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PRODUCTION DE L’ÉNERGIE MUSCULAIRE

les 6 heures de repos qui la suivirent; 5° enfin celles de la nuit suivante. Voici leurs résultats :

Fick :

lro nuit. . . .

Urée

des urines.

Azote

total

des

urines.

Albuminoïdes correspond1 à l’azote disparu.

Albuminoïdes oxydés ou changés en urée dur1 l’ascension.

KilogramuiMres correspond’ à l’albumine

brûlée durant

l’ascension.

K ilograimueti es produits pendant l’ascension.

1 2er4.8

46grl 0

Ascension . .

0 heures suiv109 de repos. . .

58er28

2” nuit. . . .

Wislicenius

lr'nuit.. . .

Ascension . .

6 heures suiv108 de repos. . .

2e nuit. . . .

Ainsi, en admettant que toute l’cnergie due à la combustion des albuminoïdes répondant à 1 azote éliminé durant la marche eût été intégralement transformée en travail (*), c’est à peine si, dans le cas de Fick, 55 pour 100, dans le cas de Wislicenius 27 pour 100 du travail réel auraient pu être produits. Il a donc fallu qu’au minimum 70 pour 100 de leur travail mécanique ait tiré son énergie de la combustion des matériaux non azotés alimentaires ou intra-musculaires consommés par eux.

Relations entre l'action chimique , la chaleur et le travail produits dans le muscle.

Lorsque, sous l’effet de l’incitant nerveux, un muscle entre en contraction, il s’échauffe aussitôt grâce à la consommation de ses matériaux ou de ceux de sang qui le traverse, matériaux dont l’énergie virtuelle ou potentielle devient actuelle et sensible. Cette production de chaleur dure aussi longtemps que le muscle reste contracté, et lors même qu’il ne se produit aucun travail extérieur. On sait qu’un muscle qui tient un ressort tendu, ou un poids soulevé, ne produit aucun travail mécanique^), qu’il fait effort simplement, mais ne travaille pas.

Dans une suite de très belles et délicates recherches, M. Chauveau

( ; On verra tout a ] heure que ce n’est que le tiers au plus de la quauliLé d’énergie produite par l’oxydation des aliments qui peut se transformer en travail, les deux tiers au moins no servent qu’à échauffer le corps et se perdent au dehors.

(') Rappelons ici qu’on nomme travail en mécanique le produit de la force f par le chemin l parcouru suivant la direction de cette force. Un muscle qui soutient un poids P fait un effort , produit de la force , mais- si ce poids P ne change pas de place par rapport à la terre, le muscle ne fait aucun travail.

PHÉNOMÈNES UE L’ACTIVITÉ MUSCULAIRE

a soigneusement étudié les lois de la création de celte tension mus culaire (voir le Travail musculaire et l énergie qu’ il représente , in-8°, Paris, 1891, p. 120). Nous les résumons d’après lui ainsi qu’il suit.

(a) . — Dans tout muscle qui se tend et maintient un poids en équilibre sans le soulever, à égalité de raccourcissement musculaire, 1 échauffement croît comme la charge; à égalité de charge, l’échaullement croît comme le raccourcissement musculaire.

(c). — L’échauffement donne la mesure de l’énergie créatrice de l’élastiscité et, comme cette dernière, est fonction de la charge multipliée par le racourcissement.

(b) . — L’élasticité créée par la contraction statique pour le soutien d un poids contient toute l’énergie que cette contraction met en jeu. Cette énergie, d’ahord absorbée pour crcer 1 élasticité, est restituée mtegi élément sous forme de chaleur sensible lorsque le muscle se détend. La transformation intégrale de l’énergie en chaleur à travers le muscle tendu se continue, tant qu’il n’v a pas de production de travail extéiieui ( ).

Mais que le muscle, jusqu’ici simplement tendu, vienne à soulever le poids qu’il se bornait à soutenir, il produira dès lors un travail mécanique, un travail extérieur, et la température qui était T à 1 état de repos, etT + £ à l’état de tension, deviendra T-M — 0>T après que le travail s’est produit, même dans un muscle isolé et sans ciiculation. Béclard, mais surtout Fick, et plus tard M. Chauveau, ont démontré ce point important, le second grâce à son collecteur de travail (Hermann, Hand. d. Physiol I, 165), le dernier par ses belles expériences sur le muscle releveur de la lèvre supérieure du cheval.

Dans ses importantes recherches Fick a démontré que 55 a o4 pour 100 de l’énergie totale développée par les combustions intramusculaires durant la contraction, apparaissent sous forme de travail mécanique, e reste étant excrété sous celle de chaleur. C’est le nombre que nous avons trouvé nous-mêmes pour nos ouvriers placés à la pompe, en comparant le travail total produit par eux à la chaleur de combustion ^totale de leur ration de travail. Plus tard Fick a réduit le rendement de 1 énergie en travail à 29 pour 100 environ, mais nous pensons que le premier chiffre est plus conforme aux faits.

On doit remarquer, du reste, que ce rapport change avec la partie

qui travaille et son mode de contraction, et qu'd n’est applique ici qu J la totalité des muscles du corps d'un ouvrier, travaillant dans le sens le plus habituel de ce mot et travaillant à un ouvrage dont ,1 a 1 habitude, sans efforts inutiles et improductifs. Dans son ouvrage déjà cite,

(.) Nous avons modifié légèrement la forme de celte demi. ce savant Remployant pas le le, -me de travail ou de rvvaü «Mru», lui donnent tous les mécaniciens depuis Seguin, Poncele

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