DEUXIÈME LEÇON
I,ES PLANTES ET LES ANIMAUX. MECANISMES CHIMIQUES PRODUCTEURS II ENERGIE.
LA VIE AÉROBIE ET ANAÉROBIE.
Un premier coup d’œil jeté sur les êtres vivants nous les fait classer en deux groupes distincts : les plantes qui s’épanouissent et croissent silencieusement au soleil; les animaux qui s’accroissent aussi, mais qui marquent leurs impressions et leurs volontés par des mouvements actifs. En y regardant de plus près, le chimiste et le physiologiste ont été conduits à distinguer et séparer plus profondément encore ces deux règnes : le végétal reçoit de l’énergie calorifique et lumineuse, l’emmagasine, et partant des substances minérales et saturées, c’est-à-dire tombées dans l’inertie chimique, produit de la matière organique chargée de puissance; 1 animal, au contraire, dépense et rend sensible sous forme de chaleur ou de mouvement l’énergie chimique emmagasinée dans les aliments presque entièrement organiques que lui fournit la plante; il rejette, en définitive, de l’eau, de l’acicle carbonique, de l’urée, corps saturés, incombustibles, indifférents ou peu s’en faut. En un mol, il détruit, pour vivre, les réserves créées par la plante.
Ce dualisme si admirablement résumé par Dumas et Boussingault dans leur Sialique chimique des êtres vivants reste un fait, une vérité fondamentale indéniable, mais il est nécessaire de 1 approfondir pour ne point nous égarer sur l’étendue de sa signification physiologique.
Si l’on met de côté la fonction dévolue aux parties vertes des plantes, fonction par laquelle, ainsi qu’on le verra, elles s’alimentent d’énergie aux dépens de la lumière qui les frappe et qu’elles absorbent, l’on peut dire que l’ensemble et, la succession des phénomènes par lesquels s’accroissent, s’entretiennent et se reproduisent les parties des végétaux dénuées de pigment vert, ne sauraient être essentiellement distingués chez la plante et, chez l’animal. Les mécanismes et les résultats sont les mêmes dans les deux règnes, à la mesure près.
Ainsi que l’a démontré d’abord Lavoisier, 1 animal consomme do