LB MATERIALISME
Toutes ces opinions téméraires sur la génération spontanée et sur la transformation des espèces, n'ont
' Agaesiz, de ÏEipUe, p. 78^9.
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éàé i&vealées que pour nous faim abomtir mi matéria- Usine.
Non» aif^tms tu daas k leçon prérédente, que rbomcûe est un esprit inteUigient et libre, imi à un eorp». La spirMualité de l'âme, son int^igene^» sa Uberté, voilà bien la dignité, le rrai fondement de la grandeur de rhooime.
Des sophistes ont répudié cette belle et féconde édctrine qu'ont piH^fess^ tous les vrais phitosophei», et que la Religion a oonsaerée dans tous les temps; Les uns ont coBsidéré Texintmice de l'àme comme une supposition, une hypothèse, disentdls, sut laquelle la acience ne peut pas se prononcer, et dont Texamen m'est pas d'aiileu'rs nécessaire pour TexpUcatioa des phénomànestde la vie; d'autrw ont soutenu san0 dé^tour qu'il n'y a point d'âme^ que toutest matière : ce sont iMinalérvBtlisieB.
Pour les matérialîsle6> 1« isfot d'âme, considéré anaiomiquement, exprime l'enseiiifole des fonetiOBS du cerveau et de la moelle épinière. Si vous leur de>mandez ra^rigiae^ la oaœe de l'idée et de la vertu, ils tous cépdodront q«e a l'idée est le prodmt d'une M combii^son ebimique, que la pensée dépend du «phosphore contenu dans la substance cérébr^ei « que la vertu, le courage, le dévouemenft ^ont dois (( courants d'électricité organique^ » Ii'un d'eux a dit que « le vice et la vertu sont des produits comme le « sucre et le vitriol. »
L'idée d'une âme spirituelle étant écartée, il ne peut plu» être question dô son immortalité; il n'y a donc ni encouragement pour la vertu; ni consolation dans les peines, ni espérmoe pour Tavenir. Un de
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ces sophistes qui a abandonné le Christianisme a eu le triste contage d'écrire ces lignes : a Ceux-là « seuls arrivent à trouver le secret de la vie, qui saTent « étouffer leur tristesse intérieure et se passer d'espé- « rance^ »Sur quoi se fondent les sophistes pour abandonner les traditions des siècles passés, et aboutir i desopinions abjectes, qui abaissent Thomme au niveau des bêtes? La raison principale alléguée par eux est que rintelligence est en rapport « avec la masse eneé^ d phalique »... « que les animaux mammifères ont « un cerveau fondamentalement disposé comme celui tk é&Vhomme... qu'il n*exîs<e aucune différence ana- ^ tomique absolue entre le eerveau de l'homme et le <t cerveau des bétes. n C'efft, disent^ils; « ce que la « science a reconnu... c'est un résultat incontestable; « si incontestable que quiconque voudrait le récuser ^ <i ferait preuve d'une aberration d'esprit sans nom. » A-t-on jamais vu plus d'audace dans l'affirmation, ^t plus d'inanité dans le raisonnement?... Ils croient grandir en jetant le mépris sur tous les grands
* Poor se faire use idée des consolations et du geiwe d*immortalUé que se promettent les matérialistes, on pourrait recu^llir quelques paroles prononcées sur la tombe. Un franc-maçon disait atix obsèques d'un ft*ère : « D^ns le recueillement suprême de sa « couficience, il s'est avancé vers l'infini avec un calme antique. » Un autre, qui a fondé une loge à Paris, explique quel est cet infini : « La mort est la dépersonnification de Tindlvidu, dont les « éléments matérieis se décomposent, s'unissent à des éléments « analogues et concourent aux transformations inûnies de la o matière toujours animée. » Voici donc les derniers adieux adressés à un frère dans ses funérailles : a Frère, chacune des « parties de ton corps va disparaître pour nous et retourner au « creuset universel d'où elles étaient sorties pour concourir à la « formation d'une myriade d'autres corps. » {Le Monde maçon' i^^tie, tome I, p. 6S6*^ Juillet 1867, p. 173.)
hommes qui ont cru à la spiritualité de Tâme, sur leurs contemporains qui conservent les mêmes croyances, et ils ignorent les premiers éléments de la question.
Ce n'est pas à Tanatomie que nous devons demander les secrets de la nature de l'âme^
Vous prétendez qu'il n'y a pas de différence absolue entre le cerveau de l'homme et celui de la bête. De savants physiologistes ne sont pas de votre avis; ils croient remarquer des différences essentielles, ils signalent des détails de conformation dans les organes de l'homme, que ne présentent jamais ceux de l'animal. Mais nous n^attachons à ces questions anatomiques qu'une importance très-secondaire, la question capitale qui nous occupe ne dépend nullement de la solution que la science, pourra leur donner un jour. On l'a vu dans la leçon précédente, et nous n'é- J prouvons pas d'embarras à le constater. L'homme appartenant par son corps au monde animal, il y a de frappantes analogies entre sa constitution physique et celle des animaux. Il existe une intime union, une sorte de sohdarité, dans le cours ordinaire des choses, entre l'organisme animal et les phénomènes psychologiques : les actions de l'âme produisent un effet matériel sur les organes et, réciproquement, les affections organiques influent sur la pensée. Ceci est incontestable; on ne l'a pas découvert de nos jours, ce n'est pas le moins du monde le résultat des recherches de la science moderne; on Ta su, on l'a dit, on l'a expérimenté dans tous les temps.
Il s'agit de savoir, si le cerveau est le principe de la pensée, ou bien s'il n'est que l'instrument d'une subs-
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^'tance spirituelle, de rame, une condition de l'autorité spirituelle de l'âme, dans Tordre actuel et ordinaire des choses, comme par exemple le piano estrinstrament de la pensée de l'artiste.
La réponse à cette question échappe complètement à la compétence de la physiologie; le scalpel ne saisit pas la pensée dans les entrailles, ni dans le cerveau d'un cadavre. C'est bien clair. La philosophie seule peut la résoudre en comparant les notions de la matière et de la pensée^ en analysant par le sens intime et le sens commun les manifestations de l'intelligence et de la liberté.
La physiologie ne pourra jamais conclure logiquement de l'état du cerveau au matérialisme,, puisque la pensée, l'idée, les opérations de l'âme lui échappent. La philosophie conclura, au contraire, des no^ j^ tions de la pensée et du grand principe de causalité, au spiritualisme. Son raisonnement est aussi simple qu'irréfatable. Tout effet a une cause et il existe un rapport entre l'effet et la cause qui le produit. Or l'idée, la connaissance raisonnée des choses, les notions générales et abstraites, sont des actes purement s[»rituels, essentiellement simples; donc ils tiennent à une cause de même nature; il y a donc dans l'homme une substance distincte du corps, une âme spirituelle, intelligente, consciente.
Le sens commun confirme les données et le raisonnement de la philosophie. Qu'ya-t-ilde plus contraire au sens commun, de plus inadmissible pour un homme sérieux, que l'opinion des sophistes d'après lesquels le génie d'Aristote et de Platon; le génie de saint Augustin, de Bossuet, de Newton; les vertus de saint
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Charlen Bôrromée, de saint I^r&iiçois de Sales, de saint Vincent de Panl, n'ont été qœ le produit d'ime combinaison chimique, da phosphore contenu dans le cerveau, de courants d'électricité!... Les sophistes eux-mémesy qui écrivent ces absurdités, quand ils cessent le r61e oébeux qu'ils se sont donné de brouiller les idées et de pervertir les croyances, pour rentrer dans leur vie d'hommes sensés, n'en croient assurément pas le premier mot, et Fénelon aurait bien dit d'eux, qu'ils sont une secte de menteurs.
Laissoiusi là ces doctrines malsaines...
C'est par notre âme que nous dominons le monde et le faisons servir à notre usage; c'est par elle que BOUS nous élevons à la contemplation dé l'univers, et que nous jouissons du magnifique spectacle de la terre et des cieux. C'esit par la pensée et la réflexion que nous avons la conscience de nouS'^mémes. Consi- ^ déré dans cette partie supérieure de kii-mème, daas son âme, le momdre* d'entre nous est plus grand que l'uniii^rs, parce qu'il se ccmnaitet qu'il est destiné à poeséder Dieu> et v(Mlà qu'on veut l'abaisser au rang €tes âttiiasiaux brutes, dont il ne serait séparé que par une difiTérence d'organisation; on voudrait faire de lui une simple machine, mise en mouvement par des causes extérieures. Dieu a rudement flagellé ces orgueilleux philosophes en les faisant descendre i ee prodigieux avilissement qui ne leur permet pas de se distinguer de la bote. Il semble que c'est d'eux que le Psalmiste a dit : L'homme qui était dans t honneur n'a pas <m^pris; il a été comparé aux animaux dépourvus de mîsofi, et il est devenu semblable à eux^^
N. BRISEURS mai J4^. cbkatiûk jm l'homme it9
On ne peut s'expliquer que l'homme ait pu admettre ces doctrines abjectes que par Tune de ces deux causes : l'intervention surnaturelle de Dieu , qui a voulu châtier l'homme de son orgueil, ou des instincts pervers que cet homme veut suivre avec plus de liberté, en étouffant en lui le sens moral.
Heureusement il s'opère âopuis un certain temps, parmi ceux qui se livrent aux études philosophiques, une réaction qui «'ateentae toi» 'les jours datantage» contre le matérialisme.
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