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CHAPITRE XVII

De la Classification générale des Organes composés.

i^ otjs Tenons d'analyser les organes élémentaires des plantes , et ceux qui en sont formés d'une manière telle* ment immédiate, qu'on aurait pu les prendre pour des organes élémentaires. Il faut maintenant examiner comment ces différens organes aont combinés , pour former toutes les parties apparentes des végétaux.

En considérant ce sujet d'une manière très-générale, on peut reconnattre que tous les végétaux vasculaires semblent se composer de trois grandes parties seulement : la tige, la racine et les feuilles > et cette théorie peut se démontrer, soit, i.« en ce que ces trois parties seules peuvent suffire à la vie habituelle des végétaux , et même à

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]4o ORCANES ÉLÉMENTAIRES.

une sorte de muldplication de ces êtres ; 2.0 en ce que> tous les autres organes connus des végétaux peuvent être considérés comme de simples modifications de l'un des trois que nous avons indiqués tout-à-rheure. U convient donc, sous ce double rapport, d'étudier directement la structure et l'histoire de ces trois organes, que nous appeUeronsybn<i^' mentaux, pour indiquer, soit qu'ils servent éminemment à la nutrition des plantes , soit que tous les autres (comme cela apparaîtra de leur description) en sont de simples mo-« difications.

Ces autres organes, moins essentieb i la vie, mais qui concourrent cependant d'une manière puissante à son sou* tien , peuvent se classer eux-mêmes sous deux divisions ; les uns, et ce sont de beaucoup les plus compliqués et les plus variés, se rapportent aux moyens de reproduction des végétaux; ce sont les organes reproducteurs ^xAs que les fleurs, les fruits , les bulbilles , etc. Les autres sont des modifications des organes fondamentaux, qui se rapportent i d'autres fonctions que la reproduction , tels que le sou* tien, la défense, la protection des organes en général, ou de l'un d'eux en particulier : je les désigne collectivement sous le nom d'organes accessoires.

Ces divisions sont commodes quand il s'agit de végétaux vasculaires-, mais on ne peut point les suivre à la rigueur dans la description des végétaux cellulaires, où toutes les parties sont plus ou moins confondues en un tissu homogène. Nous aurons soin, dans les livres suivans, de séparée attentivement ce qui tient à ces deux grandes divisions A\\ règne végétal.

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