‹ Cours de chimieChapitre 411 sur 633 · BILE PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

BILE PATHOLOGIQUE

ammoniacales. Emiech a démontré que 2 à 5 pour 1000 d’acide taurocholique empêchent la putréfaction d’une infusion de chair ou de pancréas, et arrêtent les fermentations alcoolique et lactique. Ces mêmes doses entravent les effets de la pepsine et de la ptyaline, ainsi que l'action saccliarifiante du suc pancréatique. L’acide glycocholique est beaucoup moins actif. Les animaux qui perdent leur hile par une fistule, rendent des excréments d’une odeur repoussante ; ils émettent beaucoup de gaz odorants et putrides, ils maigrissent, leur poil tombe, ils deviennent languissants, etc., phénomènes qu’on est en droit d’attribuer à la résorption continue des ptomaïnes et autres subtances toxiques dues à la putréfaction intestinale des résidus de la digestion, putréfaction qui s’accélère lorsque la bile n’intervient plus (*).

De tout ce qui précède, il résulte que la bile joue dans la digestion un rôle secondaire, qu’elle ne contribue pas h la digestion des albuminoïdes mais à celle des graisses, et qu’elle protège l’économie contre les fermentations intestinales putrides.

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