C9HS-C0.0II + ^ ) C4H7 - CO . OU
Ac. benzoïque. Ornithine.
C6H5-C0-Azll \ C°H3 - CO - AzH /
2 ll20
Acide ornithurique.
L’acide ornithurique cristallise en fines aiguilles très peu solubles dans l’eau, même à chaud, assez solubles dans l’alcool bouillant. 11 fond à 182°. C’est un acide monobasique qui rougit le tournesol.
Lorsqu’on fait bouillir quelques heures cet acide avec de l’acide chlorhydrique, on le dédouble en ornithine et acide benzoïque.
Ornithine. — C’est une base solide, déliquescente, faiblement alcaline et caustique, d’une odeur désagréable. Elle dissout les oxydes de cuivre et d’argent et rougit à l’air. Son chlorhydrate répond à la formule (C3IIl2Az'202)2 , 5HC1. Son chloroplatinate n’a pu être préparé.
TYROSi N E
c!)ii1iàz03 ou
rMl.y CH2- CH(AzII2) -C021IX L 11 ' OH*
La tyrosine fut découverte par Liebig vers 1846, en fondant la caséine avec de la potasse. Bopp montra qu’elle se produit, ainsi que la leucine, lorsqu’on chauffe longtemps la caséine, la fibrine, l’albumine avec de l’acide sulfurique étendu. On la trouve, accompagnée de leucine, dans la rate, le pancréas, le foie, le sang des veines sus-hépatiques. On l’a signalée chez les arthropodes et dans la cochenille.
On la prépare généralement en faisant bouillir 16 à 18 heures 1 p. de corne râpée avec 2 p. d’un mélange de 1 vol. S041P et 4,5 volumes d’eau, en renouvelant, celle-ci à mesure qu’elle s’évapore. La réaction finie, on étend le magma avec de l’eau ordinaire, on alcalinise par un lait de chaux, on filtre, on évapore les liqueurs et on les neutralise par l’acide sulfurique : au bout de 24 heures il se fait un précipité qui contient la tyrosine; les premiers dépôts qui se forment lorsqu’on concentre ses eaux mères en fournissent aussi. On traite tous ces précipités par une lessive étendue de soude caustique, on chauffe et filtre. On précipite la chaux par un peu de carbonate de soude, on filtre encore, on sature à peu près par de l’acide sulfurique et l’on sursature enfin par l’acide acétique qui laisse précipiter la tyrosine. On la fait cristalliser en la redissolvant dans l’ammoniaque et laissant celle-ci s’évaporer lentement à l’air. Pour 100 p. de corne on obtient J partie de tyrosine, 100 parties de fibrine en donnent 3,2 à 5,5 parties.
La tyrosine cristallise de sa solution ammoniacale en aiguilles soyeuses
TYROSINE.
(fig. 5 J ) solubles dans 1900 parties d’eau froide et 150 d’eau bouillante.
Elle s’unit indifféremment aux acides et aux bases. Ses solutions
aqueuses ne précipitent pas par les acétates de plomb, mais bien par l’acétate ammoniacal. Oxydée par le bichromate de potassium et l’acide sulfurique, la tyrosine donne des acides cyanhydrique, benzoïque, acétique et formique; avec l’acide nitrique elle forme des dérivés nitrés.
Fondue avec de la potasse, elle se dédouble en acide paraoxvbenzoïque, acide acétique et ammoniaque.
Ladenburg a produit la tyrosine par synthèse en chauffant l’oxyde d’éthylène avec l’acide paramidobenzoïque. Sa production avec l’acide paranitrophénylalanine et la paramidophénylalanine ne laisse aucun doute sur sa constitution :
/ [CH2 - CH (Aztl-) CO-1I],
La solution aqueuse de tyrosine traitée par le réactif de Millon (azotate mercurique mêlé d’azotite et d’un peu d’acide azotique) précipite à l’ébullition des flocons rouges tandis que la liqueur devient rose. Celte réaction, extrêmement sensible, se produit aussi avec les matières albuminoïdes grâce à la tyrosine qui entre dans leur constitution.
Lorsqu’on mouille la tyrosine de quelques gouttes d’acide sulfurique fort, et que l’on chauffe un peu, elle se dissout; si l’on ajoute alors un lait de carbonate de baryte jusqu’à neutralisation, si l’on fait bouillir, filtre et ajoute enfin à la liqueur du perchlorure de fer étendu, on obtient une belle coloration violette. ( Piria .)
Évaporée sur la lame de platine avec un peu d’acide nitrique, la tyrosine laisse un résidu jaune transparent, qui devient rouge quand on l’humecte de soude, et brun si l’on évapore.
A l’ébullition la tyrosine chasse l’acide carbonique des carbonates terreux. Les lyrosinales sont assez solubles : celui d’ammoniaque est dissociable par l’évaporation. On obtient le composé CMF'AzO^SIIgO.lFO en ajoutant de l’azotate mercurique à une solution bouillante de tyrosine.
Fig. 51. — Tyrosine cristallisée.
ACIDES KYNURÉNIQUE ET UROCANIQUE.
Le chlorhydrate de tyrosine C9II11AzO°,HCl est cristallisé, très acide, et dissociable par 1 eau. On a pu préparer son chloroplalinate, qui est fort déliquescent.
On connaît un isomère de la tyrosine, la ratanhine C10II13Az03, retirée du ratanhia.
ACI DE KYNURÉNIQUE
C10H7Az203 + H20
Cet acide a été découvert par Liebig dans l’urine de cbien. Pour l’obtenir on traite cette urine par un dixième de son volume d’acide chlorhydrique concentré et on précipite par de l’acide phosphotungstique. Ce précipité, lavé à l’acide sulfurique étendu, est mis à bouillir avec de l’hydrate de baryte; on obtient un sel de baryum bien cristallisé dont l’acide sulfurique sépare la baryte et met l’acide en liberté.
L’acide kynurénique cristallise en aiguilles soyeuses, solubles dans l’eau. Distillé avec de la poudre de zinc, il donne de la quinoléine. Vers 250°, cet acide se dédouble en oxyquinoléine (ou kynurine) cl acide carbonique,
C,0H7Az03 = C9Ii6 (OH) Àz + CO2
réaction qui doit faire envisager ce corps comme un acide oxyquino léine-ccirhonique .
C9II5Az