‹ Cours de chimieChapitre 354 sur 633 · C - xnc — xnp ; d’où x · texte numérisé non relu

C - xnc — xnp ; d’où x

Or, C peut être exactement connu en absorbant l’acide carbonique total

par la potasse; c est égal à - , et p, connu d’avance pour l’air normal

est très petit. On possède donc tous les éléments qui permettent de calculer x. Il faut seulement tenir compte dans ce calcul de la température dos gaz et rapporter les volumes non à 0 degré, mais à la température du poumon et à la pression atlimosphérique ambiante.

Par chacune de ces deux méthodes l’on a établi que nous inspirons ou rejetons en moyenne 500 centimètres cubes d’air par inspiration ou expiration ordinaire. Mais le volume de la masse gazeuse totale qui pénètre dans le poumon d’un homme bien conformé lorsqu’il fait une profonde inspiration peut s’élever à près de 5 litres.

MÉTHODES DESTI N ÉES A ÉTU DI ER LES ÉCHANGES RESPIRATOIRES

Méthode des déterminations totales. — On connaît généralement la composition de l’air inspiré. La détermination de la nature des gaz expirés offre au contraire de grandes difficultés.

Les échanges respiratoires qui se font dans le poumon peuvent s’étudier par diverses méthodes; mais celle des déterminations totales dues à Lavoisier et Séguin, perfectionnée par Dulong, Despretz et surtout par Y. Régnault et Reiset, permet seule d’arriver à une solution complète et satisfaisante de cette délicate question.

Cette méthode consiste à déterminer exactement dans une même expérience : 1" le volume d’air fourni à l’animal; 2° celui de l’oxygène disparu; 5° les poids d’acide carbonique et d’eau produits; 4° s’il y a lieu, les variations de l’azote, et l'apparition des autres gaz. Comme on

Page 1