‹ Cours de botaniqueChapitre 54 sur 63 · Lorsque le fait que je viens d'indiquer a lieu dans le · texte numérisé non relu

Lorsque le fait que je viens d'indiquer a lieu dans le

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QfiGAMES RBPRODUGTBURS. /^^S

bas de la plante , le bourgeon axillaire et la tige elle-même , n'étant ni Tun ni l'autre disposés à fleurir, il résulte seulement du prompt accroissement du bourgeon, que la irraie tige prend Tapparence d'une branche opposée à la feuille, et si les deux productioYis ont un degré égal de développement > la tige est dite fourchue, ou quand le même phé« pomène se répète souvent, dichotome.

4.^ Lorsque le phénomène se passe vers le haut de la plante, et que les deux productions ont à- peu-près une égale force ou une égale disposition à fleurir; alors. Selon des circonstances souvent très-légères, les inflorescences semblent /OU terminales, ou opposées aux feuilles, et c^est ce qui explique pourquoi dans les descriptions. des divers auteurs, on trouve si fréquemment ces deux expressions* prises Fuoe pour l'autre , surtout dans les familles que j'ai citées.

§ 1. Inflorescences radicales.

On dit que les fleurs sont radicales lorsqu'elles semblent naître de la racine : mais ce terme ne doit être pris que comme une simple métaphore-, car les inflorescences ne naissent jamais que de la tige , etle mot de fleurs radicales veut dire seulement qu'elles naissent près de la racine. Les pédicelles chargés d'une seule fleur, ou les rameaux floraux qui en portent plusieurs, sont dits radicaux dans quelques cas, savoir : tantôt, quand la tige étant bien évi- 'dente, ces pédoncules naissent aux aisselles inférieures seulement, comme dans le vinca herbacea (ï), tantôt, quand la tige est tellement courte et a fleur de terre, qu'elle* se distingue à-peinê de la racine, comme dans la mandra-

(0 Waîdst. el Kil. pi. rar. Iii:ng. , pi. 9.

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4^6 OBOANESRfiPRODUCTBURS.

gore (a); ^lorsles feaiHes sont tréà-rapprocbées da coOet, et les pédoBcnles laaisseot de leur aisselle; tantôt, qoatid la tige est toot-à-fait souterraine , alors les feuilles sont réduites à Tétat d'écaillés, soit chamaes, soit scarienses, et les pédoncules qui naissent k leur aisselle sortent de la terre, cooime ^ la racine leur donnait naissance : c'est ce qu'on voit dans les plantes bulbeuses ; tantôt enfin , ta, tige, qnoîffae assez longue , est cachée sous la terre ou sous Feau , et donne naissance à de vraies feuilles qui ont, comme à l'or^ dinaire,des pédoncules axiUaires : c'est ce qui a lieu dans les nénuphars, les utriculaires^ ^.(3). Ainsi, les diverses fleurs, dites radicales, ne différent pas des fleurs ordinaires, quant à leur origine anatomique.

§ 3. Inflorescences la^rales on ertra*axillaires.

On a coutume de dire que les fleurs sont latérales, supraaxiilaires ou extra-axiUaires, lorsqu'elles semblent naître de la tige hors des aisselles des feuilles. Ce phénomène parait devoir se rapporter à deux classes : tantôt , comme dans les solanum (4), c'est une véritable anomalie de dé« veloppement, analogue à celle qui rend leurs feuilles géminées; tantôt c'est un simple cas de soudure; le pédoncule qui naît à l'aisselle est quelquefois collé intimeàaeot avec la branche qui lui a donné naissance ; alors la fleur ou les fleurs qu'il porte , semblent, selon la direction, nsatre de la branche au point où la soudure se termine ; on * trouve des exemples de ce phénomène dans diverses familles ; mais nulle part il ne se présente sous une

(a) Bkckw. herb. . pi. 364.

(3) Hayn. Tcrm., pi. 26, f. 6.

(4) iWd, bot., pi. a8, f. a.

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OBGAUBS RXPaODUGTEUBS. 4^7

apparence {dus stBfplière que àms udo petite section des câpriers {capparides sena/es^pCj prod, i, pag. 347)) oà les fleurs sont rangées trois, quatre ou cinq de suite en série loDgîtuâinale an-dessus d# la fleur (5) : c'est un épi uniTaiéra} collé à la branche . ^

'} ^ InfloreMtnoef p^hirà.

On ik qmK les fleurs sottt pétiolaires lorsqu'elles semblent niftre du pétiole de la feuille; cette illusion a lieu dtfu deux cas, savoir : pour les pétioles des feuilles irimi^eSy et pour ceux des fenilles composées.

Le prenutr est eacore im cas de soudfire en sens inverse in (nréoMent.Le^édoncq)e qui natt à Faisselle de la feuille se ^Qiide quelquefois ateelefiétiole, et alors Ja fleur ouïes fleurs quHs pefte semUent naître du pétiole au point où la soudure cesse : c'est ce qaî est très- visible dans le cAaîl" laîa (6), ou les fleurs «ont sur le» mêmes branches, tantôt évidemment axiUaires ou pétiolaires, selon que le pédon* cule est resté libre ou s'est collé au pétiole. C'est ce qu'on reoarque encore plus oalnoins constamment danà plusieon iÉbiscus. La âoudore est, au contraire , constante àims le iofuta (7), par exemple^ et dans quelques autres. La position des fleurs d(^ Aesium (8) pourrait bien tenir i une soudure du pédicelle et de la feuille ou de son pétiole^ , .,

Le second exemple de fleurs pétiolaires est celui des

fleurs ^ui naissent, dit-on, sur les pétioles communs des

' iei^es ailées, comme, par exeôple, dans plusieurs phyl-

(6) DG. 9 Anti. nms. 117, p. i55, pi. i^ f. t. % (8) HayticTenn. boi. , p!. a6, f. 4.

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^SS ORGANES REPnODUGTECAS.

lanthus. Ces flears naissent toujours k Paissellè des o^anes qu'on appelle folioles, quand Taxe reçoit le nom de pétiole; mais la réalité est que dans ces plantes, ce qu'on appelle une feuille composée estjun rameau à feuilles alternes, et par-conséquent les fleurs sont, axillaires comme à fordinaire : ce qui est remarquable dans ce genre de rameaux (que M. Martius a heureusement désignés sons lejiom de rami pinnœformes)^ c'est que leur base est articulée ^ur la tige fie jujubier m'avait,. depuis bien des années, éclairé sûr la nature de ces branches qui imitent des feuilles ailées; dès qu'on, observe un vieux jujubier, on y oit de place en place des espèces de nœuds ^ais, d'où sortent huit ou dix petites branches en faisceau-, chacune de ces branches est simple > porte des feuilles alternes ^ et souvent des fleurs à leur aisselle-, à l'automne , une partie de ces branches se désarticuTe et tom^e; quelques-unes persistent, et deviennent de véritables branches durables, et qui qe sont plus susceptibles de se désarticuler. Il est impossible , pour quiconque aura suivi la végétauon du jujubier, de ne pas reconnaître la vérité de ce que je viens d'exposer, et j'en avais conclu qu'il devait en être de même dans \ts pkyllanthus dits à feuilles pennées^ la manière dont les décrit M. IVIartius qui les a observés vivans, me prouve qu'il est arrivé au même résultat, et que pareonséquent les prétendus pétioles florifères de ces plantes sont des rameaux penniformes. L'observation àMphyllanthus cochinchinensis (9) vivant, a confirmé pour moi tous ces résultats : ce cas rentre donc dans la loi générale des flelirs axillaires.

(9} DC, Plant, rar. du Jard. dp Gcdcvc , pi. 3o, encore ine'ditc

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ORGANES RBPROl^UCTEVRS. SsQ'

• J 5. Infloresccfnoes épiphjUes*

Les fleurs sont 'dites épiphylles ou naissant sur les feuilles dans quatre cas. Le premier, qui rentre dans Tun des précédensj est celui où le pédoncule se soude trèsîntimement le long du pétiole s'il existe, et de la nervure moyenne de la feuille, dé manière que les fleurs semblent naître du b'mbe au point où la soudure vientà cesser : c'est cequi parak avoir lieu dans lepoljrcardîa (lo), où la soudure s'opère jusqu'au sommet de la nervure médiane ; dans ces cas, si le pédoncule porte quelques bractées à son sommet et à l'orlginç des fleurs, ces bractées semblent naître du disque même de la feuille.

' Le second cas de feuilles dites épiphylles mérite encore moins ce nom : c'est celui où les branches florales sont larges, dilatées, vertes, et applaties en forme de feuilles; c'est ce qu'on voit, par exemple, dans lesxylophylia (i i) et les opuntia f maïs il est si vrai que les corps qui portent les fleurs de ces plantes sont des branches et non des féuiUes, que quand on suit leur développement subséquent, on les voit se transformer graduellement en rameaux cylindriques chargés eux-mêmes de branches, semblables à ce que celles-là étaient primitivement.

Le troisième cas est celui que présente le morœa nortJuana (12), dont on a dit que les fleurs naissaient dn bord de la feuille; mais c'est encore un exemple de la nécessité de distinguer les formes primitives et modifiées : cette morée a, comme toutq^ les autres, un pédoncule chargé

(10) Lam. ill. , pi. iSa.

(11; Tarp. Icon. , pi. 16, f. 7. Mirb., Élëm., pi. «9, f. 5- Hajn. Tcrm. , pi. a5, f. 5.

(i^) Redouté, Liliac. , pi. 56.

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45o ORGANES ff£PRODUCTAUB$,

de fleurs ; mais ce pédoocole-est engaÎDé jtitqtt'à Torigioe

des flears par une feuille pliée sur ^Mnéme , et qui Tem-

brasse si étroitemeot, que les leurs semblent eu iortir.

Lesfostera présentent de même une feuille pHéeen long,

et les fleurs qui naissent d'un pédiculç collé n fond de ce

pli de la feuille.

Le quatrième cas des fleurs dites ^phyllei^est celui

des ruscus, qui semblent devoir leurappareoce à ce que Ws

feuilles naissent sur des rameaux foUilbrmes d'un genre

tout particulier) lorsqu'on suit ea «flfet le développement

d'un jeune ruscus, on voit.que les véntabks feuilles sont,

comme dans les asperges, des écaillas eadtlques et un peu

embrassantes, tandis que les organes très-compsimés qui

naissent à leur aisselle , sont de vrais rameaux Qi3) qui

sont destinés à porter des fleurs, et quo les rameaux

à bois sont cylindriques comme la tige eUe-méme. Dans

quelques espèces de ruscus , comme le ruscus hypogks*

sum, ce rameau foliiforme porte, omre ios âturs, use

véritable feuille florale, dont la ptésence conflirmelanatuft

du rameau.

ARTICLE VI

Des Pédicelles et des Pédoncules;

On a coutume de désigner, sous le nom spécial àepédicelle (pedicellus)^ le support immédiat de chaque fleur, et de réserver ceux de pédicule ou de pédoncule (pediculns, peduncnlus) pour toutes les ramifications quelconques de Taxe ou rachis général. Il résulte évidemment des notions contenues dans l'article précédent, que le pédicelle mérite en effet d'être considéré comme un organe propre ; mais

(i3) Voy. pl.49>fi6'.

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OB0AIfB5 REPRODtCTEUnS. 4^1

que Taxe de la grappe et tontes les ramifications des in^ florescences composées, sauf les pédicelles, ne peuvent être considérées que comme des branches florales. Cepen* dant, pour me conformer h l'usage, et pour éviter des périphrases, je me servirai des mots de pédicules et de racbis dans le sens ordinaire. J'ai déjà exposé ce qui tient à la distribution générale de ces pédicelles, il me reste à examiner ce qui est relatif k leurs formes , à leurs articuktions et à leur histoire.

Les pédicelles proprement dits sont toujours terminés par une seule fleur, à-moins qu'il n'y ait soudure de deux pédicelles, comme dans plusieurs chèvre-feuilles, et alors un même pédicelle semble porter deux fleurs ou deux fruîts(i). Ces supports sont, en général, ou rigoureusement cylindriques, ou un peu évasés en cône renversé sous l'origine de la fleur, ou légèrement comprimés. Leur longueur est quelquefois très-considérable; on la décrit, sort relativement à celle du calice ou de la fleur, soit en la comparant aux dimensions de la bractée ou de la feuille, à Taissell^ de laquelle le pédicelle prend naissance; lorsque celui-ci est si court, qu'on ne peut distiqguer un intervalle notable entre l'aisselle et la fleur, on dit que celle-ci est sessile, ou que le pédicule manque; mais on peut dire qu'en réalité le pédicelle existe toujours, quoique quelquefois peu visible, et par-conséquent ce caractère est incertain comme tous ceux qui tiennent au degré du développement : il arrive très-fréquemment que, dans les mêmes espèces , souvent dans les mêmes grappes 9 soit en diverses places, soit en divers ftges, les pédicelles sont, ou assez

■' ■ ' Il iW I I ■ ■ I»

(1) TouTD. In»t., pî. 3^

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^5^ ORGASVBS BfiPnODUCTBCBS.

longs pour être distiocts, ou sembleut tout-à-fait nuls. Dé là vient rincertitude pratique qu'on rencontre souvent pour dire si une fleur est pédicellée ou sessile, si elle est en epi ou en grappe, etc.

, Les pédicules présentent, en général, plus de diversités de formes que les pédicelles; car, indépendamment de celles qui leur sont communes avec les pédicelles^ il en est plusieurs autres qui dépendent, soit du mode d'inflo« rescence, soit de ce que nous confondons, sous le noià dç pédoncule, plusieurs degrés différens de ramifications* En général, ils présentent une forme plus cjl/ndriqne dans les inflorescences alongées en grappes ou en épis, et ik tendent à se dilater au sommet dans les inflorescences en ombelles.

Parmi les premières, la principale différence que présentent les pédicules, c'est d'être, ou réellement cylindriques, ou plus ou moins comprimés ; cette compression va^ dans quelques cas, au point de leur donner une forme aplatie en lanière ou en languette j par exemple, dans certains eugenîa et les eucalyptus*

Tantôt cette forme en lanière parait propre à l'espèce sans quon puisse en déterminer la cause, tantôt elle parait due à la compression des organes voisins; ainsi, les pédonccdesqui sortent de plusieurs bulbes sont comprimés, au-moins à leur base, par la pression des tuniques; tantôt la compression paraît due à ce que le pédoncule est bordé d'une membrane foliacée : c'est ce qui semble avoir lieu dans le ruscu^, et plus évidemment dans Yurttca mem* branacea. Dans ce cas, les fleurs naissent de la membrane médiane qui représente le vrai pédicule; tantôt la compression est due à Aine espèce de dilatation ou d'expansion

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CBOANES BEPBODUCTBUBS. 433

foliacée du pédoncule, comuie dans le xylophyllo, expansion analogue à ce qui a lieu daUs les branches dites fasciées, sur lesquelles je reviendrai dans la suite. Lorsque les pédoncules* sont fortement comprimés, le$ pédicelles naissent d ordinaire sur l'angle aigu et non sur les faces planes : par exemple, dans le xylophylla^ d*oà résulte que ces pédicelles sont rigoureusement alternes, et s'ils sont rapprochés, on dit que les fleurs sont distiches.

Dans les inflorescences enx)mbelle ou en cime ombelKforme, les pédoncules tendent à s« dilater au sommet, et cette dilatation est en rnpport avec deux circonstances : elle est d'autant plus grande que le nombre des fleurs qui doivent trouver place sur le sommet est plus grand ; elle est aussi d'autant plus grande, en général, que les fleurs sont plus près d'être sessiles sur l'expansion horizontale due à cette dilatation* Cette expansion porte le nom de réceptacle des fleurs (recéptaculum), ou rëceptacle pro^ prement dit : quelques-uns lui ont donné les noms de phoranthe OU de clinanlhe.

Quand les fleurs sont peu nbmbreuses, comme dans les inflorescences di ou tricbotomes, ou quand les fleurs sont munies de pédicelles bien distincts , comme dans la plupart des ombellifères, alors le réceptacle diffère si peu des autres points de ramifications^ qu'on n'a guère coutume de lui donner ce nom; mais dans ce cas comme dans ceux où il est lé plus évident, le réceptacle ou le poiiit commun de départ des branches d'une ombelle, est une portion plus ou moins dilatée, ou se dépose, avant la fleuraison , une certaine quantité de matières nutritives qui sert au développement ultérieur des fleurs ou des fruits. Aussi tous les réceptacles multiflores sont-ils, en général, très«

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454 ORGAlfES RIPR0DUGTB1IRS«

épais^et trés-charaus; ce dépôt de nourriture qu ils renferment pour les fleurs, les animaux et rhomme s'en emparent souvent pour eux-mêmes; ainsi Tbomme s'empare des réceptacles du figuier, de Tarticbaut, et de plusieurs autres sjngénèses, précisément par la même cause qui lui fait choisir les tubercules ou les cotylédons charnus, parce qu'il j trouve un dépôt de nourriture préparé par la végé^ tation : ainsi, un grand nombre d'insectes s'établissent dans les réceptacles des fleurs en tête ou en ombelle , parce qu'ils y trouvent non-seulement un abri , mais sur* tout une nourriture préparée; cette circonstance se te* ' marque même chez les ombellifères. Quand les insectes les attaquent (et les amateurs des herbiers savent que ce n'est que trop fréquent), ils dirigent toujours leurs atts* ques sur le point de départ des rayons qui représente le réceptacle, et qui renferme le dépôt de nourriture destiné a la fleuraîson.

Les réceptacles couverts' de fleurs sessiles sont de coik leur blanchâtre, vu qu'ils sont étiolés par leur position i l'abri de la lumière; avant la fleuraîson ils sont en généijftl assez épais, et deviennent plus minces ou da-moins se vident d'une partie notable de leur dépôt pendant la fleuri' raison ; aussi a-t-on soin de choisir ceux qu'on veut manger avant que celle-ci soit effectuée. Ceux des chicoracées se vident de fort bonne heure; ceux des cinarocéphales restent plus long-temps charnus, mais finissent à la matu* rite par n'offrir qu'un tissu semblable à uoe moelle vide : l'inverse a lieu dans quelques-uns, tels que la figne, qui devient charnue en approchant de. la maturité. U est peut* être digne de remarque, qtie dans toutes les plantes k socs laiteux, le réceptacle, au moment de la fleuraison, est

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OBGANBS RBt»BODVCT£VBf. 455

rempli d'an suc d'une autre nature: ainsi la figiie, le ré-* ceptaclé delà galaciite et de toutes lestomposées laiteuses, sont remplies de ce suc avant la fleuraison , et cessent d'en recevoir ou d'en former dès que celte époque commence.

'Les réceptacles sont tantôt en cylindre ou cône alongé, comme dans les capitules à fleurs en épi; par exemple, les dipsactts, les ejyngium; tantôt en cône court ou simple» ment convexe, comme dans un grand nombre de syngénèses ou de dipsacées; tantôt planes ou même légèrement concaves, comme dans la plupart des syngénèses et danâ les dorstenia (ta). Quelquefois les bords même du réceptacle se relèvent et recouvrent les flenrs, comme àxtt% une espèce de poche; on aperçoit déjà cette tendance dans le dorstenia : elle est bien plus prononcée dans la figue (3), où les bords du réceptacle s'avancent de manière à enfermer toutes les flenrs dans une espèce d'enveloppe à*peinë ouverte au sommet.

Au moment de la maturité, les réceptacles subissent des changemess de forme qui &cilitent ou déterminent la chute des graines. Les réceptacles planes on convexes deviennent bombés vers leur centre^ et poussent ainsi les graines en dehors : les réceptacles concaves s'ouvrent par la réflexion de leurs bords ^ comme on le voit dans la figue livrée k elle-même, et mieux encore dans ïambora. Les pédoncules qui naissent d'une souche cachée sous terre ou à fleur de terre , ont reçu le nom particulier de hampe (scapus); ils ne différent des rameaux ordinaires qn'en ceci, qu'ils ne portent point de feuilles végéutives, ■ i

(a) Mirb., £lem. , pi. 43, f. 8. Turp. Icon. , pi. i6, f. 6. (3) Ihid. , f. 9. Ihid, , f. 5.

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430 OBOAHBS EBPRO-DDCTBVBf.

mais seulement des bractées ou feuilles florales : ainsi b hampe qui soutieolfa tête de fleurs de la pâquerette, ou la fleur solitaire du cyclamen , ou 1 epi du plantain y est entièrement dépourvue de feuiUes végétatives.

Les pédicelles et les pédicules sont souvent munis d'articulations dont letude offre quelque intérêt, soit parce qu'elles déterminent la cbute des fruits , soit pai*ce qu'elles éclairent sur la vraie structure des organes de l'inflorescence.

Les pédicelles paraissent souvent articulés dans le milieu environ de leur longueur; mais il faut remarquer que quand ce phénomène a lieu, soit prés de la base ou prés du sommet, ou réellement au milieu, on observe, au^ dessous de l'articulation, deux petites bractées, qui servent à indiquer que Ton doit considérer comme inflorescences terminées ou composées, les cas où se rencontrent de telles articulaiioDs, et réserver le nom de pédicelle pour la partie qui est au*dessus de l'articulation et qui tient à la fleur; ce qui tend à confirmer cette opinion, c'est qu'il arrive, dans un grand nombre de plantes (par exemple, plusieurs myrtacées, légumineuses, etc.), que là où se trouve une telle articulation, on voit fréquemment naître un second et un troisième pédicelles, ce qui prouve que la partie infériture était un véritable pédicule, et non une partie du pédicelle. On peut rencontrer de même , çà et la , dans les inflorescences composées, des articulations en divers points du système; mais, ce qui est plus remarquable, c'est qae quelquefois la branche florale elle-même est articulée à sa base ; c'est ce qu'on observe dans les épis ou les grappes «le plusieurs amentacéeS; et ce qui leur a fait donner le nom parrtcûlier de chaton (amenlum), nom que par analogie de forme on a quelquefois étendu aux épis ou grappes de

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O&OAIfBS RBPBODUCTBURf, 4^7

fjUelqties espèces ie ces families ou larticuIatioD n'existe pas. Oo retrouve cette articulation, et par - conséquent la chnte da système entier des fleurs ou des froits, dans la mure, la figue, etc.

L'étude de la végétation des pédicules et des pédicellea fait partie de la pb^iologie plutôt que de Forganograj^e; je me bornerai à faire remarquer ici :

I.* Qu'il est fréquent de les voir prendre des directions différentes et déterminées, avant, pendant et après la flenraison : en général ils naissent dressés, et s'étalent à mesure qu'ils avancent en âga^ Mais diverses plantes pré* sentent à cet égard des phénomènes très-curieux sous le rapport physiologique,

2.* Us changent aussi quelquefois de longueur, et s'alongent en vieillissant dans une proportion trèvpronoBcée.

3.* lis changent encore quelquefois de consistance; ainsi, celui de Vanacawdium, qui porte la noix d'acajou , devient assez. charnu après la fleuraison, polir avoir presque la forme et la grandeur d'une poire (4) ; celui de la figue est assez pulpeux pour être considéré comme un véritable fruit. Au contraire , quelques-uns persistent et se dessèchent après la fleuraison , au point de prendre l'apparence de véritables épines, comme on le voit dans la mesembryanthfmum spinosum^ Valyssum spinosum^ etC4

4«* Quelques pédicules, lorsque leurs fleurs viennent à avorter, se transforment en filets aloogés qu'on nomme vrilles, et dont nous parlerons au livre suivant.

5.« • Quelques pédoncules , surtout parmi ceux qui naissent prés du collet, et qu'on appelle hampes (scapi),

■Il I ll"l ^^^i^— ^M^^^— ^.^.^— ^■^»^^— ■ I. ■ I II -^

(4) Torpin leon, ^ pi. So, f. 5> 6.

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4oft OBGÀNES BBPR0DUCTEI711S.

offrent une disposiiiou à se I6f dre d'eux-mêmes en spirale régulière, d'one manière analogue aux tiges volobiles, et qQeUjfoefois plus prononcée encore ; c'est ce qu'on observe dans les hampes des cyclamens (5), et daos ceUes qui portent les fleurs femelles des vallisneria (6) ; celles-ci , comme on sait> s'alongent jusqu'à éle^r la fleur i la surface de l'eau, en déroulant les plis de leur spirale, et les resserrent après la fleuraison {>our ramener le fruit mûrir aa fond de l'eau. Tbut ce que nous avons dit des tiges Tolubiles est applicable aux hampes volubiles.

ARTICLE Vil- Des Bractées.

Les bractées, en général, sont les feuilles a Viùsselle desquelles naissent les branches florales ou leurs ramifications, ou les pédicelles eux-mêmes; elles diffèrent des feuilles ordinaires par la forme, la grandeur, la couleur, etc.^ ou tout au-moins, ce qui est plus constant, parce qu'elles ne portent pas de vrais bourgeons à leur aisselle ^ la fleur en remplissant pour ainsi dire le rôle.

Que les bractées ne soient que des feuilles modifiées par leur position , c'est ce qu'il est peu nécessaire de chercher \ établir, vu que l'inspection la plus légère tor ces organes suffit pour le démontrer. Cette opinion est surtout démontrée parles cas assez fréquens où les bractées se changent en véritables feuilles; c'est ce qui arrive dans plusieurs crucifères, dans les plantains (i), etc., etc.

Dans les inflorescences simples, telles que la grappe

(5) Mirb.,pl. a9,f. 5.

(6) Mich. gén. , pi. lo. Mirb. , Elem., pi. 8, f. i. B. (i) Hopk. FI. anom., pi. io,f, r.

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OBGAIfB5 RBPBODUGTBUES. 4%

d*aiie jacinthe, les pédicelles uaisseDt tous à Taisselle d«s bractées, et il n'y a point de difficulté pour distinguer et nommer les organes; mais, dans les grappes composées, il y a autant d'ordres différens de bractées qu'il y a de degrés de ramifications; on leur donne à toutes le nom commun de bractées, excepté dans un seul cas, celui où les dernières ramifications d'une inflorescence composée portent des pédicules terminés pa^ un seul pédieelle, ou, comme on dit vulgairement, lorsque les pédicelles sont articulés dans leur longtfeur : alors les petites bractées qui se trouvent k cette articulation, sont quelquefois désignées sous le nom de bmctéoles (2); cette distinction n'est pas rigoureuse, mais elle est commode dans la pratique , pour * éviter de longues périphrases.

Les bractées sont, avons-nous dit, des feuilles modifiées par la naissance des fleurs qui, en se développant i leur aisselle > tirent à elles une grande partie de la sève, d'où résulte qu'elles sont en général plus petites, moins découpées, plus membraneuses que les feuilles de la plante; souvent elles participent, ainsi que les pédicelles euxmêmes, à la couleur de la fleur, comme on le voit dans l'hortensia, dont ce qu'on appelle vulgairement la fleur est essentiellement formé par des bractées^colorées, dans le sahia splendens (3), les melampyrum, etc. ; ces dernîefs offrent même cette double singularité, que les bractées colorées y sont plus grandes et plus découpées que les feuilles.

La coloration des bractées a Ueu d'autant. plus facilement, qu'elles sont plus voisines des fleurs. Lorsque les feuilles dé la plante sont composées , les bractées des ramifications

premières le sont quelquefois aussi, mais le plus souvent^

(a) Hayn. Tcrm. bot., pi. Sa, f. î *• (3) Bot. reg. , pi. 687.

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le§ bractées sont réduites à de simples écailles , qui semblentle rudiment du pétiolet

Les bractées sont souvent tri|^es ou trifides^ et dans ce cas , les deux latérales ou les deux lobes btéraux de la bractée unique en apparence, sont les rudimens dea stipules; ainsi, dans les plantes où les stipules sont distinctes du pétiole, on trouve souvent, soit à la base des branches florales, soit k la base dçs pédicelles, trois bractées distinctes, dont les deux latérales sont les pins petites. Daus les plantes où les stipules adhéreM an pétiole, on trouve souvent des bractées A trois lobes : quelquefois les stipules conservent, dans cet état de bractées, uu assez grand développement, et la vraie feuille avorte en tout ou partie; alors la bractée est remplacée par deux bractées latérales et opposées, comme on le voit dans les cliffortia (4), etc. Ce phénomène rappelle ce qui se passe 4ans les stipules du lathyrus apkaca.

Il e$t des plantes où la feuille florale, en se transformant en bractée , au-lieu de prendre l'apparence membraneuse ou foliacée, prend celle ou d'une ppinte épineuse, comme dans les barleria (5), VexoaçanthaÇ^)^ ou d'une petite vrille, comme dans quelques bauhinia, ou^d'un tubercule ou d'une glande.

Tant que les bractées sont, par la disposition même des fleurs, assez écartées les unes des autres peur ne point former d'anneau ni d'enveloppe particulière, on leur laisse le npm de^bractçes ; mais elles prennent une autre apparence lorsque le rapprochement de l'origine des pédicelles oc^

(4) DC. y note sur les cliffortia «kns Içs Ann. des Se. natnr. , ^l.I,pâg.447.

(5) Lam. ili. » pi. 549.

(fi) Ihid.f pi. 190.

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OBGANES REPRODUCTlBVRS. 44^*

dts pédoncules force les bractées à oaiire en verticilies plas oa moins léguliers /comme on le voit dans les fleurs en ombelle^ en corymbe on en tête : alors on donne à l'ensemble des bractées je nom Sinvolucre (inrolacrum) , et à chacune d'elles, les noms d'écaillé, ou de foliole , ou de bractée.

Dais les plantes à ombeik, où le pédicule commun n'est pas dilaté en réceptacle, les involucres sont en géné*^ rai composés d'autant de bractées iqu'il y a de rayons à l'ombelle, et ces bractées sont distribuées sur un seul rang. On donne, en français, à ce genre d'involucre> le nom.âe collerette^ oui exprime très-bien son apparence, mais qui n'a pas de correspondant dans la langue latine de la botanique.

Dans les fleurs rapprochées en tête serrée, le nombre des folioles de l'involncre est plus rarement déterminé ; ces folioles forment autour des fleurs une enveloppe sur un ou plusieurs rangs qui les entoure si bien , qu'il semble qu^ toutes les fleurs d'une tête n'en forment qu'une seule, dont l'involncre semble être le calice. C'est cette illusion qui fit jadis donner, dans un grand nombre de cas, à ces capitules serrés, le nom de fleur, et à l'involucre, celui de calice; ensuite, pour diminuer l'erreur, on appela le capitule fleur aggrégée ou composée, et l'involucre calice cortimun; enfin, dans ces derniers temps, on s'est pjus rapproché encore de la vérité ; l'ensemble des fleurs porte les noms de capitule, tête, calathide, ou anthodium, et l'involucre a reçu celui de périphoranthe , parce qu'il entoure le réceptacle, ou, plus simplement et plus clairement celui SUnvolucre.

Les bractées qui composent les involucres peuvent être ou vertîcillées sur un seul rang {unUeriahs)^ ou sur

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44s ORGAnit REPRODVCTBUKf.

deux rangs {biseria/es), ou sur plusieurs rangs {jpluiuB- /^a/m). Lorsqu'elles sont sur deux rangs, et que rextérienr est sensiblement plus petit, on dit que Finvolucre est ca* UcuU, ou muni à sa base d'une sorte de petit calice: lorsqu'elles soursur plusieurs rangs, et que les plus extérieures recouvrent la base des plus intérieures, et vont d'ordinaire en diminuant de grandeur, on dit que l'inrolucre est emhriqué. Un mode singulier d'embrication se présente accîdeotellement dans quelques œillets; leur fleur, dans l'état naturel, est munie à sa base de deu^ paires de feuilles ré*, duites à l'état de bractées; mais quelquefois, au-lieu de deux paires, on en trouye quinze ou vingt embriquées, de manière à former un épi alongé, et, dans ce cas, la fleur avorte le plus souvent. Cette monstruosité a reçu dans lea jardins le nom de dianthus caryophyllus imbricatus (y).

Les pièces qui forment soit les collerettes, soit les iovolucres, surtout ceux à un seul rang, .sont tantôt par&itement libres entre elles, c'est le cas le plus fréquent; quelquefois soudées ensemble par leur bord, de manière à sembler une feuille unique î telles sont les collerettes de plusieurs huplevrum (8), et du seseli hippomarathrum , ou les involucres de Yothonna ou du nyctago (9). On a coutume de donner très-inexactement à ces involucres 1 epithète de monopbylles, qu'il faut remplacer par celle de gamoph^Ues , qui exprime leur vraie nature.

Quand les involucres renferment plusieurs fleurs, on ne peut avoir aucun doute sur leur nature; mais lorsqu'ils n'eu renferment qu'une, il est souvent difficile d'affirmer si l'enveloppe est un calice externe ou un involucre : cette

(7) Sims bot. mag. , pi. i6aa.

(8j Lam. ïll> , pi. 189, f. 1.

(9) Ibid. , pL io5.

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0RGA5JiS «KPRODVCTBURS. 44^

ambiguïté est surtout très-^ande quaud les folioles soot soudées ensemble, comme les sépales des calices; aiosi, dans labelle-de^Duit, TinToIncre a été très^babituellemeot pris pour uo calice; on s'est assuré que c'est un iavolucre, parce que, dans plusieurs plantes de la même famille, cet organe renferme plusieurs fleurs, ce qui n'a jamais lieu pour un vrai calice; la même illusion a existé plus long-tempa encore pour les euphorbes, où Ton a appelé Tin volucre du nom de calice, jusqu'à ce qu'on ait reconnu que ce qu'on appelait une fleur unique était réellement un assemblage de petites fleurs en tête. On sait de même maintenant que l'enveloppe épineuse des châtaignes, la cupule du gland ou de la noisette, sont des involucres et non des calices. La question est plus déUcate dans les malvacées qui portent fréquemment en-dehors de leur calice une rangée de folioles disposées en Yerticille;les uns les nomment calice externe, parce qu'elles preni^nt naissance de la base du calice ; il en est qui les ont considérées comme les repré- ^entansdes stipules des feuilles calicinales; quelques-uns les croient des involucres uniflores, en se fondant sur l'irrégularité de leur présence, de leur nombre, de leur position, et de leur forme, qui parait indiquer qu'ils font plutôt partie des organes de Tinflorescence que de la fleur proprement dite : Ja question sera résolue affirmativement pouf cette dernière opinion , si Ton vient k trouver quelque malvacée qui porte plus d'une fleur dans ce tégument externe.

Les bractées qui naissent à la base des ombellules ou ombelles partielles, forment ce qu'on nomme Vinvolucelie pu Ib collerette partielle, ou Vinfoluerepropre^ rensen)J>Ie de celles qui naissent i la base des pédoncules on de l'om*

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i(44 OKGA.^XS RBPRODUCTBURS.

belle géoérale, prend je nom ^im^lucre an de collerette générale $ quoiqu'on ait boroé la fiomenchRure à ces deox degrés, qui sont les plus fréquens, il pent s'6D))résenter un plus grand nombre , comme on le voit dans les eu« pfaorbes, et alors il y a eficore dans le langage botanique quelque ambignité pour distinguer ces divers degrés d'in-* volucre. De même dans \es fleurs en tête, tSù ttou^ sou-* vent une ou plusieurs fleurs réumes dans une première enveloppe, c'est Tinvolucellè ; fwr exemple, dans Vechh nops, rinvolucelle est uniflonEf à plnsiea)^ folioles eiabri* quées, et dans le tagasca(\o\ ilfist aussi uniflbre, mais & folioles soudées. Ces involncdles sont, dans les exenpAes que j'ai choisis, réunis en une tète serrée , laquelle est elle-même entourée d'un involucre auquel ondonnele ommd d'involucre général Oi d'intolucrô proprement dit, et ces involncres eux-mêmes sont encore quelquefois wkxaÀs par des involncres plus extérieurs ; il y a en général p^i de précision dans la 'manière dont t>n désigne et dont on compare entre elles toutes ces parties, et il en est souvent résulté de graves erreurs de descftptieraL

Dans un grand ntwnbro de fleura en tète, on trouve^ outre les écaiUes de rinvolucre, dfautres bractées situées entre les fleurs, et naissant du réœptacle; les foliole» de rinvolucre sont analogues aux bractées^qu» naissent dans le bas des grappes composées; les écailles du réceptaflit représentent les bractées propres de chaque fleur, ou les bractéoles; et ce qui, enlf 'autres circonstances, tend à prouver Panalogte de ces organes,* c'^ que ces écaiUes sont toujours situées du^cèté eJitérieur de chaque fleur,

(îO) DesT. , Journ. bot. , ▼. i, p. a3 et 3^9, avec une pknd^Q.

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OftGAMBf BEFâOBirCTEUlf. 44^

ce (pi! correspond m côté inférieur des grappes , et qoe , par-conséquent^ kur position est la même que celle des bractéoles. Quand on suit ftf ec soin les d^radatioos de forme des folioles de l'iavolucre aux écailles du réceptacle^ on ne peut douter de l'identité de ces organes. Comme elles sont situées entre .des fleurs fort serrées, il arrive couvent que ces écailles avortent, ou qu'elles sont réduites à un état tout-à-fait scarieux, et à de fort petites dimen* jsfons, on enfin qu'elle se soudent, soit entre elles, soit avec la fleur. Lorsqu'elles se soudent entre elles par les bords, il en résulte que chaque fleur semble comme enchâssée dans une petite loge : c'est ce qu'on voit trè3-bien dans le syncarpha{^ii)'j lorsqu'elles enveloppent le calice et se soudent avec lui , elles semblent faire partie de la fleur, comme on La voit dans le scofym us angiospermus ( i a) : mais ^ quand les deux phénomènes ont lieu à- la-fois, alors tome la tête des fleurs ne fait pins qu'un seul corps creusé en appa* rence de fossettes séminiféres, et sa structure ne peut se démêler que par une analogie très-délicate : c'est ce qu'on voit dans le gundeïia (i 3) et Vopercularia (i 4)»

Lorsque les pièces d'un involucre sont larges et engainantes à leur base, on donne à l'involucre le nom de spathe (i5), et aux pièces qui le composent, le nom impropre de valves. Cette organisation ne se rencontre que dans les monocotylédones, et lorsqu'on la mentionne dans

(ii; DC. , Ann. mus. et Choix d« M^m. , pi. x, f. 3i. (13) Gawl. fnict. . pL 157. ^

(i3j Lam. ill., pi. 7110.

(i4) Jass. , Ann. mus. , 4 > P^* 7^ « 7 ' *

(i5) Voj. Hopklrk FI. anom. , pi. 5, qui représente le calla pulustrit Tariant, k spathe an^lve et biralve.

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44^ ORGANBS BBPRODVCTXUBS;

les dicotylédones, c'est comme si Ton disait iovolucre qui a la forme ou Tapparence des spatfaes. Dans les vrais spathes, il j a tantôt une , tantôt deux yalves (i6); mais, dans ce dernier cas, les yalves ne sont jamais opposées; elles sont alternes, et l'inférieure, qui est la plus grande, embrasse par sa base la supérieiire. Cette organisation se retrouve dans toutes les inflorescences composées de. monocotylédones. Les petites bractées situées à la base des pédicellesqui naissent des spathes, portent le nom de spa* thelles. La distinction de ces organes n'est guère plus rigonreusement établie que celle des bractées et des bractéoless des involucres et des involucelles.

Parmi les spathes eux-mêmes, ou a encore distingué, sous le nom de glumes (17), celles qui ont une consistance plus scarieuse et plus sèche; elles sont propres à la vaste famille des graminées. Dans ce sens , les glnmes qui nais* sent à la base des épillets des gramens, sont les anabgues des spathes ou des involucres; celles qu'on trouve autour de chaque fleur, et qu'on nomme giumeilesy sont, seloB les uns, analogues aux involucelles ou aux spathelles, et, selon les autres, aux vrais tégumens de la fleur. L'opinion des premiers se fonde, i.^ sur l'analogie avec les cypéracées, où récaille est évidemment une bractée; 3.^ sur ce que la glumelle extérieure est toujours située un peu au* dessous de l'intérieure, d'où résulte que ces valves ne sont pas verticillées, comme les véritables tégumens floraux, mais alternes, comme les feuilles des graminées. Ces motifs «ne paraissent puissans en faveur de cette opi-

(16) Mîrb. , Él^m. , pi. a8, f.8. Turp. Ic<m. , pi. i4, f. 8. Hayn. Term., pi. a5,f 4.

(17) Turp. Icon., pi. 14, f. 4; pi. 17, f. f

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nioD, daos laquelle on regarderait les lodicules comme les radlmens du périgone/

M. Lestiboudois (i8) a voulu corroborer cette théorie d*un troisième argument, savoir : du nombre quaternaire qu'il admet, sans dire ses motifs, dans les glamelles ; mais il me semble évident, avec M. R. Brown, que les glumes et glumelles présentent le nombre ternaire propre aux moDocotylédones , Textérieure étant d'une seule pièce^ et l'intérieure de deux pièces sondées. Cette discussion serait ici déplacée, et je me borne à faire remarquer les rapports qui existent entre les spatbes et les glumes.

On trouve quelquefois dans les aroïdes et les palmiers des spatbes très-grands (19), et composés d'une seule feuille engainante : organisation possible dans les mono» cotylédones où les feuilles sont essentiellement alternes, mais qui ne pourrait avoir lieu dans les invokcres des dico* tylédones, dont les pièces sont essentiellement opposées ou verticiUées.

Les bractées se rapprochent plus ou moins des sépales ou pièces du calice, soit lorsqu elles sont colorées, soit lorsqu elles sont verticiUées, et la transition des organes de la végétation à ceux de la fleuraison se trouve ainsi telle* lement graduée, que plus on Féludie, plus on arrive à comprendre cette unité de composition qui fait la base de l'organographie philosophique*. Cet aperçu de||iendra plus clair par l'examen de la structure de la fleur elle-mémei qui fera l'objet du chapitre suivant.

(18; LestiU BoUd. é\ém. , p. 181. Mem. sur la plus int. des eovel. desGram. Lille^ i8i3.

(K)) Mirh., Él^. , pi. %», f. te* A. Tarp.* Icoo., pi. i4, f» 8% Hayn. Terin., pi. 35, f. 8. a.

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