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ANALYSE DU SANG : MÉTHODES GÉNÉRALES

Au moyen de l’oculaire micrométrique porté par l’instrument on mesure le diamètre des globules moyens en laissant de côté les très grands et les très petits. L’on obtient ainsi le diamètre moyen des globnlcs. Si l’on avait affaire à du sang d’oiseau, de caméléon, de reptiles ou de poisson, dont les globules sont elliptiques, il faudrait mesurer les deux dimensions, et prendre séparément la moyenne des dimensions maximum pour le grand axe et minimum pour le petit.

Recherches des microbes dans le sang. — NOUS lie pOUVOllS donner

ici que des indications sommaires sur ce sujet délicat. Généralement pour rechercher les microbes on dilue le sang dans 4 à 5 fois son poids d’un liquide stérilisé : l’urine ou le sérum iodé sont excellents. L’on dépose une très mince couche du mélange sur la lame porte-objet et l’on dessèche rapidement dans un courant d’air chaud et sec filtré à travers du coton stérilisé ou bien au-dessus d’un bec de gaz. On obtient ainsi une préparation qu’on peut examiner directement, ou après l’avoir traitée par les réactifs spéciaux : solution iodo-iodnrée pour le charbon, violet de Paris s’il s’agit des organismes auxquels on attribue l’impaludisme ou la septicémie, solution de fuchsine dans le cas des microbes de la tuberculose, etc.

(B) MÉTHODES GÉNÉRALES D’ANALYSE DU SANG

Une méthode générale d’analyse du sang doit faire connaître le poids des globules humides, du plasma et de la fibrine. Elle doit permettre de doser : 1° dans les globules : l’hémoglobine et les autres matières albuminoïdes, les graisses et corps analogues, les substances extractives, les sels minéraux; 2° dans le plasma : les matières protéiques, extractives et salines. Quoique les anciennes méthodes de Becquerel et Rodier, Andral et Gavarret, Figuier et Dumas, présentent encore un intérêt réel et soient importantes cà connaître si l’on veut apprécier la valeur des indications fournies par les nombreuses analyses dues à ces auteurs ou à ceux de leur temps, nous nous bornerons à citer ici les méthodes plus complètes et plus modernes.

Analyse «in sang par iioppe-Seyier. — Celle de Iloppe-Seyler consiste à déterminer dans quatre parties distinctes d’un même sang : 1° ( Ire Partie) le poids A des matières albuminoïdes calculées à l’état sec et appartenant aux globules; 2° (IIe Partie ) le poids B de la totalité des matières albuminoïdes du sang tout entier; 5° (IIIe Partie) le poids C de la fibrine. La 4e Partie est laissée se coaguler. — Si de la quantité B on retranche A -h G on a la quantité totale D de matières albuminoïdes existant dans le sérum, car D=B — (Ah-C). Le sérum contient, en effet, les albuminoïdes du sang, moins ceux des globules et la fibrine qui s’est séparée. Or si d’autre part l’on a soumis une quatrième portion

MÉTHODES D’ANALYSE DU SANG

de ce même sang à la coagulation, et si dans le sérum qui s’est produit, on dose -le poids p de matières albuminoïdes par 100 centimètres cubes, on pourra poser la proportion :

d’où x

L’on aura donc par cette équation la quantité x totale de sérum contenu dans le poids ïï de sang qui a donné D de matières albuminoïdes calculées comme il est ci-dessus dit. En ajoutant à ce poids x, celui de la fibrine correspondante C, on aura x -ht — poids du plasma (’). Enfin en retranchant a? H- G de II on aura, par différence, le poids y des globules humides :

Cette méthode est ingénieuse, mais elle repose, on le voit, sur la séparation et le dosage du poids A des matières albuminoïdes totales des globules. Pour obtenir cette donnée importante A, l’on se fonde sur l’observation qu’un sang défibriné que l’on reçoit dans 10 fois son volume d’une solution renfermant 27 grammes de sel marin par litre, laisse déposer ses globules au fond de cette liqueur salée, sans que ceux-ci perdent rien ou sensiblement rien de leurs matières protéiques. L’on peut donc, suivant Iloppe-Seyler, laver ces globules une ou deux fois par décantation, en versant chaque fois de la liqueur salée sur le dépôt de globules, et doser ensuite, en coagulant ces globules par l’alcool, la totalité de leurs albuminoïdes ainsi que la fibrine qui les accompagne et qu’on n’a pas totalement séparée. A cette façon d’opérer, nous objecterons, d’une part, que le battage du sang fait sortir des globules une quantité très sensible d’hémoglobine et d’autres albuminoïdes ; de l’autre, que le sang des animaux les plus divers, celui des ruminants et même le sang humain, ne laissent que difficilement déposer leurs globules dans les conditions ci-dessus indiquées; enfin que dans cette méthode le poids y des globules rouges à l’état humide se calcule d’une manière très indirecte, grâce à une série d’équations successives, de sorte que toutes les erreurs systématiques que comporte la méthode, accumulent sur cette donnée importante (2). Pour notre part, nous opérons de la façon suivante :

Méthode d’analyse «lu sang par 1 auteur. — (a) Dosage de la fibrine.

— 50 à 40 grammes de sang servent d’abord à doser séparément la fibrine. A cet effet, on reçoit le sang au sortir des vaisseaux dans un

(*) G n’est pas le poids de la fibrine sèche niais celui de la fibrine humide, telle qu’elle se sépare du plasma par le battage. On aura ce poids approximativement en multipliant par 5 le poids de la fibrine sèche.

(2) M. Fredericq a publié une méthode de dosage des albumines du sérum par le polanmètre; Comples rendus. LXXXXVI. ÎG5.

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