de là les sectes innombrables qui, divisées sur plusieurs points, ont cela de commun qu'elles refusent de reconnaître l'autorité du corps des pasteurs que Jésus-Christ a établi pour enseigner les fidèles. — On conteste la divinité de Jésus-CbrisI, on voudrait ne voir en lui qu'un sage qui, doué de plus de lumières que ceux qui l'avaient précédé, aurait mis à profit les idées déjà acquises à la société, et fait avancer le inonde dans une voie de progrès par de nouveaux développements de ces idées. — On va plus loin : on révoque en doute la Providence et la nécessité d'une religion, comme si Dieu eût abandonné les hommes à eux-mêmes sans exiger d'eux m prière, ni dépendance, ni amour. — Il se trouve des esprits plus égarés encore, qui n'admettent ni Texistence de Dieu, ni la spiritualité, ni la liberté de Tâme, et qui, poussant Terreur jusqu'à ses conséquences les plus extrêmes, ne croient plus à Tordre moral ; ils substituent la
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<li8lmet}0& de l^!ltite et du (kngereux à eette du bien et du mal; pour eux il n'y aurait ni vice ni vertu...
Tous ceox qui propagent ees funestes doctrines ne s'appellent pas franeheineiit athées; ils prennent des détours et dissimulent le foad de leurs pensées sous des sophismes, dans des phrases cauteleuses ; mais en vérité ils n'admettent pas un Dieu personnel^ un Dieu distinct du monde, la» Dieti créateur, tel que nos pères l'ont adoré. Ils y€)iidraieDt uae édueatkm sans CFcyfances, une société sans retigion^ les homiBiessans âme, un monde sans Dieu.
Quand notre pensée se porte sur les passions qui éloignent les hommes de la vérité, sur taiût de systè^ mes opposés ; quand nous cox]âid^^ns ces pitoyables écarts oti se laissent aller au détriment de leur âme, des hommes que nous aimons comme nos %rères, pouvws-nous û'être pas douloureusement affectés?
a Combien notre nature est corrompue I dit à ce « sujet un illustre prélat. Il y a six mille ans que « rbomme est sur la terre ; il y a dix-huit cents ans « que l'Évangile est prêché, Dieu> Tâme, la vertu, le « ciel, devraient être des vérités acquises, incontes- « tées, le pain quotidien, le premier trésor de tous a les hommes» Nullement. Ce trésor, on nous le con- « teste ! Et que defuaaestes esprits viennent contester c< ces vérités premières à la fd^e de notre \ieille et a légère société, et notre société, sans s'inquiéter im « moment, pour se demander où ces doctrines d'im- <c piété et d'immoralité la mènent, continue avec in- « souciance ses affaires et ses plaisirs ; et, ce qui est « plus triste, elle réserve à ces doutes impies Tatten-