‹ Cours de chimieChapitre 207 sur 633 · OH · texte numérisé non relu

OH

ACIDE UROCANIQUE

C12H12Az04 +'4 H20

Cet acide a été rencontré accidentellement par Jaffé dans l’urine de chiens bien portants. Le résidu de l’urine évaporée est repris par 1 alcool bouillant, la solution alcoolique est distillée, le nouveau résidu est additionné d’acide sulfurique; en l’épuisant alors par l’éther, on obtient une bouillie cristalline d’un sulfate qu’on lave à l’eau froide et qu on décompose en ajoutant de la baryte tant qu’il y a précipitation. En filtrant et évaporant, l’acide mis en liberté cristallise en aiguilles presque insolubles dans l’eau froide, fusibles à 212° en se dédoublant pour donnei de l’acide carbonique, de l’eau et une base énergique, 1 uroccinine

C”il'°Az40.

C12H12Az404 = GO2 + 11-0 + C11H10Az40

Vurocanine C"ll10Az4O est fortement alcaline, incristallisable, fluorescente, verdâtre. Son chloroplalinate se précipite à l’état amorphe, mais devient cristallin. L’acide urocaniqne s’unit aux acides et aux bases.

ACIDES URAMIQUES.

ACIDES U RAM IQUES

Cos acides dérivent, d après E. Salkowski,de l’union dans l’économie des éléments de la carbimide COAzII aux acides amidés tels que le gly. cocolle, la sarcosine, la taurine, etc., soit directement, soit avec élimination d’eau.

C2H7AzS03 + COAzII = C3II8Az2S04 ■ Taurine. Ac. taurocarbarnique.

L acide méthylhydantoïnique ou sarcosine-carbamique C4H8Az207' apparaît dans l’urine après l’ingestion de la sarcosine C3fl7Az02; l’acide tauro-carbamique C'II8Az2S04, après celle delà taurine; l’acide uramido-benzoïque C8H8Az203, lorsqu’on ingère de l’acide arnido-bcnzoïque; l’acide tyrosine-liydantoïnique C10H10Az2O3 après saturation de l’organisme des herbivores par la tyrosine. Ce dernier se forme suivant l’équation :

C9ïï11AzOa + COAztl = CloIIloAz203 + H20

Le résidu COAzH est lui-même relié très simplement à l’urée COAz2H4; on a en effet :

COAzH -f AzH5 = C0Az2H4

ACIDES BILIAIRES

L étude des acides biliaires et de leurs dérivés ne saurait être disjointe de celle de la bile elle-même. Elle trouvera sa place dans notre IIP Partie.

ACIDE I NOSIQU E

C’est ici le lieu de donner quelques renseignements sur l’acide inosique que Liebig découvrit à côté de la créatine. Lorsqu’on prépare ce dernier corps par le procédé donné par cet auteur, et qu’on précipite par l’alcool les eaux mères d’où la créatine s’est déposée, on obtient un mélange cristallisé d’inosate de potassium et d’inosate de baryum. On le transforme entièrement en inosate barytique en le redissolvant et ajoutant un petit excès de chlorure de baryum. On le fait recristalliser et on le décompose enfin par l’acide sulfurique.

L’acide inosique mis en liberté forme une masse amorphe très soluble dans l’eau, à peine soluble dans l’alcool. L’analyse de son sel de baryte cristallisé conduit pour l’acide libre à la formule C,0lIuAzff)11. La chair de poulet produit 0 gr. 005 pour 100; celle de canard 0gr,026, celle de lapin 0gr,014 d’inosate barytique.

Limpricbt a retiré de la chair des poissons des acides qui sont ana-

PRINCIPES TERNAIRES DE L’ÉCONOMIE

logues à l’acide inosique : de la chair de hareng, l’acide C,3H10AzBOu; de celle de l’orphie, l’acide ClnfI1GAzlOu.

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