DE L’URINE
Quantité. — La quantité des urines est très variable dans les maladies. Dans le diabète sucré, l’azoturie, le diabète insapide, la polyurie, leur volume peut s’élever à 6 et 8 litres par jour. Il s abaisse au contraire à quelques centimètres cubes dans l’oligurie et l’anurie.
Dans les maladies chroniques ou aiguës, la diminution du volume des urines coïncide généralement avec l’aggravation de la maladie. Il en est ainsi chez les cardiaques, les brightiques, les fiévreux. Au moment de la défervescence, au contraire, et durant la convalescence, les urines s’écoulent abondamment. Les purgatifs énergiques, la diarrhée, etc., peuvent beaucoup diminuer et supprimer même le flux urinaire. Chez les hystériques et les nerveux, les urines sont souvent réduites à un très faible volume jusqu’à la fin de la crise; elles se produisent souvent alois avec abondance.
Couleur. — L’urine est presque décolorée dans certaines maladies: les états nerveux en général, l’hystérie, le diabète insapide, ceitaines albuminuries. Elle varie du jaune foncé au rouge brun dans les maladies fébriles aiguës. Elle devient rougeâtre ou rouge, brune ou brun noirâtre dans l’hémoglobinurie, et lorsqu’il y a de petites hémorrhagies rénales j jaune verdâtre ou vert brunâtre dans la jaunisse; vert sale ou bleue dans le choléra, le typhus; laiteuse dans la chylurie, etc. Nous donnerons un peu plus loin des renseignements plus complets sur la couleui es
urines en parlant 'de leurs pigments anormaux.
Acidité. — Dans presque toutes les maladies aiguës ou chroniques, l’acidité des urines est diminuée, sauf dans le diabète, le rachitisme, l’ostéomalacie. Au cours de quelques autres maladies chroniques, et pem dant la convalescence des maladies aiguës, elles peuvent devenii a ca