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VARIATIONS DIURNES, NOCTURNES, ETC

adulte jusqu à la ménopause, époque où elle croît alors très sensiblement. La grossesse, en supprimant le flux menstruel, accroît aussi la quantité d’acide carbonique exhalé.

Influence de quelques états morbides. — Dans la fièvre l’on Constate une augmentation de l’acide carbonique exhalé, el de l’oxvgène absorbé;

le rapport vol. reste à peu près constant. Les observations ont été

faites dans les cas de fièvres intermittentes, fièvres typhoïdes franches et aiguës ou simplement traumatique ( Colasanti , expériences sur les cobayes). L’accroissement de l’acide carbonique dans la fièvre est de 20 à 50 centièmes par rapport à l’état normal, mais il n’est pas toujours proportionnel à l’augment de chaleur ( Sénator ). Toutefois, d’après Liebeimeistei , et aussi Leiden et Frankel, 1 élévation de la température est à peu pi ès proportionnelle a 1 acide carbonique produit au moins dans l’accès de fièvre intermittente. Voici leurs nombres :

lre demi-heure 2e —

Exhalation de CO-’.

Calories produites.

Si la fièvre prend un caractère pernicieux ou chronique, l’éliminai i°n d’acide carbonique diminue. Il en est ainsi dans les fièvres ' yphoïdes graves. Dans les phlegmasies pulmonaires et cardiaques, la ihtisie, les fièvres éruptives, les diarrhées chroniques, la dysenterie, e choléra, l’acide carbonique exhalé diminue.

Dans les maladies chroniques sans fièvre, la bronchite, etc., il semble demeurer à peu près normal.

Dans le charbon, la septicémie gangreneuse, et autres maladies à nicrobes anaérobies, l’exhalation de l’acide carbonique est à peine liminuée par rapport à l’état normal, sauf dans la période ultime de la naladie ( Arloing ).

Dans la chlorose et la leucémie, le malade expire un peu plus d’acide ■ arbonique, tout en absorbant un peu moins d’oxygène qu’à l’état de anté. Cette observation déjà ancienne, due à Hanover, a été confirmée ar Pettcnkoffer et Voit.

Suivant ces mêmes auteurs les diabétiques inspirent moins d’oxygène

expirent moins d’acide carbonique et de vapeur d’eau que les intfi- Jüus sains. Voici quelques nombres exprimés en grammes :

LA RESPIRATION

Diabétique

Jour

( En 24 heures . Individu sain, en 24 heures.

0 nbsorbr.

CO* exhalé.

11*0 exhalé.

278er0

308er6

Cette combustion imparfaite, accompagnée d’élimination de sucre, produit en général chez ces malades un abaissement sensible d( la

température.

Dans le choléra. Rayer etDoyère ont depuis longtemps constaté une diminution dans l’exhalation de l’acide carbonique et dans l’absorption de l’oxygène. Les gaz expirés ne contiennent généralement chez eux que 2 à 3 pour 100 d’acide carbonique, quantité qui s’abaisse meme à 1,45 dans les cas très graves. L’oxygène absorbé par les cholériques

s’élève à peine à 1,75 pour 100 volumes d’air.

Dans l’urémie idiopathique où l’urée s’accumule dans le sang, les gaz expirés contiennent une petite quantité de carbonate d’ammoniaque. Le même phénomène s’observe dans l’ictère grave, le choléra, le typhus,

la scarlatine, l’agonie, etc. . ,

Pendant l’état de léthargie hystérique, les échanges sont diminues

et l’état d’insensibilité des centres nerveux est tel que le volume d air inspiré tombe de 15 litres qu’il est à l’état normal a 5^,o ou 4 litres par heure et par kilogramme ; l’acide carbonique exhalé s’abaisse parallèlement de 0gr,650 cà 0gr,277. Durant l’attaque de léthargie cataleptique, de 16 litres à l’état normal, la ventilation pulmonaire tombe a 0nt,14, et l’acide carbonique expiré devient nul ou presque nul [Richet pi Hminnn.

Action de quelques agents médicamenteux. — L 011 sait depuis longtemps que l’ingestion des liquides alcooliques diminue la proc notion de l’acide carbonique et l’activité respiratoire. Le the, le ca c agissent de même. Il en est encore ainsi des huiles essentielles absorbées même en faible quantité, de l’antipyrine, de la morphine, des phénols,

de la glycérine, du sulfate de quinine, etc.

Ce sont là des aliments ou des médicaments d’épargne qui agissent sur nos cellules comme le font les antiseptiques sur les organismes intérieurs, pour enrayer les fermentations intra-organiques des muscles c des glandes et la nutrition générale. Les lactates, les sucres, la case, no. le gluten, l’albumine augmentent au contraire I activité respiratoiie.

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