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MÉTHODES POUR ÉTUDIER LES ÉCHANGES RESPIRATOIRES

généralement à saturation au début et à la fin cïe l’expérience. Le poids p0 d’oxygène que renferme la cloche est au début :

pQ = 0,2095 X lEr,4298 x V le poids de l’azote est :

p'0= 0,7005 x 1er, 2562 x Y

A la fin de I expérience on s arrangeait pour que H et t étant les mêmes qu’au début, Y et f restassent aussi invariables.

Supposons que l’analyse du gaz de la cloche A pris à la fin de l’expérience au moyen de l’eudiomètre r"bRb' ait montré qu’il renferme

en volume - d acide carbonique, -î d’oxygène, et ^ d’azote, en négligeant pour le moment une trace de gaz divers (hydrogène et hydrogènes carbonés), nous aurons pour le poids de l’acide carbonique contenu dans le volume Y de la cloche :

P" = — x IBr,9774 x V x

pour le poids de l’oxygène :

I1' = } x 1er, 4298 x V x HnZ

pour le poids de l’azote

X 1er, 2562 x V x

Le poids de l'oxygène total consommé est donc égal à p0 — P' + P valeur dont tous les termes sont connus; car P, poids d’oxygène emprunté aux ballons N, est mesuré très exactement par le poids du liquide introduit en N.

Le poids de V acide carbonique total est p" + Q. Le poids Q est celui de l’acide carbonique absorbé dans les pipettes cc' poids que l’on déterminait exactement par une analyse alcalimétrique.

le poids de l'azote exhalé ou absorbé est Pi -p'.

Le poids de l'eau formée n’a généralement pas été dosé dans ces expériences. Pour l’apprécier on s’arrangeait de façon que la cloche A fût saturée d humidité au début et à la fin de l’expérience; on pouvait dès lors déduire approximativement la quantité d’eau formée du poids

d ’ox v Jèn e F h S 1 °rvgene nest pas ]1‘ Iie voIume d’air pris pour unité contenant 0,2095

79,05 d’azote ^ ^4 CSt| JI X 0,2095. — De même l’air contenant pour 100 vol.

V est exurimé P°UIi 1 vollime> la Passion de l’azote est 11x0,7905. Le volume

exprime en litres dans les équations ci-dessus.

LA RESPIRATION

dont avait augmenté la liqueur des pipettes à potasse ce' déduction laite de celui de l’acide carbonique absorbé.

L’expérience durait quelquefois plusieurs jours sans que le sujet parût en souffrir, et c’est la totalité de l’acide carbonique produit, de l’oxygène absorbé et de l’azote exhalé ou disparu qu’on mesurait à la fin. Aussi ces déterminations présentent-elles les plus sérieuses garanties étant donnée surtout l’habileté des expérimentateurs.

Il est bon cependant de remarquer qu’en opérant comme ils l’ont fait, Régnault et Reiset ont étudié l’ensemble des échanges gazeux qui s’opéraient à la fois par la peau, le tube digestif et le poumon. Cette objection paraîtrait assez grave si les recherches accessoires des mêmes auteurs n’avaient établi que les résultats généraux de leurs expériences n’étaient pas sensiblement modifiés lorsqu’on éliminait au fur et à mesure de leur production les produits perspirés ou les gaz intestinaux. 11 faut observer toutefois que cette remarque, valable pour l’acide carbonique et l’oxigène expirés ou inspirés, s’applique moins bien à l’azote qui, sous un faible volume (les *- environ du volume initial de l’air en expérience), subit toutes les variations dues aux causes d’erreur ci-dessus indiquées.

L’eau produite ne pouvait être dans ces recherches dosée avec une très grande précision. L’animal vivait d’ailleurs dans une atmosphère presque saturée d’humidité et un peu trop riche en acide carbonique, quelle que fût la rapidité de son absorption par le jeu des pompes.

Il n’en est pas moins certain que le travail de Régnault et Reiset sur les phénomènes respiratoires, travail continué plus tard sur les grands animaux de ferme par ce dernier auteur (Ann. de chim. et de phys . (3e Série, LXIX, 129), est un monument de méthode et de précision expérimentale ; il reste le fondement le plus stable de nos connaissances sur les phénomènes respiratoires à l’état de santé.

méthode des déterminations partielles. — Dans cette méthode 1 011 ne dose plus les quantités totales d’air (0 H- Az) fournies au sujet en expérience ; on mesure seulement le volume des gaz qui sortent de l'appareil respiratoire et l’on en fait l’analyse : de ces données l’on déduit l’acide carbonique produit et l’on calcule la quantité d’oxygène absorbée dans le même temps. On admet a priori que l’azote ne varie pas, ou du moins on ne l’établit que sur l’analyse eudiométrique insuffisante d’une petite portion des gaz qui sortent de l’appareil. Le volume de gaz ainsi analysé étant extrêmement faible par rapport a celui c l’air qui y est entré, il s’ensuit que les variations de 1 azote doivent en réalité rester, et; restent de lait, inappréciables.

Voici du reste comment ont opéré Pettenkoffer et Voit par cette méthode des déterminations partielles, dans leur beau travail sin a nutrition. L’homme ou l’animal respire librement dans une chambre

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