‹ Cours de chimieChapitre 170 sur 633 · C2H204 C2II404 C2H · texte numérisé non relu

C2H204 C2II404 C2H

Acide oxalique. Acide glyoxylique. Acide glycolique.

En un mot, l’acidc parabanique, uréide à trois atomes de carbone , devient l’origine d’une nouvelle série d’uréides à trois atomes de carbone comme lui obtenus dans les mêmes conditions que les termes correspondants de l’alloxane, lesquels, par hydratation, oxydation, dédoublements successifs, produiront de l’urée ainsi qu’une série d’acides à deux atomes de carbone (et non plus à trois comme dans le cas de Ealloxane).

Nous étudierons d’abord les mono-uréides, en faisant successivement l’histoire des termes à quatre atomes de carbone qui donnent par hydratation de l’urée et des acides à trois atomes de carbone, puis celle des dérivés à trois atomes de carbone qui donnent en s’hydratant des acides à deux atomes de carbone et de l’urée.

Nous diviserons et étudierons de même les diuréides.

Les deux exemples suivants, qui se rapportent à des diuréides, feront bien comprendre cette classification :

1er Genre : Diuréides se dédoublant en deux uréides à radicaux issus d’acides à quatre atomes de carbone :

C8H4Az407 + H20 = G*HsAz904 + C*H*Az*04

• Alloxanli.ie, Alloxnnc. Acide dialurique

ou mésoxalylurée. ou tartronyluréc.

2e Genre : diuréide se dédoublant en urée et mono-uréidc, ou en deux uréides dérivant d’acides à trois atomes de carbone :

C6H4Az405 + 11*0 = (?U2Az203 + C3Il4Az203

Acide leucoturique. Acide parabanique Ac. allanturique

ou mésoxalylurée. ou glyoxylurée.

A. Mono-uréides se dédoublant en urée et acides à trois atomes

de carbone.

ALLOXANE

C*H*Ai*0* ou CO <£{}:$!> O)

Ce corps fut découvert en 1817 par G. Brugnatelli, en traitant l’acide urique par l’acide nitrique légèrement étendu et froid, puis abandonnant ce mélange à lui-même.

On peut préparer l’alloxane de la manière suivante : on chauffe vers 00° un mélange de 1 p. d’acide nitrique ordinaire (D = 1 ,4*2) et de 8 p. d’eau. On y introduit peu à peu de l’acide urique tant que celui-ci se dissout, puis on fait bouillir. Il se produit un corps intermédiaire,

ALLOXANE.

Yalloxantine, dont on parlera plus loin. On précipite cette alloxantine par du protochlorure d’étain en solution chlorhydrique; on recueille ce précipité et on le traite à froid par un mélange de 1 partie d’acide nitrique ordinaire, et 2 parties d’acide nitrique fumant. On obtient une masse pâteuse d’alloxane qu’on lave, et fait cristalliser en la dissolvant dans une quantité d’eau à 80° aussi petite que possible. La solution filtrée chaude laisse cristalliser l’alloxane. Les eaux mères peuvent être traitées par ILS qui précipite encore de l’alloxantine, et celle-ci peut se transformer à son tour en alloxane, comme il vient d’ètre dit.

On peut aussi oxyder une partie d’acide urique par un mélange de , 2 parties d’acide chlorhydrique et 0,2 partie de chlorate de potasse que l’on introduit peu à peu dans l’acide. Si l’on a soin d’éviter que la liqueur ne s’échauffe sensiblement, il ne se fait aucun dégagement de gaz. En étendant d’eau et saturant par ILS, on précipite l’alloxantinc qu’on transforme en alloxane comme il a été dit ci-dessus.

C’est une substance qui cristallise avec 1 ou 4 molécules d’eau, suivant qu’elle se dépose d’une solution chaude ou froide. Le premier de ces hydrates est en prismes clinorhombiques, non effleurissables à l’air, volumineux, d’aspect vitreux.

On peut obtenir l’alloxane anhydre en chauffant ses hydrates à 150° dans un courant d’hydrogène. C’est une masse rougeâtre, amorphe, qui s’altère en fondant lorsqu’on la chauffe davantage.

Elle est très soluble dans l’eau, d’où l’acide nitrique la précipite, ainsi que dans l’alcool ; son goût est astringent. Elle teint peu à peu la peau en pourpre et lui communique une odeur nauséabonde. Sa solution prend une couleur bleu indigo par les sels ferreux. Elle rougit le papier de tournesol, mais ne décompose pas les carbonates.

L’alloxane s’unit aux alcalis et aux terres alcalines même étendues et à froid ; mais lorsqu’on essaye de la séparer de ces dissolutions, elle reparaît transformée par hydratation en un acide, Y acide alloxanique , C*H4Az20\ qui décompose les carbonates et les acétates.

Bouillie avec les solutions alcalines un peu concentrées, 1 alloxane se dédouble en urée et acide mésoxalique C’ILO5 :

OH2Az-04 -f IT-0 = C2Il4Az20 + OILO3

L’alloxane est donc de la mésoxalylurée; l’acide mésoxalique étant OU . CO -CO- CO . 011, l’alloxane et l’acide alloxanique qui en dérive doivent être représentés par la constitution :

/ AzlI-CO \ N Aztl-GO /

CO

Alloxane.

/ AzII-CO-CO-CO . OU C0 \ Azll2

Acide alloxanique.

21G SÉRIE URIQUE

Soumettons l’alloxane aux agents de réduction (sels stanneux, hydrogène sulfuré, hydrogène dégagé par le zinc et les acides, acide iodhydrique, etc.); elle s’unira à II' et se transformera en urée et en acide dialurique C4IPAz20\ mais comme terme intermédiaire il se formera de Valloxantine. Ainsi, par IP S l’on a successivement :

1° A froid : 2C4II2Az204 + II2S = C8H4Az407 + IPO + S

Alloxane. Alloxantine.

2° A chaud : C4H2Az204 + H2S == C4II4Az204 + S

Alloxane. Ac. dialurique.

Au contraire oxydons l’alloxane par l’acide nitrique étendu, elle se transformera lentement en acide carbonique et acide parabanique :

/ AzII-CO v

Page 1