POUM
de la potasse
retenue
par la matière
absorbante.
TOISS
de la potasee
retenue
pour 100
de potasse
ajoutée.
50 gram. kaolin
50 id. kaolin
50 id. kaolin
50 id. alumine....
50 id. alumine ....
250 gram. de matière absorbante
On voit, d'après ces chiffres, que la matière absorbante à l'état normal a retenu 55 pour 100 de la potasse qu elle a reçue, tandis qu elle n'en a retenu que 18 pour 100, quand elle avait d'abord été mélangée de plâtre.
Les résultats précédents sont donc assez nets pour qu'iln'y ait plus d'hésitation possible, et l'on peut affirmer qu'un des effets qu'exerce le plâtre sur la terre arable est bien de mobiliser la potasse et de Tempe* cher d'être absorbée par les matières argileuses.
En recherchant l'ammoniaque que l'eau pouvait enlèvera une terre normafe et à une terre plâtrée, on obtient encore des résultats semblables à ceux que nous avons donnés plus haut. Ainsi, tandis que, sur 100 parties d'ammoniaque existant dans les terres soumises à l'expérience, l'eau en enlevait 32,6, quand la terre était laissée à l'état normal, l'eau en enlevait 60 pour 100 des terres plâtrées.
Il nous reste maintenant à préciser les causes auxquelles il faut attribuer les effets que nous venons de constater.
I<e plAtre métamorphosiD les «arbonates eonteaas dans la terre arable en enlCntee plae dlflkelUee. — NoUS a VOUS VU, dans le chapitre Composition chimique de la terre arable^ que le sol cultivé renferme toujours une certaine proportion d'ammoniaque toute formée qui s'y trouve vraisemblablement à l'état de carbonate, puisque c'est là le produit que donnent les matières azotées d'origine organique qui se décomposent dans le sol avant de s'unir aux matières carbonées
DU PLATRAGE DES TERRES ARABLES. iISS
pour fournir les produits fumîques ; d'autre part, il est vraisemblable que la potasse soluble qu'on rencontre également dans la terre arable doit s'y trouver encore à l'état de carbonate, puisque nous avons vu (page 235) que l'acide carbonique a été l'un des agents les plus efficaces de décomposition des feldspaths.
Si Ton mélange à ces carbonates du sulfate de chaux, il est clair qu'on obtiendra des sulfates. On sait, en effet, que toutes les fois que des sels sont en contact, ils se décomposent mutuellement, surtout quand ils peuvent donner par l'échange des bases et des acides des composés présentant des propriétés physiques différentes de celles des corps réagissants. L'insolubilité du carbonate de chaux sera donc une des causes de cette décomposition, et il se formera dans une terre plâtrée du sulfate de potasse et du sulfate d'ammoniaque. Ne serait-ce pas à cette décomposition, à cette transformation des carbonates en sulfates que serait due la plus grande mobilité des bases que renferme la terre plâtrée? et si nous pouvons enlever à un sol ainsi amendé plus de potasse et d'ammoniaque qu'à un sol normal, n'en pouvons-nous trouver la raison dans l'intensité variable avec laquelle les argiles retiennent les sulfates et les carbonates ?
Pour vérifier celte hypothèse , nous avons préparé des liqueurs titrées de carbonates et de sulfates de potasse et d'ammoniaque. Ces dissolutions doivent être très-étendues pour que les effets d'absorption soient très-sensibles. — Les opérations sont très-faciles à exécuter ; on met en contact de ÔO à 100 ou à 200 grammes de kaolin ou de terre avec une dissolution titrée de potasse ou d'ammoniaque à l'état de sulfate ou de carbonate ; on mesure le volume de dissolution ajoutée, on laisse le liquide en contact avec la matière absorbante, puis on filtre. On mesure le liquide recueilli, et l'on dose la potasse et l'ammoniaque à l'aide du chlorure de platine, en ayant soin d'opérer sur des matières absorbantes qui ne cèdent à l'eau pure ni potasse ni ammoniaque. On sait, au reste, que la quantité de ces bases que l'eau peut enlever à 150 ou 1 00 grammes de terre est extrêmement faible et ne peut avoir d'influence sur les résultats.
On conclut, de la quantité de base trouvée dans le volume du liquide recueilli, à ce qu'on aurait obtenu si l'on avait pu retirer de la matière absorbante tout le liquide introduit; on constate un appauvrissement de la liqueur qui indique la quantité de base absorbée, ainsi qu'onpeut le voir dans les tableaux suivants :
DCDÉRAiN. *:8
AbMorpUon comparée âe la pofoiM à Vétat d9 eaftomU el & Véiaî de sulfate (l).