‹ Cours de botaniqueChapitre 55 sur 63 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

De la structure de la Fleur des Plantes phanérogames.

ARTICLE I«

Généralités.

Jua fleur, considérée soos le tapport physiologique (i), est l'appareil des orgaoes qui opèrent la fécondation sexuelle, et de ceux qui leur servent d'enveloppes immé- . ^ates. Considérée sous le rapport organographique, ikmis verrons qu elle est Fassemblage de plusieurs (ordinairement quatre) verticilles de feuilles, diversement transformées , et situées en forme de bourgeon à l'extrémité d'on rameau appelé pédicelle. Nous nous occuperons essentiellement, dans ce chapitre , de la fleur sous le rapport organographique, et nous développerons par^onséquent cette seconde définition, en supposant la vérité de la première comme admise : celle-ci sera l'objet d'une dbcussion importante dans la physiologie.

Les orgëbes qui opèrent4a fécondation, sont : les organes femelles ou \es pistils qui renferment les œufs; les organes mâles ou les étamines qui fécondent ceux:-ci. Lesenveloppes immédiates sont la corolle, (fii est.de nature analogue aur organes génitaux, le calice, qui sert de tégument externe,

(i) DC. , nfr., cd. 3,v. T, p. 117.

byGoogk

OBQ^N£9 BJBPBODVGTJBtJBS. 449

et est de nature foliacée; à ces quatre organes, il faut joindre, au-moins pour la clarté, le torus qui sert de base commune à la corolle et aux étamines, et Vtiœe qui est le prolongement du pédicelle. Ces six parties prennent naissance de la sommité du pédicelle , et constituent tous les organes essentiels de la fleuraison. Tout ce qui se trouve en-debors du calice fait partie de l'appareil des bractées ou des inyolucres que j'ai déjà mentionnés; et ce qu'on rencontre dans Tintérieur des fleurs, et qui ne fait pas partie de ces six organes, se réduit à quelques glandes nectariféres qui ne paraissent pas essentielles à la fleuraison.

Nous allons d'abord décrire chacune de ces parties dans rétat le plus simple et le moins compliqué possible, et en joignant seulement à la description de chacune d'elles les cohérences (2) qu'elles contractent. Nous examinerons ensuite les modifications que chacune d'elles présente, soit dans ses adhérences,. soit dans ses avortemens, soit dans ses rapports avec les oi^anes voisins, et nous terminerons par quelques considérations sur P^asemble de la structure des fleurs.

ARTICLE IL

Du Calice ou des Sépales.

Le calice ( calyx ) est l'enveloppe extérieure , ordinairement foliacée, qu'on remarque dans presque toutes les fleurs dicotylédones complètes, et qui forme l'enveloppe uni-

(a) Par analogie ayec le langage de la physique, j'appelle cohérences ^ les ioudares des organes de même nature, et adJiérences, celles des organes différens 5 ainsi les sépales soudes entr*eux fiont cohérens; soudes à Poyaire, ils sont adhérens. ^^ -

Page 1