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VARIATIONS DES PRINCIPES NORMAUX DANS LES URINES MORBIDES

lines. Dans les maladies des reins, de la vessie, cette alcalinité est due à l’ammoniaque.

Densité. — La densité des urines est très variable à l’état morbide. Elle augmente généralement dans les maladies pyrétiques et le diabète. Elle diminue dans la polyurie simple. Ce signe ne saurait avoir par luimême de valeur bien formelle.

Odeur. — L’odeur ammoniacale des urines indique la transformation de l’urée en carbonate d’ammoniaque et la putréfaction. Ce changement arrive même dans la vessie dans les cas de cystite, lorsque il y a du pus. Dans le diabète, l’urine sent l’acétone. Les urines des cystinuriques émettent l’odeur de fleurs d’églantier ( ptomaïnes ), odeur qui finit par être insupportable.

VARIATIONS DES PRINCIPES NORMAUX DES URINES AU COURS DES MALADIES ET PAR L’USAGE DES MÉDICAMENTS

Variations de l’urée. — En règle générale, dans les maladies aiguës fébriles, la quantité d’urée éliminée en 24 heures suit les oscillations du thermomètre et monte ou descend avec lui, sauf dans les cas très graves alors que se préparent les phénomènes ultimes de l’agonie et de a mort. Pendant la fièvre, la quantité d’urée éliminée dépasse la noyenne; dans les maladies franchement aiguës, comme la pneumonie nflammatoire, l’urée excrétée en 24 heures par des patients à la diète oeut s élever à 40 ou 50 et même 75 grammes. L’augmentation de urée précède 1 apparition de la fièvre soit dans la fièvre intermittente, oit dans l'accès de fièvre hectique de la phtisie.

Si a la fièvre viennent s ajouter des états congestifs du rein ou du issu hépatique, ou si le parenchyme rénal est déjà malade, l’urée peut îc pas augmenter sensiblement ; elle peut même diminuer beaucoup lans 1 atrophie aiguë du foie. Mais elle ne s’en produit pas moins; He reste dans le sang avec les autres substances azotées, et l’on voit lientùt apparaître les phénomènes de l’urémie.

L’excès d’urée se rencontre au cours de deux maladies chroniques ans fièvre : le diabète et la polyphagie ou azoturie non sucrée. Il est en apport avec l’activité de la dénutrition dans ces deux affections. Lorsue le malade arrive à l’état cachectique, l’excès d’urée disparaît aènéalcmcnt.

Dans toutes les autres maladies chroniques, la production de l’urée st diminuée. Cette diminution a pour cause : 1° l’amoindrissement resque constant de l’alimentation chez ces malades; 2° l’absorption t l’assimilation difficile des aliments; 5° l’arrêt dans les échanges

LES URINES MORBIDES

nutritifs; 4° l’aglobulie (anémies, cachexies, cancer); 5° la lente filtration de l’urée à travers les reins ou sa difficile production dans le foie (ictère, cirrhose, empoisonnements, etc.). Dans les cachexies, et chez les malades atteints de cancer, mais seulement dans la période de dénutrition, le taux de l’urée tombe à 10 et même à 4 grammes par jour.

Diverses substances injectées dans le sang ou absorbées comme médicaments, agissent sur l’excrétion de l’urée. Celle-ci, introduite directement dans le sang, apparaît rapidement et augmente dans les urines durant quelques heures, sans toutefois que l’urée excrétée soit accrue de la totalité de celle qui a été injectée ou absorbée.

Suivant Oppenheim et Rabuteau, l’usage du café fait baisser la quantité d’urée éliminée et augmenter l’azote des matières fécales.

La quinine provoque une hypersécrétion d’urée, l’augmentation est très sensible pendant les huit premières heures et se prolonge jusqu au lendemain.

La glycérine, prise à l’intérieur, diminue au contraire la sécrétion de l’urée. On constate encore un ralentissement considérable de l’urée, presque un arrêt complet, dans l’empoisonnement par l’acide oxalique. La guérison s’annonce par le retour des urines et une véritable décharge

d’urée.

Le benzoate et le salicylate de soude, le borax, les sels de potasse, la pilocarpine, les bicarbonates alcalins, le cubèbe, la cantharidine augmentent l’excrétion de l’urée. L’éther, la digitale, la coca, 1 alcool la diminuent. Ce sont là des indications qui peuvent être utilisées dans divers cas pathologiques.

Variations de l'acide urique. — La quantité d acide Ul’iqiie selè\C comme celle de l’urée dans toutes les affections fébriles aiguës. Elle croit aussi dans quelques affections chroniques spéciales : la dyspepsie, les maladies du foie, la leucémie à forme splénique, les affections où la peau fonctionne mal, la dyspnée quelle qu’en soit la cause.

Dans la plupart des autres maladies chroniques, la chlorose, l’athrepsic, l’anémie, etc., l’acide urique diminue au contraire. Les urines diabétiques sont souvent très riches en acide urique qui s’y trouve dans un état spécial dissimulé par le sucre. Dans le rhumatisme, les maladies du cœur, les fièvres, souvent dans le catarrhe vésical, la leucocytémie, etc., l’acide urique augmente sensiblement. Il diminue au contraire ians l’atrophie aiguë du foie; dans ce cas il est remplacé dans les urines par

J 'ammoniaque et l’acide lactique. ,

Dans la goutte, les urines sont pauvres en acide urique, ou moins il se maintient au taux normal entre les accès. Il semble que l’économie le produit toutefois en excès, car il va se réunir pouriorm les concrétions tophacées qui caractérisent cette affection. 11 se e

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