GLANDES GLOSES
mais bien plus gros qu’eux. Une solution d’iode les colore^ tantôt en brun rouge, tantôt en violet sale. Au contact simultané de l’acide sulfurique et de l’iode elle passe au violet, parfois au bleu. Elle résiste à la putréfaction et à la suppuration. Elle est souvent accompagnée de cholestérine. Celle substance représente une transformation régressive des albuminoïdes. Ch. Schmidt n’a pas pu préparer de sucre avec elle. Elle possède, ou peu s’en faut, la composition et les principaux caractères des albuminoïdes. Elle contient 15,5 d’azote et 1,9 de soufre pour 100.
Thymus. — Cet organe s’atrophie et disparait par infiltration graisseuse vers l’époque de la puberté. Chez l’enfant, il est formé pour chaque lobe droit et gauche d’un conduit enroulé sur lui-même auquel viennent s’insérer des lobules ou acinus pressés les uns contre les autres. Le tout est maintenu par un fin lacis de tissu conjonctil vascularisé. Les acinus contiennent en abondance des globules blancs et des noyaux
plongés dans un liquide albumineux.
On a trouvé dans cet organe de la leucine en très notable proportion, de la xanthine, de la sarcine, des acides acétique, butyriques, succmique et lactique, des graisses, des albuminoïdes solubles et insolubles, les matériaux du tissu conjonctif ordinaire, et même du sucre ( Fnedleben ). Les substances minérales y sont très rares ; Oidtmann a donne du t ymus d’un jeune chien de 14 jours l’analyse sommaire suivante : tau, 807 ; matières organiques, 192,7: sels minéraux , 0,20. Les cendres, du thymus, riches en phosphate de potasse et de magnésie chez les jeunes animaux, s’enrichissent plus tard en sels de soude; on y trouve quelques sels ammoniacaux. Les graisses augmentent avec 1 âge O eau e 5 semaines : graisse 1,57 pour 100. Génisse de 18 mois, graisse
16,81 pour 100). j .
Cor,,, thyroïde — Celle glande se compose d une masse de tissu
conjonctif très vasculaire mêlé de fibres élastiques et persil e de pet, tes
cavités ou vacuoles réunies en lobules tapissées d’un revêtement épithélial polyédrique.
, Ces cavités sont remplies d'un fluide albumineux homogène, filant, à reflets jaunâtres où nagent quelques corpuscules lymphatiques en dégénérescence et quelques globules rouges^du sang. Les lymphatiques qui entourent ces vacuoles sont gorgés de la même substance colloïde. Celle-ci est insoluble dans l’eau froide ou chaude, dans l’alcool et dans l'éther- elle est içcoagulable et très analogue à la mucine. Elle se dis- Lut ct quelquefois se contracte par l’acide acétique. Elle coût, en. des cristaux de sel marin et d’oxalate de chaux, avec de rares granulations.
pjg. 5.1. — Structure du corps thyroïde.
CAPSULES SURRÉNALES.
D après Ranvier, le bleu de quinoléine colore cette matière colloïde en bleu intense, et teinte seulement en gris les travées conjonctives du corps thyroïde.
La liqueur que 1 on peut exprimer par compression de la glande thyroïde, contient de la leucine, de la xanthine, de la sarcine, de l’acide succinique, de l’acide lactique, de la cholestérine, des acides gras volatils. Oidtmann a trouvé dans ce tissu :
Chien.
Femme A g
Eau
Matières organiques.
— minérales. . . .
L extiipation totale de la glande thyroïde chez l’homme amène à brève échéance les désordres cérébraux et l’idiotie. Les chiens et les singes succombent avec des .phénomènes variables : somnolence, troubles sensitifs et moteurs. Les nerfs du grand sympathique et du pneumogastrique de la région cervicale reçoivent tous leurs vaisseaux sanguins nutritifs de l’artère thyroïdienne.
Une des variétés du goitre consiste dans la production exagérée de la matière colloïdale de la thyroïde. D’autres fois cette maladie est due à la vascularisation et au développement exagéré de la glande.
Capsules surrénales. — Elles sont formées d’une substance corticale conjonctive et élastique d’aspect rayonné à revêtement épithélial; elle envoie par sa face interne, et perpendiculairement à la surface de l’organe, des prolongements qui divisent ces capsules en un système de lacunes parallèles. Une substance médullaire composée de cellules polyédriques les remplit. Ces lacunes sont en rapport avec de larges vaisseaux veineux efférents et de nombreux nerfs. Les cellules qui garnissent les plus fines vacuoles sont sans enveloppe, et de nature albuminoïde avec quelques granulations graisseuses. Leur contenu rougit à l’air ou par l’action des oxydants tels que la teinture d’iode et l’eau de chlore ; le perchlorure de fer les colore en bleu indigo, les chlorures ferreux, manganeux, nickélique, en rouge.
L’extrait aqueux des capsules surrénales renferme de la leucine, de l’acide hippurique, de l’acide tauroebolique, de la taurine, de l’acide benzoïque, de l’inosite et une forte proportion de chlorure potassique.
Le tissu de la glande étant épuisé à l’acide chlorhydrique très étendu, donne une solution qui jaunit puis rougit tà l’air. Si on la précipite alors par l’acétate de plomb, on obtient un dépôt d’où l’acide oxalique met la matière colorante en liberté. Elle est soluble dans l’alcool, insoluble dans l’éther et dans le chloroforme.
Tj(. TISSUS ÉPITHÉLIAUX.
On a fait la remarque que certaines dégénérescences des capsules surrénales sont liées à l’apparition dans le derme d’un pigment diffus bronzé, brun ou jaunâtre ( Maladie d'Acldison).
TISSUS ÉPITHÉLIAUX
Les tissus épithéliaux sont constitués par une ou plusieurs rangées de cellules reposant sur une couche connective sous-jacente où viennent circuler les vaisseaux. Les cellules de l’épithélium sont agglutinées par une très faible quantité d’une substance unissante qui réduit le nitrate d’argent. Ce tissu revêt la superficie totale de la peau, des muqueuses et
de leurs glandes. . , ,
Nous n’avons pas à nous préoccuper ici de la forme très variée de ces cellules (fig. 55), ni de leurs multiples fonctions de protection ou de sécrétion, mais seulement de la composition du tissu épithélial.
Les cellules épithéliales ont généralement une enveloppe cpi formée de kératine. L on sait qu on retrouve cette même substance dans les cheveux, la corne, le sarcolemme, le névrilemme, etc. Quant à la composition du contenu des cellules glandulaires, elle est si variable que nous renvoyons, pour en parler utilement, à l'étude de chacune des sécrétions correspondantes.
Mais toutes ces cellules contiennent une substance protoplasmique contenue dans un fin réseau, un noyau n riche en nucléine, des granulations le plus souvent albuminoïdes noyees au sein d’une matière liquide hyaline. Ces granulations sont ordinairement la partie spécifique, le zymogène de ces éléments glandulaires.
Les cellules épithéliales sont sujettes aux translormations et dege rescences : la dégénérescence graisseuse est la plus commune. Cet es du derme subissent l’envahissement par la kératine, quelquefois par les pim, lents. Les poils, les ongles, l’épiderme dont nous allons parler a propos de la peau, ne sont eux-mêmes que des états particuliers de
développement des épithéliums.
Les pigments épithéliaux ont été étudiés par divers savants, ce son dos corpuscules très fins, d’un noir foncé. Ils résistent a presque tous les réactifs chimiques. L’ébullition avec l’acide sulfurique ne les attaque pas Us ne. sont altérés que par l'eau chlorée, qui leur enleva une part « de leur hydrogène. Ils sont formés d’une substance paiticu ici mélanine, que nous avons étudiée ailleurs (p. ld.Q.
Fig. oj.
Cellule épithéliale à cils vibratiles.
c, cils; q, plateau strié:
n, noyaux. 1000 diam.