CHALEUR
spécifique
des
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CHALEt'R
spécifique
des terres Bêchées tt l'air.
(i) On sait que M. Regnault détermine les capacités calorifiques en portant la substance
Ces résultats permettent de tirer quelques conclusions, ou au moins d'indiquer les points sur lesquels l'attention devra se porter de préférence dans de nouvelles recherches. Ainsi les chaleurs spécifiques les plus faibles sont celles des terres qui ne contiennent pas d*humus, qu elles soient d'ailleurs composées de silicates ou de calcaire, et l'on ne fera pas une grande erreur en attribuant aux terres sèches et privées d'humus une même chaleur spécifique d'environ 1/5* de celle de l'eau. Par contre, la plus grande chaleur spécifique appartient à la tourbe (0,507) . Les autres terres se groupent entre ces deux extrêmes, suivant leur plus ou moins grande quantité d'humus. En dehors de débris organiques, le degré d'humidité de la terre exerce une influence puissante sur la chaleur spécifique ; il en résulte que, sous ce rapport, les terres argileuses, qui retiennent une grande quantité de ce liquide, doivent se rapprocher des terres fortement organiques.
La question ne pourrait être, du reste, complètement élucidée qu'en tenant compte des autres éléments physiques; cependant on peut donner quelques indications sur l'influence qu'exerce la chaleur spécifique des terres, toutes choses égales d'ailleurs. Prenons, par exemple, deux poids égaux de terre exposés sous la même surface au soleil et à l'air chaud, et présentant des chaleurs spécifiques différentes; l'une s'échauffera plus vite que l'autre, mais aussi cette dernière, après la disparition des causes d'échauffement, se refroidira plus lentement. Si la quantité de chaleur que fournit le soleil pendant une journée de printemps suffit pour élever la première à la température nécessaire à la végétation de certaines plantes, elle pourra ne pas suffu-e à la seconde, et si une seule nuit de refroidissement détermine le gel des plantes qui vivent sur la première, ce refroidissement, plus lent dans la terre dont la chaleur spécifique est plus élevée, n'aura plus sur les plantes qu'elle porte une action si fâcheuse.
Échauflement de la terre exposée au «olell. — Parmi Ics propriétés
calorifiques importantes des terres, se trouve encore celle de s'échauffer plus ou moins vite sous l'influence du soleil, et d'élever leur température à un degré plus ou moins élevé. Les différences que Ton observe sont dues : 1° à l'état de la surface des terres; 2° à leur composition; S** à la quantité d'eau qui s'y trouve et qui, par son évaporation, tend à abaisser la température ; 4° à l'angle d'incidence des rayons solaires.
en expérience à une température de 100°, puis en la plongeant brusquement dans de l'eau à la température ordinaire et en notant la température maxima qu'acquiert celle-ci. M. H. Mangon conseille^ pour faire cette détermination^ de placer les terres dans des vases aplatis, pour que l'équilibre de température s'établisse rapidement dans toute l'épaisseur de la masse.
Cette dernière condition a une influence particulièrement sensible, et chacun sait que dans nos régions septentrionales, les coteaux inclinés au midi, qui reçoivent normalement les rayons lumineux, sont aptes à des cultures qui échouent sur les teiTes plates, et à fortiori sur les versants exposés au nord.
Schubler a déterminé la température qu'acquièrent diverses variétés de terres exposées au soleil dans les mêmes conditions et pendant le même temps. Il a obtenu les nombres suivants :
Tt'iii)i«'Tatnn* maxiiiin
J« lu onnchc Rupt'rienre »iii sdl,
In t»»u1|>»*rature ronyeiino
tlf l'air aaibiant ^tant 3>)*.
DéBisrnaliDn lies teiTt'S. , — ■ ""^^^-^'v,.^ --s^
T«*rr«» hiunulp. Terre sj'olic.
Sable siliceux gris jaunâtre 37, 2d /iâ,75
Sable calcaire gris blanchâtre 37,38 Au. 50
Gypse clair gris blancliAtre 36,25 /i3;62
Argile maigre jaunâtre 36,75 .^â,12
Argile grasse 37,25 4û,50
Terre argileuse gris jaunâtre 37,38 ^4,62
Argile pure gris jaunâtre 37^50 15, UO
Terre calcaire blanche 35,63 43,00
Humus gris uoir 39,75 â7,37
Terre de jardin gris noir 37,50 A5,25
Terre arable d'Hofw^l grise 36,88 45,25
Terre arable du Jura grise 36,50 'i3,75
Nous terminerons cet exposé des propriétés physiques des terres arables en indiquant, d'après Schubler, comment on a pu mesurer la ténacité des terres arables et leur adhérence au bois et au fer.