CINQUANTE ET UNIÈME LEÇON
DIGESTION INTESTINALE
EXCREMENTS.
Passage «les aliments «lans le duodénum. — La matière alimentaire ne t'ait que traverser le duodénum. Elle y reçoit le suc pancréatique, la bile et le produit des glandes de la muqueuse de cette partie de Tintes lin.
Nous avons déjà dit quelles sont les transformations que les deux premières sécrétions font subir aux divers aliments, non pas subitement et dans le duodénum meme, mais successivement durant le long parcours intestinal de ces matières.
Les glandes du duodénum sont de trois espèces : les unes sont de petites glandes annexes du pancréas, situées vers l’embouchure de son canal et qui sécrètent une liqueur douée de propriétés analogues à celles du suc pancréatique. D’autres, plus ou moins serrées ou disséminées, portent le nom de glandes de Lieberkühn et sécrètent le suc intestinal proprement dit. Nous les décrirons plus loin.
Enfin Ton trouve dans le duodénum une troisième sorte de glande.' qui lui sont tout à faits propres, les glandes de Brünner. Ce sont des glomérules arrondis, remplis d’une matière alcaline et visqueuse, riches en granulations, contenant des cellules à noyaux simples. Le liquide que ces glandes sécrètent est alcalin, épais, et ressemble a quelques égards à la salive. On sait qu’il concourt à saturer le suc gastrique, mais Ton ne connaît pas bien son action spéciale sur les aliments. D après quelques recherches, T extrait de ces glandes contiendrait de la pepsine chez le chien et le porc et dissoudrait la fibrine en présence de l’acide chlorhydrique. On paraît avoir observé qu il transtorme aussi 1 amidon en glucose; mais ceci demande confirmation. D’après M. Renault, les glandes de Brünner ne seraient que des glandes a mucus.
Grâce à la bile et au produit de ces glandes, en quittant le duodénum le chyme est devenu alcalin.
Digestion iluns l’intestin grêle. — A mesure qil il piOglCSSt d.lll-
l’intestin et que se poursuit sur lui l’action du ferment pancréatique, le chyme subit l’influence d’un nouveau suc, sécrété par les glandes de Lieberkühn qui occupent, serrées les unes contre les autres, toute a muqueuse de l’intestin grêle et même du gros intestin. Le sont de.'' culs de-sac cylindrique^ à paroi propre, formée dune substance gianulcusc tapissée à l’intérieur de cellules rondes ou cubiques contenant un protoplasma rempli de très nombreuses granulations. Les orifices de ces glandes, protégés par un épithélium spécial, s’ouvrent au pied des h 0