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VERTU DS RBLIGION : MAGNETISME ET SPIRITISME

<( Christ, n'est pas de Dieu... C'est en cela que nous « connaissons l'esprit de vérité et l'esprit d'erreur 1 . » Nous ne reconnaîtrons donc pas un esprit de vérité i cette marque seule qu'il enseigne quelques doctrines utiles et incontestablement vraies, comme la spiritualité de l'âme et sa liberté, l'existence de Dieu, car on peut mêler à ces vérités beaucoup d'erreurs pernicieuses; on comprend parfaitement qu'un esprit séducteur nous attire par quelques maximes morales, par quelques doctrines fondées, pour nous égarer en* suite en nous entraînant en dehors des voies du salut. La seule marque de discernement sur laquelle nous puissions compter, c'est la docilité simple, humble, entière, affectueuse à Jésus-Christ, qui se présente à nous comme notre vrai docteur, notre sauveur, notre guide, comme la voie, la vérité et la vie, nous enseignant dans son saint Évangile les voies du ciel, et, par son Église, tout ce qu'il a voulu révéler au monde.

Le chrétien, instruit de cet article fondamental qui comprend tout le reste, Jésus-Christ et l'Église, ne peut pas hésiter sur ce qu'on appelle de nos jours le spùitisme. À quoi en effet aboutissent ces communications avec les esprits, quel en est l'objet, que produisent-elles?

Les esprits dont on nous parle sèment des doutes dans les âmes sur la divinité de Jésus-Christ et sur l'éternité des peines. Tantôt ils refusent de s'expliquer sur ces dogmes, quand on les interroge ; tantôt ils font naître des difficultés par l'ambiguïté de leurs paroles; souvent ils nient; ils ont donc le caractère qui, selon saint Jean, marque l'esprit d'erreur, qui est de corn* 1 Saint Jean, I w Ép., iv, i, a, 3, ô, » -

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battre te foi en la divinité de Jésus-Christ. Us tf oùt jamais voulu non plus reconnaître l'éternité des peines de Fenfer, mais ils enlacent ceux qui les interrogent dans des incertitudes sur les destinées "futures de l'homme. Que devient-il après la mort? Passera-t-îl par des changements successifs, comme les païens l'avaient imaginé? Revivra -t-il sur la terre sous une forme nouvelle f Sera-t-il enfin absorbé en Dieu, perdant son individualité, comme le disent les brahmines et les bouddhistes? C'est bien là un autre caractère manifeste de Fesprit d'erreur, de nous détourner des doctrines si nettement révélées et si essentielles, pour étouffer en nous la crainte de Fenfer, et affaiblir la foi dans la résurrection des corps, dans la vie éternelle. Le spiritisme, s'il est quelque chose, est donc Foeurre des esprits de ténèbres, des anges déchus.

Il en est qui se laissent séduire par Fespérance de i se mettre en rapport, au moyen des esprits, avec des * personnes qui leur ont été chères et qui ne sont plus: ils croient apprendre (Telles ce qu'elles pensent, ce qu'elles font ; ils s'imaginent même quelquefois en recevoir des lettres ; ils y reconnaissent, disent-ils, l'écriture, les sentiments de ces personnes. Mais c'est ici une nouvelle preuve qu'il n'y a que superstition et erreur dans les pratiques du spiritisme, et de graves périls pour ceux qui s'y livrent.

C'est une superstition coupable ; nous invoquons les saints qui sont au ciel, nous prions pour les âmes qui souffrent au purgatoiïe, mais nous n'évoquons pas les morts pour les consulter et apprendre d'eux la vérité. Dieu nous Fa défendu; « qu'on n'imite pas parmi « vous, dit Moïse aux Hébreux, les détestables usages

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« des nations, qu'il n'y ait personne qui interroge les, « devins, qui observe les songes ou les augures, qui « cherche la vérité auprès des morts; tout cela est « abominable aux yeux du Seigneur. (Deutéronome> chap. xviii, 10, 11, 12). » Ce sont (tes rites impurs du paganisme, cette magie tant de fois condamnée, dont on se moque quand on entend parler des sorciers des siècles passés, c'est cette superstition sacrilège que les spirites veulent ramener au .milieu de nous. Et, à quoi ne les expose pas cette témérité ? En supposant qu'ils ne soient pas tout simplement victimes d'une supercherie ou d'une hallucination, quand ils croient à l'apparition des morts, qui leur a dit que l'esprit ne les amuse pas» ne les trompe pas sur l'état réel de ces personnes. Il n'est pas assurément difficile au démon de représenter le caractère, les souvenirs, 4 la forme d'écriture d'un défunt, et de faire là-dessus un tissu de fables. Ces rapports présumés avec les âmes des morts sont des déceptions ; mais la confiance qu'on leur donnerait serait pour les mauvais esprits un moyen de troubler la paix des familles, de jeter des âmes faibles dans le désespoir. Le suicide a été plus d'une fois la suite de ces perfides communications.

Nous ne devons donc ajouter aucune foi aux déclarations des esprits, ce sont des anges déchus, des esprits trompeurs* La conscience ne permet pas de prendre part aux réunions , ni aux évocations des spirites*.

• On peut consulter le livre de M. 4e Mireille, Des esprits et de leurs manifestations ; — le P. Matignon, Entretienr-é'outretmbe; — La vérité sur ls spiritisme, parle marquis des Roys; — l'instruction pastorale et mandement du carême de Mgr l'Arcfevâajoft de Tmlotue pour l'aimée «75, Sttr le tpritimn*.

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