‹ Cours de chimieChapitre 305 sur 633 · RÉGIME · texte numérisé non relu

RÉGIME

Amidon et sucre

Pain

Viande.

Diète de 44 heures h 5 jours .

QUANTITÉ DE GLÏCOSE

pour 100 grammes de sérum.

0gl',125 à O-, 255 0gr,150

0er, 115 à 0gl',212 0S'',150 à 0gr,153

Le sucre réducteur est en quantité un peu plus forte dans le sang artériel que dans le veineux (moyenne pour 100 de sérum artériel de chien 0,169; moyenne pour 100 de sérum veineux 0,163). De Mering a montré qu il existe dans le sang un sucre réducteur dont le pouvoir rotatoire augmente si l’on fait bouillir la liqueur avec les acides (maltose ou lactose). Cette substance ne se rencontre pas dans le sang des veines sushépatiques.

L urée existe dans le sang, comme l’ont établi autrefois les célèbres expériences de Prévost et Dumas (1821). A l’état normal un litre de sang en contient de 0gi,52 à lsr,8 chez l’homme. Voici quelques chiffres :

Urée pour 100 de s<jng normal.

Homme 0,032 à 0,177

Chien 0,050 à 0,275

Porc 0,015

Veau 0,050

La proportion d’urée varie avec les divers sangs : elle diminue pendant 1 inanition et s’élève durant la fièvre. Dans la maladie de Bright, on peut trouver jusqu’à lgr,4 d’urée dans 100 de sérum.

Ajoutons que, suivant Drechsel, les carbamates existeraient dans le sang de chien ; on sait que le carbamate d’ammonium représente le stade intermédiaire entre l’urée et le carbonate ammonique :

/ Azll3 \ Azll3

Urée.

CO

/ Azll3 \ OAzIl4

Carbamate

d’ammoniaque.

CO

/ OAzJI4 \ OAzIl4

Carbonate

d'ammoniaque.

L acide urique a été signalé dans le sang normal de bœuf et d’homme, surtout chez les goutteux et les rhumatisants. On le rencontre dans celui

SÉRUM

des poules nourries de viande. L’acide hippurique a été signalé dans le sang de loup; peut-être existe-t- il dans le sang humain.

— LciiconuiïncN «lu sérum et du sang normal. —

Des pigments biliaires ayant subi un certain degré d’altération, en particulier l’urobiline, existent en très minime quantité dans le sérum. Mais il contient aussi des pigments propres, pigments jaunes chez l'homme, le bœuf, le mouton; orangés chez les oiseaux : on leur a donné le nom de lipochromes. Nous avons parlé de ces substances dans notre 11e Partie (p. 106). Elles sont solubles dans l’éther, l’alcool, la térébenthine, les graisses. Elles se colorent en bleu par l’iode et l’acide sulfurique. Le lipochrome du sang ou sérum-lutéine donne deux, bandes d’absorption : l’une répond à la ligne F, de Frauenhofer, l’autre est placée entre F et G, mais plus près de G. Ce corps est soluble dans l’alcool et l’éther, insoluble dans la térébenthine ( Halliburton).

La créatine GMl'Àz’Û2 a été extraite du sang par Voit. 11 a trouvé, chez le bœuf pour 100 grammes de sang, 0gr,055 à 0gr , 1 08 de cette substance; chez le chien de 0gl',03 à 0sr,07. L’ hypoxanthine ne parait pas exister dans le sérum frais, mais seulement dans le sang altéré des cadavres (Salomon).

Il faut enfin signaler dans le sang, en même temps qu’une petite proportion de sels ammoniacaux et de triméthylamine, des bases auxquelles M. R. Wurtz, qui les a découvertes dans mon laboratoire, a donné le nom de plasmaïnes. La plus abondante répond à la composition GiP 'Az". Pour l’extraire en même temps que de petites quantités d’autres alcaloïdes analogues, on suit la méthode générale que j’ai donnée à propos de l’extraction des ptomaïnes : on coagule dans 1 eau bouillante acidulée d’acide oxalique, et dès sa sortie des vaisseaux, le sang défibriné; on sépare mécaniquement du magma le bouillon aqueux, on l’évapore à basse pression et l’on épuise le résidu par de l’alcool à 95°. Cette solution étant évaporée, son résidu est repris par de l’alcool froid. Il s’empare des oxalates des bases. On distille l’alcool, on sature le produit de l’évaporation par de la chaux éteinte et on reprend par l’eau. A cette solution aqueuse, qu’on mélange de son volume d’alcool, on enlève par l’acide oxalique un peu de chaux qui s’était dissoute, on concentre, puis on additionne de carbonate de potasse tant qu’il se fait un précipité. La liqueur, agitée avec de l’alcool amylique pur, lui cède une matière rouge orangée très alcaline. L’agitation de l’alcool amylique avec de l’eau légèrement chlorhydrique et l’évaporation de cette eau laissent un chlorhydrate cristallisé en rosaces et en houppes. Son chloroplatinate de forme octaédrique répond à la formule CsH,BAzB,2HCl,PtGl* + 11*0, il est peu

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