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PTOIYIAÏNES CYCLIQUES OU NON CLASSÉES

Nous commencerons par les bases non oxygénées.

Coiiidinc, C8HHAz. — Elle a été découverte par Nencki, en 1876, clans le produit de la fermentation de la gélatine par le pancréas de bœuf : c’est la première des bases putréfactives qui ait été analysée. M.'Œchsner de Conninck l’a signalée plus lard dans les produits de putréfaction du poulpe marin. Nencki la considère comme une

isophényléthylamine CGH5 - CH C ^ja • Son chloroplatinate cristallise en belles aiguilles aplaties.

Iiydrocoiiidine, CRIIlsAz. — En 1881, MM. A. Gautier et Etarcl retirèrent cette base des produits de la fermentation bactérienne prolongée du scombre. C’est un liquide incolore, un peu oléagineux, d’une odeur tenace de seringa, d’une densité de 1,0296 à 0°. Elle bout vers 210°. Elle attire l’acide carbonique de l’air et se résinifie assez rapidement. Son chloroplatinate est jaune pâle, légèrement couleur chair, faiblement soluble. Altérable par la chaleur et la lumière.

L’hydrocollidine est une substance très vénéneuse. Elle détermine du tremblement, des convulsions tétaniques, l’animal meurt avec le cœur en diastole gorgé de sang.

Parvoline, CNl' Az . — Elle a été découverte par A. Gautier etEtard, à côté de l’hydrocollidine dans la viande de scombre et dans celle de cheval putréfiées. C’est une base de couleur ambrée, d’odeur d’aubépine, légèrement soluble dans l’eau, brunissant et se résinifiant à l’air. Son chloraurate est assez soluble; son chloroplatinate couleur chair, peu soluble, s’altère à la lumière. Cette base est très toxique.

Corindinc, CMFAz. — Guareschi et Mosso l’ont retirée, en 1885, des produits de la fermentation bactérienne de la fibrine, et M. Œchsner de Conninck de la chair du poulpe marin putréfié. Elle bout a 2o0’ et est peu soluble dans l’eau.

Elle possède une odeur rappelant le genêt fleuri; elle est peu soluble dans l’eau et se résinifie à l’air. Elle précipite par le sublimé, 1 acide picrique et le tanin. Elle s’oxyde rapidement à 1 air et se résinifie. Son chloraurate se réduit facilement; son chloroplatinate est peu soluble et

cristallin, il s’altère un peu à 100°.

üydroiutidine, C7HnAz. — Cette base a été extraite par MM. A. Gautier et Mourgues, de l’huile de foie de morue; elle forme la neuvième partie de ses alcaloïdes. C’est un corps incolore, un peu huileux, très alcalin, d’odeur vive non désagréable. Elle attire 1 acide carbonique de 1 aii . Elle surnage à l’eau qui la dissout un peu. Elle bout a 499°. Son cbloihydrate est amer; son chloroplatinate jaune serin précipite facilement. Elle s’unit facilement à froid à l’iodurc de méthyle et donne un îodo-

PTOMAÏNES

méthylalc. L’hydrolutidine est assez vénéneuse : elle produit un tremblement généralisé avec périodes d’excitations suivies de dépressions et de paralysie des muscles. L’animal meurt dans le collapsus.

Uydi'ocorindinc, C,0H17Az. — Elle a été trouvée par IJ. Griffillis dans les produits de l'altération de l’ail par le bacterium allii. Elle précipite par 1 acide picrique et par le tanin; son cliloraurate est assez soluble; son chloroplatinate est cristallisé.

Scombrine, C,7IFRAz*. — Elle a été retirée par MM. A. Gautier et Etard, des eaux mères des bases principales de la fermentation bactérienne du scombre, où elle se trouve à côté de la parvolinc et de l’hydrocollidine. Son chloroplatinate, en aiguilles solubles dans l’eau, se décompose lentement à 100° en émettant une odeur de seringa.

Morrhuinc, C19H*7Az3. — Celte base existe dans des huilés de foie de morue où MM. A. Gautier et Mourgues l’ont découverte. Elle forme plus du tiers en poids de la totalité des alcaloïdes de celte huile. C’est un liquide épais, un peu jaunâtre, d’une odeur douce de fleurs d’aubépine et de seringa. Elle surnage à l’eau et s’v dissout un peu. Elle ôst très alcaline et caustique. Son cliloraurate est assez soluble, son chloroplatinate s altère rapidement à chaud. Elle n’est pas sensiblement vénéneuse, mais agit comme un diurétique extrêmement puissant.

AseiMnc, C'dl'Az4. — L’ascllinc existe en petite quantité dans les huiles de foie de morue à côté de la précédente. Elle y a été trouvée par MM. A. Gautier et Mourgues. Elle est solide, inodore à froid. Elle fond lorsqu’on la chauffe et prend alors l’odeur douce des ptomaïnes volatiles. Elle est presque insoluble dans l’eau, amère et alcaline. Elle se dissout dans l’éther et l’alcool. L’eau dissocie les sels d’aselline. Son chlorhydrate est cristallisé; son cliloraurate couleur acajou se décompose rapidement. Son chloroplatinate jaune orangé, peu soluble, s’altère à chaud.

Elle produit à petite dose des troubles respiratoires, de l’anhélation, de la stupeur; à plus forte dose, les convulsions et la mort.

Acide morrhuique, CMPAzOL — Cet acide qui possède aussi la propriété de former des sels avec les acides, et de donner un chlorhydrate et un chloroplatinate, a été extrait par MM. A. Gautier et Mourgues, de l’huile de foie de morue où il est relativement très abondant. Il décompose les carbonates terreux, et est remarquable par sa double fonction acide et basique. Il est peu soluble dans l’eau chaude ou froide. Ses solutions ont une odeur de varechs et de poisson. L’acide morrhuique peut cristalliser, mais il se précipite généralement à l’état visqueux.

Il contient un noyau pyridique, mais ne précipite pas à chaud par l’acétate de cuivre. Nous lui avons attribué la constitution

C5H5 (OH) (C3H6 . CO*U) AzII

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