‹ Cours d'instruction réligieuse, ou, Exposition complète de la doctrineChapitre 72 sur 82 · S DÉSORDRE BU PÉCHÉ · texte numérisé non relu

S DÉSORDRE BU PÉCHÉ

avoir de péché, mais tout au plus un défaut, une imperfection.

Les commandements de l'Église, les lois émanées des puissances séculières, les prescriptions des supérieurs, ne s'imposent à la conscience que parce que l'Église, les parents, les législateurs humains, ont reçu de Dieu le droit de commander, et que la loi de Dieu impose le devoir de leur obéir, quand ils se maintiennent dans les limites de leur autorité respective. Les préceptes de l'Église sont toujours sages, parce que le Saint-Esprit la dirige; les magistrats, les parents, les maîtres, peuvent quelquefois abuser du pouvoir; d'autres fois ils font des règlements de police qui, dans leur pensée, n'atteignent pas la conscience et soumettent seulement les contrevenants à certaines pénalités civiles : la conscience n'est pas alors engagée ; la transgression de ces règles n'offense pas Dieu, elle n'est pas un péché. ^

Au surplus, il ne faut pas légèrement présumer un abus de pouvoir; la présomption est en faveur de l'autorité. Il ne faut pas non plus considérer trop facilement les prescriptions de l'autorité comme de simples règlements de police, car les lois ont communément un caractère plus élevé, et le but que le législateur veut atteindre demande qu'elles soient observées par un principe de conscience, conformément à la parole de saint Paul : Que toute personne soit soumise aux puissances, non-seulement par la crainte du châtiment, mais par conscience; celui qui résiste à la puissance résiste à tordre de Dieu, car le prince est le ministre de Dieu pour le bien.

Le péché suppose une volonté libre et désordonnée;

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