VARIATIONS AVEC LE RÉGIME
Les aliments gras et les aliments azotés ne modifient que peu le quotient respiratoire et l’activité de la respiration.
L ingestion des aliments active les phénomènes de désintégration de 1 organisme. Les quantités d air respiré et d’acide carbonique expiré subissent dans la journée deux maximums et deux minimums correspondant aux deux îepas et aux deux intervalles qui les séparent. On a en a que le maximum de 1 élimination de 1 uree n’a lieu que quelques heui es apiès ceux de 1 acide carbonique exhalé par le poumon.
Ces vaiiations dues aux repas ne se confondent pas avec les variations diurnes.
Inanition-Diète. — Pendant l’inanition, il se produit une diminution tiès notable de 1 acide carbonique excrété et de L hydrogène exhalé à l’état d’eau par les poumons. Chez une tourterelle soumise au jeûne absolu, Boussingault, observa :
Après 1 jour de jeune, CO2 exhalé en 1 heure 0,955
— 2 jours - CO* - . . . ! . 0,417
— 5 jours — CO* — 0,415
On remarquera qu’après le deuxième jour, la quantité d’acide carboi nique ne décroît plus très sensiblement. Même observation fut faite ipar Bidder et Schmidt, sur un chat inanitié. Chez l’homme, une fois l’état de jeûne atteint après 12 à 15 heures, la quantité absolue de CO2 excrété, 1 activité respiratoire et le quotient respiratoire (0,78)deviennent constants. L’excrétion de l’urée suit la même loi. Un chien de 32 kilogrammes qui, bien nourri, expirait 840 grammes d’acide carbonique ,jar jour, ne donnait plus que 289gr,5 du même gaz après 10 jours de lliète absolue ( Pettenkoffer et Voit).
Pour une même proportion d’oxygène absorbé, la proportion d’acide carbonique exhalé est moindre durant l’inanition qu’avec un régime
moyen suffisant. (Tableau, p. 498.) En un mot, l’animal inanitié levient carnivore.
Les animaux privés d’aliments absorbent de l’azote dans certains cas. -a quantité peut s’élever à 0,5 et quelquefois 1 pour 100 de l’oxygène assimilé par les poumons. L’observation a été faite surtout sur les oiseaux et sur les hibernanls ( Régnault et Reiset).
Le tableau suivant résume quelques-unes des expériences de Petten-
(v0 er. et ^'0lt relatives aux effets de l’abstinence sur les échanges pulmonaires chez l’homme :
A. Gautier. — Chimie biologique.
LA RESPIRATION
Poids en grammes d'acide carbonique et d'eau exhalés, d'oxygène absorbe dans les états de jeûne, d'alimentation, de repos, de travail.
Abstinence.
Alimentation mixte.
Alimentalion
Repos.
Travail.
Repos.
Repos.
Travail.
riche en azote.
Repos.
sans azote.
Repos.
exhalé
jour . .
nuit . .
en 24 h.
Oxygène
absorbé
jour . .
nuit . .
en 24 h.
Eau
exhalée
jour . .
nuit . .
en 24 h.
Urée
clés
urines
f jour . .
] uuit . .
en 24 h.
Rapport
( j°ur • •
< nuit . .
( en 24 h.
Il est remarquable de voir que durant l’abstinence le travail produit autant d’acide carbonique et dépense autant d’oxygène que si ce meme travail était soutenu d’une alimentation mixte abondante : seule luree
excrétée faiblit très sensiblement chez le travailleur qui ne prend pas
d’aliments. Le rapport de l’acide carbonique exhalé a 1 oxygène absoi ie en 24 heures reste presque constant ou s’abaisse un peu t ans a s inencc ainsi que nous le disions plus haut. Pendant le jeune, le travail
consomme d’abord les graisses comme le montre le rapport qT qui s eleie
al°™ a ! Grossesse — L’écoulement menstruel périodique est
sans doute la cause de la remarquable différence observée d abord I Andral et Gavarret entre l’homme et la femme au poin ce a ut variation de leur activité respiratoire à l’époque de la pubei i • O l'homme, la quantité de carbone brûlée par heure qu. est, entre 11/ e 15 ans, de 8 grammes environ, monte chez l'adulte, a 1- grammes, contraire, tandis que chez la jeune fille non régi e cette quan 6 grammes environ, elle n’augmente pour ainsi dire pa.