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C8H803 = C7II80 + CU

292 ACIDE INDOXYLSULFURIQUE.

Quant à la tyrosine elle-même, elle serait, d’après Baumann, d’origine purement intestinale et dériverait de la digestion des albuminoïdes. Nous pensons, quant à nous, que cette substance se produit aux dépens des albuminoïdes dans divers points de l’économie, et que la formation des acides phénol- et crésolsulfurique est un phénomène qui accompagne presque partout la dénutrition.

Brieger a démontré que l’ingestion de tyrosine augmente beaucoup l’élimination de ces acides sulfonés par les urines.

Acide nyroeatceliincsulfnrique C lI ’tl ’S OU (/'Il v q gQ? (j|| - Cet

acide existe dans l’urine de cheval, et peut-être dans l’urine humaine, à l’état de sels de potasse à un et deux atomes de potassium. Le sel

CBH* ( a - SO2 OK cl'isla^'[SC en feuillets brillants se colorant' en violet par le perchlorure de fer. C’est surtout à lui que les urines doivent de foncer à l’air.

ACIDE INDOXYLSULFURIQUE

C8II’AzS04

C’est encore Baumann qui démontra que les urines ne contenaient pas, comme le croyait Schunck.,1 indican, substance généiatine de 1 indigo des végétaux indigofères, mais bien un dérivé de 1 indol, 1 acide indoxylsulf urique . Nous avons dit t. 11, p. 561, que 1 indol C 11 Az, que l’on trouve en abondance dans les matières fécales, d’où il peut pénétrer dans l’économie par les villosités de 1 intestin, se transfoi me d’abord dans le sang en indoxyle C8II6(0H)Az, puis, s’unissant à l’acide sulfurique, comme le phénol lui-même, il passe dans les urines a 1 état

d’indoxylsuïlate de potasse SO2 C 0C8IIs(0H)Az* sc^ a GtG iet^r® c^recle ment des urines normales.

Sous l’intluence des acides et de l’eau, il se dédouble à l’ebullition en indoxyle et sulfate acide de potasse. L’indoxyle se sépare sous forme de gouttelettes oléagineuses qui se polymérisent bientôt. ,

]1 est très rapproché de l’indigo. En effet, conservé ou vaporise a l’air ou bien chauffé en présence des oxydants, tels que le chlorure feirique, ou même exposé à l’air en solution alcaline, il s’oxyde et se

transforme en indigo

2C8H7AzO + O2

Indoxyle.

G16Il,0Az202 -I- 211*0

Indigo.

(voir t II, p. 550). Telle est la réaction qui sc produit lorsqu’on acidilie les urines par l’acide nitrique. L’indoxyle libéré par cet acide s oxyde alors peu à peu et donne de l’indigo qui colore la liqueur eu pourpre.

ACIDES l’ARAOXYPIIÊNYLACÉTTQUE ET OXYPHÉNYLPROPIONIQUE.

2or»

ACIDE SCATOXYLSULFURIQUE

C°IInAzS04

Le scatol C9H Az, qui se rencontre à côté de l’indol dans le gros intestin, est lui aussi résorbé en partie; il s’oxyde dans le sang et passe à l’état (le scatoxylsulfate de potasse SO^OK^^ Qn ponse que rurino

contient du scatoxylsulfate de potasse analogue à l’indoxylsulfate. Il y serait même en plus grande quantité que ce dernier sel. Administré aux animaux, le scatol passe dans les urines à l’état de scatoxylate de potassium.

ACIDES PARAOXYPHÉNYLACÉTIQUE ET OXYPHÉNYLPROPIONIQUE

V acide par oxyphénylacétique C°H4 C (ojfiL co-II) se Pr®Pare artificiellement par l’action de l’acide azoteux sur l’ acide paramidophénylacétique. On l’a rencontré dans les produits de la putréfaction; d’après Baumann, il se trouve aussi en petite quantité dans l’urine humaine (1 gramme pour 50 litres).

Pour l’en retirer, 50 litres d’urine sont réduits à 5 litres à basse température et épuisés par l’éther. Celui-ci est évaporé, l’extrait est filtré et repris de nouveau par l’éther pur, qui laisse un résidu huileux brun qu’on traite par l’eau. A la liqueur aqueuse on ajoute de l’acétate de plomb pour précipiter quelques impuretés, on sature presque par l’ammoniaque et l’on précipite par le sous-acétate plombique. Ce précipité est lavé et décomposé par IPS ; la liqueur filtrée et concentrée est reprise par l’éther. Il laisse par évaporation spontanée un résidu qui ne tarde pas cà cristalliser. On obtient ainsi environ 1 gramme d’acide oxyphényl-

acétique. ,

C’est l’homologue supérieur de l’acide salicvlique. On peut le regarder comme du phénol où l’acéty le aurait remplacé un H en position para.

L’acide paroxyphénylacétique est assez soluble dans 1 eau, dans 1 alcool, l’éther et la benzine. 11 fond à 148". 11 est monobasique. Son sel de calcium très soluble (C8II70’)2Ca H- 4IPO, fournit du paracrésol C°H4(0H),CHr: lorsqu’on le distille avec de la chaux sodée.

L’achïe paroxyphcnylpropioniquc

CCIP

N Cil2 - CH- - C021J4

ou hydro-

paracoumarique, acide fusible à 1 20", a été une lois rencontré par baumann dans les urines normales à côté du précédent.

Ces deux acides se rattachent à la tyrosine, qui provient elle-même du dédoublement des albuminoïdes soit dans l’intestin, soit dans les tissus.

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