C CO
CO— AzH
La murexide fut découverte par Proust en 1818 ; Licbig et U œliler l’étudièrent et lui donnèrent son nom parce qu’ils pensèrent qu elle devait être identifiée avec le pourpre des anciens qu’on retirait des murex.
La formule de constitution ci-dessus indique comment est construite sa molécule. Lorsqu’on traite en effet sa solution aqueuse par 1 acide
MUREXIDE-ACIDE HYDURILIQUE. 223
chlorhydrique, elle se dédouble en donnant de l’alloxane, de la dialuramide (ou murexane) et du sel ammoniac :
Az (AzH4) CO AzlI CO — Azll
CO + HCI + IPO = CH. AzH- CO + CO CO i i i i i
AzH CO AzH CO — AzH
Dialuramide. Alloxane.
+ AzH4Cl
dédoublement qui démontre bien sa constitution.
La murexide se forme dans une foule de conditions, entre autres par l’action de l’oxyde de mercure sur la dialuramide et par celle de l’ammoniaque sur le corps qu’on obtient en oxydant l’acide urique par l’acide nitrique ordinaire. Pour la préparer on dissout 4 parties d’alloxantine et 7 d’alloxane cristallisée dans 240 p. d’eau et l’on ajoute à chaud 80 p. d’une solution saturée à froid de carbonate d’ammoniaque : la murexide se dépose par refroidissement.
C’est une substance qui cristallise en prismes carrés d’un vert doré cantharide par réflexion, d’un grenat foncé par transmission. Ces cristaux sont peu solubles à froid ; leur solution à chaud est d’un beau pourpre. Elle est insoluble dans l’alcool et dans l’éther.
La murexide est, d’après Beilstein, le sel ammoniacal d’un acide bibasique, ce qu’indique la formule de constitution ci-dessus. On obtient des précipités de murexidates avec les sels de baryum, mercure, argent.
On a vu (p. 210) que, traitée par le cyanate de potassium, la murexide donne de l’acide pseudo-urique. L’acide azotique convertit la murexide en alloxane.
Le purpurate d’ammonium a été employé en teinture sur soie ou sur laine mordancée au chlorure d’étain ou au sublimé. Ces couleurs résistent assez bien à la lumière, mais se décolorent par les réducteurs. La célèbre couleur pourpre des anciens n’était pas de la murexide, ainsi qu’on 1 a dit (p. 210).
CO Az \ CO —
CH. AzH2 CO C
Murexide.
ACIDE HYDURILIQUE
C8II°Az406
L’acide hydurilique est une diuréide acide qu on obtient en chauffant à 150°-1G0° l’acide dialurique sec avec de la glycérine anhydre. Il se dégage de l’acide carbonique et de l’acide formique; on lave a 1 eau, l’hydurilate d’ammonium reste comme résidu :
5C4H4Az20* = 2C8II8(AzII4) Az40° + 5 CO2 + CII202 On dissout dans un peu d’ammoniaque l’hydurilate d’ammonium formé,
on le précipite par un sel de cuivre et l’on décompose l’hydurilate de cuivre par HCl : l’acide hydurilique cristallise dans l’eau bouillante.
Il forme de petits prismes quadrangulaires répondant à la formule CsIFAzl0G,4H20, difficilement solubles dans l’alcool. L’acide hydrurilique est bibasique.
Par l’acide nitrique, il donne des acides nitro- et nitrosobarbiturique, et de la violantine. Avec le brome il forme de l’alloxane et de la brornalloxane C4IFBr2Az203.
Les hydurilates alcalins sont solubles. Le chlorure ferrique les colore, comme l’acide libre, en vert foncé.