‹ Cours de chimie agricole, professé à L'École d'agriculture de GrignonChapitre 136 sur 228 · PO TA 8 H · texte numérisé non relu

PO TA 8 H

extraite

de

la terre aonnale.

POT A BS K

extraite

de

la terre pUtrée.

de l'expérienoe.

Terre d*Êragny (Seine-et-Marne), jamais nlâtrée.

gr.

traee8

traces

12 heures.

12 heures.

Terre d'Alfort (Seine), jamais plâtrée.

Terre de la Guéritaude (Indre-et- Loire), plâtrée avec grand avantaire •

Autre terre de la Guéritaude (Indreet-Loire), plâtrée avec grand avantaflre •• •

On voit que l'eau enlève à une terre plâtrée plus de potasse qu'à une terre qui ne l'a pas été, puisqu'on lavant dix échantillons d'un kilogramme de terres très-diverses, on leur a enlevé 1*%095 de potasse, tandis que les mêmes terres, après avoir été plâtrées, ont cédé à l'eau 2^\b2b de potasse. On voit encore que les terres qui ne sont pas plâtrées avec avantage abandonnent à l'eau de la potasse, tandis que celles qui sont plâtrées, au contraire, ne cèdent à l'eau cet alcali qu'après qu elles ont été additionnées de gypse.

Ces faits tendent donc à démontrer que la véritable fonction du plâtre serait de favoriser la solubilité de la potasse ; pour le démontrer encore plus complètement, on a tenté quelques essais synthétiques.

Au lieu de chercher, comme je l'ai fait d'abord, la potasse contenue dans une terre arable plâtrée et de tirer de cette comparaison l'explication des effets de cet amendement, j'ai ajouté de la potasse à

(1) Le travail sur le plâtrage des terres arables, que nous venons de résumer ici, a été publié dans les Annales du Conservatoire des arts et métiers en 1863. Les faits qui suivent sont extraits d'un second travail publié seulement en 1865.

àZi

diverses matières absorbantes, et j'ai ensuite essayé d'extraire cette potasse en ajoutant du plâtre à ces matières absorbantes. Souvent aussi j'ai fait deux lots des matières capables de retenir la potasse : les unes recevaient du plâtre, tandis que les autres restaient à leur état primitif. Après avoir mis ces matières absorbantes en contact avec des dissolutions de potasse titrée, on déterminait la quantité d'alcali qui avait été respectivement retenue dans les deux séries d'échantillons.

Ces expériences ont été faites avec de l'alumine lavée et séchée à l'air et avec du kaolin. Ce dernier m'a d'abord donné des résultats très-divergents, et je fus quelque temps avant d'en pénétrer la cause : elle n'était autre que la présence du plâtre même dans certains échantillons de kaolin lavés sans doute avec des eaux séléniteuses. Aussi j'engage beaucoup les chimistes qui voudraient vérifier ces expériences d'absorption, à s'assurer d'abord que le kaolin qu'ils emploient ne renferme pas de plâtre.

Les opérations étaient conduites de la manière suivante : On prenait 50 grammes de kaolin ou d'alumine séchée à l'air; on s'assurait qu'ils étaient exempts de potasse, et Ton ajoutait à l'un des échantillons de 2*^%b à 5 grammes de plâtre cuit, puis on y faisait tomber 100'^* d'une dissolution de carbonate de potasse préalablement titrée. On laissait en contact vingt-quatre heures, on filtrait, on mesurait le liquide obtenu, et l'on concluait, d'après la quantité de potasse trouvée dans le liquide filtré, à ce qu'on aurait obtenu si tout le liquide eût été extrait de la matière absorbante.

Abiorption de la potasse à Vélat de carbonale par le kaolin et Valumine.

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