X , PREFACE
ces faits, dépouillés de toute idée théorique, seraient admis avec plus de confiance par ceux qui s^eSraient des théories nouvelles, comme si les repousser était autre chose que conserver une théorie ancienne , le plus souvent admise sans examen.
L'Organpgraphie est la base commune de toutes les parties de la science des êtres organisés : coq^dérée en ce qui tient à la symétrie des êtres, elle est le fondement de toute la théorie des classifications; considéi:é€! dans l!usage des oi^anes , elle est la base de la physiologie; considérée dans ce qui tient à la desçriptign exacte de ces organes, elle est le principe de la glossologie et de l'histoire naturelle descriptive. Si je ne la publie qu'après la Théorie élémentaire, c'est qu'elle est elle-même soumise à la logique générale de la science que )'ai tenté d'y exposer; mais il est bien probable que les commençans trouveront de l'avantage à lire d'abord TOrganographie, pour passer ensuite aux autres branches. J'espère moi-même pouvoir livrer graduellement au public, ^r un pkn analogue, les diverses parties qui composent le cours de botanique que )e fais chaque année depuis -yingt ans.
Un ouvrage élémentaire du genre de celui-ci ^evra nécessairement contenir un grand nombre de faits déjà connus; mais peut-être les botanistes
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PRÉFACl. x]
troii?eront-ils quelqu'intérét à les voir liés sous un poiDt de vue qui sera nouveau pour plusieurs d'entr'eux, la symétrie organique des êtres; il^ pourront remarquer que ce qui caractérise cette manière de décrire les organes, et ce qui, j'ose le croire, loi donne plus d'exactitude et plus d'importance, c'est:
iJ^ De considérer chaque oi^ne comme se développant ou sortant de celui qui lui sert de support immédiat, ou en d'autres termes, d'étudier les exserdons et non les insertions^
2.* D'établir comme règle'que (sauf les exceptions pour la commodité du langage ) , tout organe doit conserver le nom général, toutes les fois que son identité est prouvée et qu'on ne doit admettre, de noms spéciaux d^oi^anes que lorsqu'on ne peut reconnaître leur identité d'origine , et non lorsqu'ils présentent uoe forme ou une apparence insolive.
S.*" De réduire chaque partie à ses élémens organiques qui, une fois reconnus, sont considérés comme soumis aux lois générales des soudures, des avortemens et des d^énérescences que j'ai établies dans la Théorie élémentaire.
J'ai donné à cet ouvrage le nom d'Organograpbie et non celui trop restrdnt d'Anatomie, parce que Fanatomie qui suppose section des t^umens, n'est qu'une faible partie de l'étude de la structure des
xi] PRÉFACE.
végétaux , dont la plupart des organes sont situés à Textérieur^ et où il semble même que les organes internes sont souvent sous la dépendance des organes externes. L'anatomie proprement dite forme à peiné la moitié du premier livre de FOrganographie; o'^t la partie de la science dans laquelle on rencontre le plus de doutes et le plus d'ambiguités; celle doi^t (quoiqu'on en puisse croire au premier coup-d'œil, et d'après de fausses comparaisons avec VanatomiQ animale) les applications sont les moins fréquentes; celle enfin où les observateurs les plus célèbres se contredisent presque tous sur les points les plus simples de l'observation matérielle des faits. Tout en faisant des efforts pour présenter cette partie de la science avec autant d'exactitude qu'il m'a été possible, j'ai donc, à l'exemple des zootomistes, donné phis d'importance à l'étude des organes compliqués, dont le rôle est plus évident, l'observation plus positive, et la connaissance plus importante dans ^ la science toute entière.
Pour Daiire comprendre les assertions de faits dout cet ouvrage se compose presque totalement, j'ai eu soin de citer de nombreux exemples; et comme un même exemple peut servir fréquemment à éclaircir l'histoire de deux classes d'organes , je ne me suis fait auctm scrupule de le citer deux fois lorsque cela m'a pam utile. Je prie d'a-
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vaooe mes lecteurs d'excuser ce geore de répélitiom Yokmtaîres qui , le pins souYsot, ont été dé^ terminées par le désir de citer pour chaque cas les exemples les plus probaus ou les plus faoileB à yérifier.
JTnuraîs pu, et quelques-uns penseront peut-être que l'aurai» dû joindre k cet ouvrage un plus grand nombre de planches. Je me suis restreint à cet égard , soit aux objets absolument nécessaires pour l'intelligence du texte, soit à ceux qui présentaient des faits nouveaux, peu connus ou mal représentés dans les ouvrages publiés. Ce choix expliquera pourquoi les figures de cet ouvhige neÇorment point un ensemble systémoûnjue. Au-lieu de répéter, comme on a coutume de le faire dans las livres éléinentairQS, des figures déjà bien publiées, j'ai imité la marche des naturalistes descripteurs, et j'ai pris soin d'indiquer eu uote les Hvres où l'on peut trouver de bonnes £^ures des objets dont je parle; de cette manière , sans accroître ni le prix , ni l'étendue de Touvrage , je donne dans chaque cas ^écial, le moyen de recourir ou à une planche choi^ dans un ouvrage estimé, ou à la nature elieméme; et j'invite surtout les commençans à choisir toujours cedernier moyen lorsqu'il leur est possible. Je prie d'avance, et une fois pour toutes, les lecteurs de se rappeler que dans tous las cas où je cite des planches, c'est la figure seule à laquelle je fais
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xiv ^prAface.
allusion^ et que je n'entends par là ni approuver ti^ improuver la manière théorique dont l'auteur à pu considérer le sujet.
Les planches de cet Ouvrage ont été pour la plupart dessinées par M. Heyland, avec tout le soin qu'il apporte aux objets qui tiennent à la structure organique des plantes. Elles ont été gravées en taille-douce, par MM. Plée père et fils, dont les botanistes connaissent depuis longtemps le talent et l'exactitude.
La Table des chapitres qui suit immédiatement cette Préface, fera connaître le plan général de l'ouvrage, etl'index^alphabétique des noms déplantes citées dans le livre qu'on trouverai à la fin du second volume , donnera un moyen facile de retrouver les observations qui peuvent y être conte^ nues; mais je dois prier ceux qui iront ainsi chercher çà et là des faits isolés, de ne pas s'étonner s'ils leur paraissent quelquefois ou dénués de preuves, ou difficiles à comprendre, et je ne saurais, terminer ces lignes sans rappeler la demande que )^adressais jadis à mes lecteurs, de ne pas me juger sur des faits isolés , mais sur l'ensemble des idées.
^0 septembre i8a6.
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