AUTRES BASES, ANIMALES
C8II,3AzO
On a vu plus haut comment on produit cette base en partant de la choline. C’est l’hydrate de triméthylvinylammonium.
Elle se rencontre dans le cerveau et les nerfs, où elle paraît généralement accompagner la choline. Elle a été signalée en assez grande proportion par Briegcr dans les viandes abandonnées cinq à six jours à la putréfaction.
C’est une hase très alcaline, dont le chlorhydrate cristallise en fines aiguilles brillantes facilement liquéfiables à l’air. Son chloroplatinale est en beaux octaèdres ; son chlorauratc forme des prismes aplatis; l’un et l’autre étant peu solubles, se précipitent immédiatement à froid dans les solutions assez étendues. La difficile solubilité de son chloroplatinate le fait distinguer de celui de la choline. Tous 1rs réactifs des alcaloïdes agissent sur la névrine comme sur cette dernière base, mais le tanin qui ne précipite pas la choline donne avec la névrine un précipité blanc sale volumineux.
Le chlorhydrate de névrine est très toxique; 4 milligrammes injectés à un lapin provoquent une salivation visqueuse caractéristique et des sueurs alcalines accompagnées de dyspnée et d’une extrême accélération du pouls; le cœur, bientôt paralysé, s'arrête en diastole. Les évacuations intestinales, les convulsions cloniques, la contraction pupillaire complètent le tableau. L’atropine est l’antidote de ce poison.
LÉCITH I N ES
Nous avons décrit les lécithincs dans cet Ouvrage (t. If, p. 557).
BÉTAÏN E
CsII“Az02
Celle hase, que Scheibler a découverte dans la betterave en 1800, a été retirée aussi des urines normales par Liebrcich. Nous venons de dire comment elle dérive de la choline. C’est l’anhydride interne de l’oxynévrine ou acide hydroxytrimélhylacétique C02H — Cil2 — [Az (Cil”)3 (OII)J.
On l’obtient aussi par l’action de l’iodure de méthyle sur le glycocollc :
H*=Az
i -f- o CIM