‹ Cours d’anatomie et de physiologie humaines.- 2è édChapitre 1 sur 27 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

*oire, de leur donner l’orientation qu’il jugera la meilleure, d’en faire, en un mot, une oeuvre personnelle. Car ce n’est qu’à ce prix que son enseignement sortira de la banalité, prendra vie et saisira les esprits d’une prise solide. Nous n’avons garde, du reste, de l’abandonner sans direction dans cette tâche. Tout au contraire, nous avons voulu l’y aider, guider ses efforts, et pour cela nous avons pris soin de développer complètement les trois autres leçons, de façon qu’il y trouve des modèles à imiter, mais à imiter librement.

Nous n’avons pas besoin de lui recommander de ne point se borner, dans la préparation de ces leçons, à nos résumés, qui doivent être surtout pour lui un moyen de direction et nullement la source unique des documents. Il s’aidera utilement des nombreux et excellents ouvrages qu’il ne manquera pas de trouver autour de lui, soit à la bibliothèque de l’école, soit à celles du chef-lieu. Sans prétendre lui imposer notre choix, nous recommandons particulièrement à son attention les Éléments d'anatomie et de physiologie, de Milne-Edwards, les Éléments de zoologie, de Paul Gervais, et les Éléments de zoologie, de Paul Bert, leçons professées à la Sorbonne pour renseignement secondaire des jeunes filles ; ce dernier ouvrage est un chef-d’œuvre de clarté, de simplicité et d’intérêt. Enfin il ne faut pas oublier les articles spéciaux contenus dans le Dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire publié sous la direction de F. Buisson, et qui seront, pour le professeur, une mine inépuisable de renseignements.

Si nous conseillons au maître de se livrer à une pré-

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paration laborieuse et de puiser à plusieurs sources, ce n’est point afin qu’il fasse sa leçon plus détaillée, plus technique, plus savante. Loin de là. Toute sa peine, tous ses efforts doivent être constamment dirigés vers ces deux objets : faire l’enseignement le plus simple et le plus éducatif possible. Pour cela il faut dépouiller la leçon de tout caractère technique, la réduire à une forme très sobre, très discrète, dépourvue de prétentions. Mais, d’autre part, il faut, tout en se limitant à ces enseignements limpides et simples, user de la méthode la plus large, la plus synthétique, les rattacher sans cesse, par l’élévation même des considérations et des aperçus, aux lois les plus générales, de façon qu’ils apparaissent, non point comme des faits isolés, suspendus dans le vide, mais bien comme une partie organique, vivante, de tout l’ensemble des connaissances. Par là, et par là seulement, ces leçons auront toute leur vertu éducatrice. Elles porteront leur fruit le meilleur qui est de contribuer à fonder pour jamais, dans l’âme des auditeurs, cette habitude de liberté dans l’examen et de rigueur dans l’observation que l’on appelle l’esprit scientifique.

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