SÉCRÉTIONS CUTANÉES
de l’hippurate de potassium et de l’urate de la même base, du g|yC0. colle, de la leucine et des corps homologues, de la tyrosine, une matière goudronneuse azotée. On y avait aussi signalé de la cholestérine et un homologue de cette substance, l’isocholestérine, C26H4*0, fusible à 157° ( Schültze ); enfin des acides gras qui, pour 100 parties de résidu sec se composent d’après M. Buisine de 7 parties d’acide acétique, 5P,6 d’acide propionique, 0P,8 d’acide butyrique, 0P,17 d’acide caproïque, 0P,8 d’acide valérique, lp,6 d’acide benzoïque, 2P,5 d’acide lactique. On a trouve aussi dans la sueur humaine les acides formique, oléique, stéarique, cérotique, succinique, oxalique, phénolsulfurique, scatolsulfurique, des oxacides aromatiques rougissant le réactif de Millon (. Kast ); enfin de la leucine, de la tyrosine et du carbonate d’ammoniaque.
Le salin de sueur humaine (résidu de la calcination de la sueur) avait la composition suivante pour 100 parties : carbonate de potasse, 31,82; sulfate de potasse, 11,76; chlorure de potassium, 16,02; chlorure de sodium, 38,54; pertes, 1,86 ( Cloëz ).
La sueur au début d’une sudation est toujours plus concentrée. Si la sueur continue, l’urée et les sels minéraux croissent un peu, tandis que diminuent les autres substances organiques ( Fünke ). L’acide lactique et les acides gras libres prédominent au début; la soude et les sels minéraux augmentent ensuite.
Les sueurs des diverses parties du corps sont différentes. Celles de l’aisselle, de l’aine, des orteils, sont toujours alcalines, plus riches que les autres en matières minérales, en acides gras et en corps odorants. Cette odeur variable provient des bases volatiles (triméthylamine, niéthvlamine) et d’un produit volatil sulfuré, d’odeur alliacée, qui paraît luimême résulter du dédoublement microbien d’un corps sulfuré plus complexe. Enfin l’odeur fétide ou agréable de quelques sueurs tient aussi ;i l’acide butyrique et aux éthers butyrique, valérique, caproïque, etc. qu’elles contiennent. Ces dernières substances varient beaucoup même à l’état normal chez chaque individu.
Dans 1000 grammes de sueur des pieds, Fünke a trouvé 4 grammes de cendre et 13gr,7 de résidu fixe. Le même individu n avait que 2r ,4 de substances minérales dans la sueur des bras qui contenait aussi relativement moins de potasse que celle des pieds, dans le rapport de
Tout ce qui active la circulation ou appelle le sang à la peau, bains chauds, frictions, chaleur extérieure, exercice, etc., provoque la suda tion. L’alimentation animale l’exagère. Les agents psychiques P10'0 quent une sudation anormale, froide, visqueuse, localisée, etc. En un mot, comme la salive, la sueur varie suivant l’incitant nerveux qui agi sur les glandes d’où elle provient.