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MÉTHODES TOUR ÉTUDIER LES ÉCHANGES RESPIRATOIRES

le voit, on détermine ainsi, directement et à la fois , toutes les quantités qu'il importe de connaître.

Y. Régnault et Reisct se servaient de cloches de verre de 45 à 50 litres de capacité, où ils plaçaient l’animal en observation. Plus tard, dans ses expériences personnelles, M. Reisct a opéré dans de grandes

LA RESPIRATION

chambres en tôle rivée où pouvaient entrer des animaux de forte taille (voir son beau mémoire Ann. chim.phys. (3B Série, XXVI, 299).

Dans les expériences restées classiques de Régnault et Reisct, la cloche A mastiquée, sur une platine de fonte DD' (fig. 74-1), reçoit l’animal par une ouverture ménagée dans cette platine, ouverture qui se ferme ensuite hermétiquement (fig. 74-2). La cloche A est entourée d’un manchon BB' rempli d’eau à température constante. La tubulure f de la cloche A porte divers ajutages : deux tubes ikln et i'k'l'n! par lesquels la cloche communique avec l’appareil condenseur d’acide carbonique ce'; une tubulure r qui sert à introduire de l’oxygène: une quatrième eclci qui fait communiquer la cloche avec un manomètre abc.

L’appareil condenseur d’acide carbonique consiste en deux vases ce' à lessive de potasse réunis par le bas grâce à un tube flexible, et communiquant avec la cloche A par de longs tubes en caoutchouc nkl, n'k'l'. Le balancier O, mû par un engrenage à courroie, abaisse et élève successivement les vases à potasse c et c' aspirant l’air chargé des produits respiratoires de la cloche et restituant à l’animal le même air après l’avoir privé d’acide carbonique.

En même temps que l’oxygène de la cloche A est, par la respiration de l’animal, tranformé en acide carbonique qu’absorbe la potasse en cc, un vide partiel tend à se faire dans cette cloche. Trois ballons N à double tubulure, une en haut, une en bas, et remplis d’oxygène, communiquent avec la cloche A. 11 suffit de laisser couler une solution de chlorure de calcium du réservoir supérieur, Q p Q' p' dans l’un des ballons N, communiquant avec la chloche A par l’intermédiaire du petit ballon M, pour que l’oxygène de A soit remplacé à mesure qu’il disparaît par la respiration et le jeu des pipettes à potasse cc'. Le niveau xx' du réservoir Qp étant rendu constant, fait que cet écoulement d’oxygène a lieu dès que la pression diminue un peu en A. L’azote de l’air initial restant dans l’appareil, et l’acide carbonique étant remplacé par l’oxygène, on voit que l’animal respire toujours sensiblement de l’air normal.

Le mécanisme destiné à la prise de gaz à faire à un moment donné est en g'r'r"a'Rdac. Cette partie de l’appareil est d’abord remplie de mercure. Si l’on ouvre le robinet R et si, lorsqu’un volume donné de mercure s’est écoulé, l’on ferme ce robinet ainsi que r", on retire de la cloche A, grâce à cette manœuvre, une quantité déterminée de gaz qu’on peut analyser.

Les calculs se faisaient comme il suit : soit V le volume en litres de l’air au début de l’expérience; on le concluait du volume de la cloche A et de ses accessoires, déduction faite du volume de l’animal et des aliments introduits avec lui. Soit H la force élastique de l’air de la cloche; soit t sa température, f la tension de la vapeur d’eau qui se trouvait

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