PARALLÈLE RE LA VIE VÉGÉTALE ET ANIMALE
l’oxv°-ène et exhale de l’acide carbonique résultant de scs combustions intraorganiques. Comme conséquence, il dispose de l’énergie chimique ainsi rendue sensible et la dépense à l’état de chaleur ou de mouvement pour construire ou entretenir ses tissus et accomplir ses fonctions.
11 en est de même de la plante: de tous les points de ses racines, de son tronc et même de scs feuilles vertes, s’exhale jour et nuit de l’acide ■carbonique dû à la combustion des réserves alimentaires du végétal. Corrélativement, il apparaît dans ses tissus une certaine quantité de chaleur (.ne l’expérience directe démontre se produire continûment, et varier en chaque organe proportionnellement aux manifestations de sa vitalité et de sa croissance. De jeunes tiges de maïs ou de pois, serrees autour d’un thermomètre, ont indiqué une élévation de température de a 6 degrés, et certaines fleurs, au moment de leur épanouissement, s’échauffent de 10 à 15 degrés au-dessus de la température ambiante.
Insolée ou non, chacune des cellules de la plante vit et, comme l’animal, absorbe de l’oxygène, exhale de l’acide carbonique et produit de l’énergie qu’elle perd sous forme de chaleur ou qu’elle utilise à un travail intérieur de réduction ou de changement d’état de ses organes. La fonction chlorophyllienne qui, ainsi que nous le verrons, permet au végétal de décomposer l’acide carbonique et d’exhaler un volume à peu près égal d’oxygène, vient obscurcir, mais non compenser ni faire disparaître, le phénomène plus général de ce qu’on pourrait
appeler la vie animale de la plante.
L’être qui vit fonctionne et évolue sans repos, suivant le plan de son organisation : il faut donc une source continue d’énergie à cette perpétuelle activité. C’est pourquoi toute cellule détruit ou consomme, et d’autant plus qu elle vit plus activement comme le démontrent les quantités d’acide carbonique dégagé et d’oxygène absorbé par les parties de la plante qui se modifient rapidement : graines qui germent, fleurs qui croissent ou se transforment, feuilles qui deviennent rapidement caduques. Et comme le propre de toute vie est l’unité structurale et la conservation ou la continuité du plan de l’organisation, il faut que toute molécule qui disparaît soit remplacée aussitôt par les éléments d’une molécule semblable que lui apporte le courant alimentaire; de là chez l’être qui vit, celle perpétuelle circulation de la matière en voie de désassimilation et d’assimilation corrélatives.
Chose digne d’attention, la source de cette partie de l’énergie qui, dans les deux règnes, sert au fonctionnement, de l’être vivant, n’a pas seulement son siège dans les combustions organiques, mais encore dans une série d’autres transformations : changements isomériques, hydratations, dédoublements exothermiques.
Lorsqu’un animal respire, il absorbe une quantité d’oxygène qui varie