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ÉCHANGES ET COMBINAISONS DUS A L'ACTIVITÉ MUSCULAIRE

•42 gr. X albuminoïdes, qui, transformés en urée, acide

carbonique et eau, sont aptes à produire. 163 Calories. 12 gr. de (paisses, qui, brûlées dans 1 économie, répondent à q qc>

!G0 gr. d 'hydrates de carbone ou d 'alcool, qui, brûlés

dans les organes, représentent 695 —

Total disponible 99g pj

Il lussent de cette constatation que sur 100 parties d’énergie disponible et utilisable par 1 ouvrier pour son travail 81 proviennent de ! alcool, des matières amylacées, sucres et graisses qu’il consomme; et 19 pour 100 seulement sont empruntées à la destruction des substances 1 albuminoïdes, soit alimentaires, soit musculaires, à la condition toutefois que la dépense de l’organe contractile soit aussitôt suivie d’une restauration molécule à molécule.

Or, 42 grammes d’albumine consommés en excédent pour entretenir le travail devraient correspondre à 14 grammes d’urée en plus. Mais c’est ià peine si 1 augmentation de cette substance arrive au sixième de cette quantité chez 1 ouvrier qui travaille. Un chien soumis successivement par Voit à trois jours de repos, trois jours de travail, et trois jours de repos encoie a fourni durant la période de repos 12®', 4 en moyenne l’urée par jour et 14gr,5 seulement durant le travail.

Il suit indirectement de là que les matières extractives azotées (et peut-être 1 azote exhalé) doivent très sensiblement augmenter chez /homme qui travaille. Nous avons vu, en effet, que les matériaux azotés lu bouillon de viande (créatine, xanthine, leucomaïnes, extractifs, etc.) augmentent en effet très sensiblement chez l’animal fatigué.

De fait, on peut travailler sans manger de viande ou en consommant :ine quantité d’albuminoïdes très minime, par conséquent sans que la quantité de l’urée des urines soit sensiblement augmentée, comme le nontre l’expérience (2).

Kellnera démontré à son tour que l’urée augmente, il est vrai, dans es urines des animaux qui travaillent, mais dans des proportions telles Iue travail ne saurait être expliqué par la consommation de la totaîté des albuminoïdes alimentaires, encore moins par l’usure des muscles.

Deux expérimentateurs allemands, MM. Fick et Wisliscenius, ont essayé i établir à leur tour qu’il n’est pas possible d’expliquer le travail par la combustion des muscles. Dans ce but, ils ont mesuré le travail pro-

J ) Ces nombres sont relatifs au travail moyen d’un ouvrier. Ceux que j’avais donnés autre- °is, d après mes expériences ( Chimie appliquée à l'hygiène , t. I, p. 94) se rapportent au lavnd forcé d’un bon ouvrier, travail qu’il ne pourrait indéfiniment soutenir, i ) L abeille ne consomme presque exclusivement que du sucre pour fournir à son travai eaucoup de paysans mangent fort peu de viande. 11 n’est nullement certain, quoiqu’on l’a 1 irme souvent, que celle-ci augmente le rendement utile en travail.

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PHÉNOMÈNES DE L’ACTIVITÉ MUSCULAIRE

duit par eux dans l’ascension du Faulhorn à partir du niveau du lac de Brien/, en Suisse. La hauteur du mont au-dessus du point de départ est de 1956 mètres, Fick, pesant 66 kilos, produisit ainsi un travail d’ascension de 129096 kilogrammètres; Wisliscenius, qui pesait 76 kilos, fournit du même chef un travail de 148 546 kilogrammètres. A ce travail de transport vertical du corps du niveau du lac au haut du mont, il faut ajouter celui produit à chaque systole cardiaque età chaque mouvement d’inspiration, soit 50500 kilogrammètres pour le premier expérimentateur, et 35 741 pour le second. C’est là tout ce que les deux savants allemands ont cru devoir compter comme travail effectué; mais il faut corriger leur calcul. D’une part, en ellet, un travail est accompli à chaque pas par le soulèvement du centre de gravité du corps pendant la marche, et ce soulèvement nest pas compensé en tant que travail par la chaleur qui peut résulter de l’abaissement inverse ainsi que nous le prouverons plus loin. Or, un sentier de piéton un peu raide lait en montagne gagner 1 000 mètres environ d’altitude par 6 kilomètres, c'est-à-dire par 8000 pas de piéton à peu près; une différence de 1 956 mètres d’altitude répond donc à 15 648 pas au minimum. A chaque pas le marcheur élève le centre de gravité de son corps de 4 centimètres au moins. De ce chef, Fick produisit donc 31ôl5 kilogrammètres, et Williscenius 44440.

Ge n’est pas tout : dans la marche, les pieds frottent contre le sol auquel ils s’appuient, et lui communiquent du mouvement; les cailloux roulent, on le sait, sous les pieds ou sont projetés ou brisés, etc. Il se fait donc encore ici un travail dû à la composante verticale de ces frottements, et l’on peut apprécier qu’il n’est pas inférieur au dixième ou au douzième du travail d’ascension. L’énergie développée à chaque systole du cœur, et par les muscles respirateurs à chaque respiration, augmentée de celle que représente le travail de soulèvement du centre de gravité du corps à chaque pas, et de celui qui est dû à la composante verticale des frottements occasionnés par la marche, sont les seuls facteurs du travail dépensé par un marcheur qui suit une route horizontale, travail nul au point de vue mécanique strict, mais travail réel, effectif, qui, on le sait, est suivi de fatigue et ne saurait être considéié comme négligeable, ainsi que l’ont fait les expérimentateurs allemands.

En additionnant ces nombres, il suit de là, que te travail produit durant l’ascension du Faulhorn a été pour Fick de 207 000 kilogrammètres au minimum, pour Wisliscenius de 247 000 kilogrammètics.

En mèrne temps Fick et Wisliscenius recueillirent avec soin : 1° les urines de la nuit qui précéda l’ascension (ils n avaient mangé que des matières sucrées, amylacées et grasses pour exagérer pendant la maiche l’usure musculaire) ; 2° tes urines émises durant l’ascension et pendant

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