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CHAPITRE XVI

Division des Végétaux diaprés les organes élémentaires.

J*^ ous venons de décrire d'ane manière succincte et générale, non-seulement les organes élémientaires , mais ceux qui en sont des combinaisons premières si intimes j qu*on pourrait les prendre eux-mêmes pour des élémens. Il nous .reste à montrer, pour terminer cette première partie de l'organographie, comment on peut diviser le règne végétal par la seule considération des organes élémentaires, et nous obtiendrons par là une division fondamentale, à laquelle nous verrons se rattacher dans la suite toutes les divisions secondaires.

Sous ce point-de-vue, les végétaux se divisent en deux grandes classes, savoir, les végétaux cellulaires et les végétaux vasculairesi les premiers sont uniquement com^ posés de tissa cellulaire arrondi ou alongé'i les seconds sont composés à-la- fois de tissa cellulaire ejt de vaisseaux. Les premiers sont constamment dépourvus de stomates ; les seconds sont généralement munis de stomates, à l'exception de quelques espèces isolées dans divers groupes où cet organe manque. Les premiers n^offrent le plus sou* vent qu'une masse presque homogène, et où les organes de la nutrition et de la reproduction sont peu prononcés ; dans les seconds , tous ces organes sont bien distincts et bien caractérisés ; les premiers n*affectent qu'une tendance faible et incertaine à s'élever perpendiculairement; dans

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ORGANES éLl&tt£NTAIR£S. \Zj

les seconds, cette tendaDce est énergique et continue. Tous les principaux phénomènes de la structure et de la t^tation diffèrent entre ces deux classes.

Les végétaux cellulaires (yegetabilia cellulosa) ont été nommés acotylédones par Jussieu, agames par Lamarck^ inembryonés par Richard; its font partie de la classe des cryptogames de Linné, et des œiheogames de Beau vois : tous ces termes reposent plus ou moins sur des hypothèses ou sur des caractères partiels. Je les désigne sous le nom de végétaux cellulaires^ lorsque je les considère sous le rapport de leurs organes nutritifs, et j'emploie le mot plus vaste de cryptogames pour comprendre les cellulaires, et ceux des vasculaifes dont la fructification est indistincte, comme les fougères.

Les végétaux vasculaires (yegetahiUa vascularia) sont souv^ntdésignéssouslesnomsde/^Aaw^ro^aOTej , depAcenogames on à'embryonés^ par opposition à ceux de cryptogames ou d'inembryonés. Mais ces termes sont aussi inexacts que ceux auxquels ils correspondent. J'emploierai le nom de vasculaires pour désigner toutes les plantes munies de trachées et de stomates, quelle que soit leur fructification, et le terme plus restreint Aq phanérogames, pour désigner ceBes des plantes vasculaires dont la fructification est distincte et plus ou moins symétrique. - M. Link préfère les termes de homonemeœ et heteronemeœ, pour désigner les classes dont je viens de parler; mais je persiste à conserver ceux de cellulaires et de vascuiaîres, i.o parce qu'ils sont les plus anciens; a.® parce que les termes proposés par M. Link , qui signifient filets semblables ou dissemblables, me semblent propre à faire Baître quelques idées inexactes.

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l38 ORGANES ÉLÉMENTAIRES.

Parmi les végétaux vasculaires, oo peut eucore établir deux graades divisions iondamentales, savoir : i .^ceux qui ont tous leurs vaisseaux et toutes leurs cellules alougées dirigés dans le sens loogitudinal, et où les nouvelles fibres se développent toujours vers le centre du tronc; et a.* ceux qui ont des vaisseaux ou des faisceaux de cellules al^MigéeSy dirigés, soit dans le sens longitudinal, soit dans le sens transversal, et dont les nouvdles fibres se développent vers le bord du tronc : les premiers ont reçu les noms de végétaux monocotylédonés ou d^ejiderMzes f les seconds portent, par opposition, les noms de dicotylédonés ou Hexorhizes*

Je les désignerai id, tantôt sous les* noms de dicotylédones ou monocotylédonés, lorsque je les comparerai sous le rapport de la fructification ; tantôt sous les noms d'earogèjus ou Sendagènes , quand je les comparerai sons le rapport de la nutrition.

Il résulte de cet aperçu rapide et trés^élémentaire, que les grandes classes primaires des végétaux sont les suivantes :

1 0. DicoTiTLÉnosrÉs ou exogènes (tous phanérogames).

2*. MoNOCOTTLinONiS ou ENDOGÈHBS , PHAKÉRO- OAMES.

3«. MONOCOTTLÊDONÉS OU ENDOGÈNES, CRYPTOGAMES.

4*. CsUiULAi&ES (tous cryptogames).

Le nom de vasculaires comprend les trois premières de ces divisions; celui de cellulaires^ la demjére seule.

Le terme de phanérogames comprend les deux premières divisions *, celui de cryptogames les deux dernières.

Les amateurs de rapports numériques remarqueront

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ORGANES âLéVÈNTAIRES. iSg

peut-être que le règne Tegétal présente^ akisi que le règne anifflâl j qattre grands embrancfaemens on classes primaires; mais je les prie de me dispenser d'attacher, pour le moment, qnelqu'importance à ce rapport. Je reconnais, arec M. Fries, qne la division qnatemaife se présente fréquemment dans les cadres de nos classifications ; mais je ne sais si cela ne tient pas autant à la tournure de notre esprit, qui aime i comparer les objets denx à deut, qu'à la nature rédie des choses.

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