DOSAGE CHIMIQUE DE L’HÉMOGLOBINE
On a proposé d’attaquer le sang par un mélange d’acides sulfurique et nitrique, tant que le résidu reste sensiblement coloré, de filtrer, de saturer la liqueur et de l’additionner de sulfocyanure de potassium, puis de comparer la teinte rouge ainsi obtenue à celles de solutions titrées témoins. (Bull., o( sér., t. II, juillet 1889.) Le poids de fer serait ensuite transformé en hémoglobine grâce au coefficient 238.
2° Dosage de l'hémoglobine par l'oxygène absorbé. — Cette méhode, due a M. Gréhant, est fondée sur cette observation que, 1 gramme l’hémoglobine réduite absorbe le-c,,b,58 d’oxygène pour se transformer ;n oxyhémoglobine, en même temps qu’il se dissout 0c-cub, 05 d’oxygène n plus p ai centimètre cube de sang employé. Voici comment on jpère : au moyen d’un courant continu d’hydrogène, on chasse d’abord lu sang porté à 40° tout l’oxygène dissous ou combiné à l’hémoglobine. Lu bout de 2 à 5 heures, on agite ce sang dans un appareil spécial avec m volume connu d’oxygène et l’on mesure le volume de ce gaz qui a té absorbé. En en soustrayant autant de fois 0C-Cl,b,03 qu’il y a eu de entimètres cubes de sang employé, on aura le volume V d’oxygène ransformé en oxyhémoglobine. Ce volume, exprimé en centimètres ubes, et multiplié par 0gl',655, donne en grammes le poids d’hémolobine contenu dans le volume de sang en expérience. Ce procédé xpéditif est délicat à appliquer exactement. (G. Rend. LVXV, 697.)
5Ü Par réduction de V oxyhémoglobine : Méthode à l' hydrosulfite. - Cette méthode, due à M. Schiitzenberger, et modifiée par M. Quinuaud pour les usages de la clinique, repose sur ce fait que l’indigo eduit repasse à l’état d’indigo bleu en s’oxydant sous l’influence de oxyhémoglobine qui est réduite cà son tour. On prend un flacon à ‘ois tubulures d’un litre de capacité environ. On y verse 250tc d’eau ède, et 50" d’un lait de kaolin destiné à masquer la couleur du mg. L’une des tubulures reçoit un tube par lequel passe, durant mte l’opération, un courant d’hydrogène destiné à priver exactement air tout l’appareil. Une seconde tubulure permet l’introduction, à un •ornent donné, de 2 à 5CC de sang préalablement battu à l’air et bien îygéné. Une troisième tubulure porte deux burettes de Mohr graduées.
3 première contient du carmin d’indigo titré en oxygène. Par exemple, demande, par centimètre cube, pour se décolorer, une quantité de hqueur titrée d’hydrosulfite ou de sulfure de sodium placée dans la iconde burette de Mohr, répondant à 0CC,02 d’oxygène. Tout étant prêt, î verse l’indigo dans le flacon, on le décolore sans mesurer par un ger excès de liqueur d’hydrosulfite ou de sulfure; enfin l’on fait arriver sang oxygéné dans l’appareil. L’indigo se recolore aussitôt : on fait ors de nouveau couler de l’hydrosulfite de la burette graduée jusqu’à spantion totale de la teinte bleue, en notant cette fois la quantité A. Gautier. — Chimie biologique.
MÉTHODES D’ANALYSE DU SANG
d’hydrosulfite employée. Cette quantité correspond à un poids connu d’oxygène, et celle-ci représente celle que le sang avait fourni à 1 indigo pour le recolorer. On en déduit la quantité d’hémoglobine en multipliant, par (F, 655 le chiffre de centimètres cubes d’oxygène ainsi déterminé. (Voir C. Rend. LXXXVIII, 1210.)
Dosage «les graisses, léeithines, cholestérine. — L’on a dit, [). 442, comment, en traitant le sérum, les globules ou le sang tout entier par de l’alcool, filtrant, évaporant la liqueur et la reprenant par de 1 éther, on obtient un résidu éthéré (a) qui contient les substances précédentes.
A propos de l’analyse du tissu adipeux, nous avons appris à les séparer
(voir p . 526). .
Quant au dosage de la lécithine, après saponification du mélangé par
la potasse alcoolique, on épuise le résidu par de l’eau, on évaporé cette solution, et l’on oxyde la matière au creuset d’argent par du salpêtre mêlé d’un peu de carbonate de soude. Les phosphates dus a 1 ovulation du phosphore de la lécithine sont ensuite dosés par les procédés connus dans la matière qui a été fondue; on déduit de leur quantité le poids de lécithine sachant que 5,98 de phosphore répondent à 100
de cette substance.
En soustrayant du poids total de l’extrait éthéré sec les poids de la cholestérine et de la lécithine, on a celui des graisses proprement
dl Si Von voulait étudier ou séparer les acides gras eux-mêmes, il faudrait, après la saponification par la potasse alcoolique et l’extraction de la cholestérine par l’éther, aciduler la liqueur par de 1 acide chlorhydrique; il précipiterait les acides gras qu’on séparerait et examinerait
nqp lps méthodes usuelles» . r
Autres matériaux. Dosage de l’urée. — Le sang, OU SOll scruill.
sont coagulés en les versant dans 5 fois leur volume d alcool ordinaire faiblement acidulé d’acide acétique. On porte à l’ébullition, filtre et évaporé les liqueurs alcooliques; le résidu est traité par de 1 alcool fort; la dissolution alcoolique est à son tour évaporée, reprise par un peu d’eau, filtrée et précipitée pardu nitrate mercurique. On lave le précipite avec un peu d’eau et finalement on le décompose par de 1 hydrogéné sulfuré qui met l’urée en liberté. Après avoir fait bouillir pour chasser IPS il ne reste plus qu’à doser l’urée par les méthodes habituelles.
Dosage de la givcose. - On reçoit dans une capsule tarée la a oO de sang auquel on ajoute un poids égal de sulfate de soude erista Use et on poudre et quelques gouttes d’acide acétique. On porte a ébullition , nuand le coagulum est devenu noir et spongieux, on 1 additionne d eau de façon à rétablir exactement le volume primitif On exprime tl«" dans un nouct, on sépare la liqueur, filtre et dose la glycose par le réactif