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CINQUANTE-SIXIÈME LEÇON

URINES PATHOLOGIQUES ( Suite ). PRINCIPES ANORMAUX DES URINES.

Des matières qui ne se trouvent pas dans les urines de l’homme sain, ou qui ne s’y trouvent qu’à l’état de traces, peuvent apparaître dans les urines des malades. Leur histoire fera le sujet de cette Leçon.

Les plus importantes de ces substances anormales sont : les corps albuminoïdes et leurs produits de dédoublements directs, leucine, tyrosine, allantoïne, xanthine, cystine ; les pigments et les acides biliaires, ainsique diverses matières colorantes anormales; la cholestérine; la glycose et divers hydrates de carbone ou sucres ainsi que leurs dérivés ; l’acétone et l’acide acétylacétique; les matières grasses, le gaz sulfhydrique.

Matières albuminoïdes. — Nous avons dit qu a la suite dexeicices violents, de marches forcées, du refroidissement, pour des causes souvent inappréciables, l’albumine peut apparaître passagèrement et en petite quantité dans les urines. Ce ne sont pas là, à proprement parler, des albuminuries : cette maladie est caractérisée par la continuité de l’excrétion de l’albumine par les reins.

Les matières protéiques ainsi rejetées sont celles du sang, savoir : la sérine proprement dite, la globulosérine moins abondante, quelquefois le fibrinogène et les matières colorantes du sang. On peut y trouver des peptones, et de l’albumine d’œuf quand l’alimentation est trop riche en cette substance : elle se distingue, on le sait, en ce qu’elle précipite par l’éther.

Un grand nombre de maladies donnent lieu au passage des albumines à travers le rein. Ce sont : 1° celles où la pression du sang artériel augmente beaucoup dans les glomérules de Malpighi par suite de compression mécanique des veines causée par une tumeur, par la pression de l’utérus gravide, par la difficulté de la circulation qu’entraînent les affections cardiaques ; 2° dans toutes les lésions du parenchyme rénal, surtout si elles portent sur les glomérules de Malpighi (rein brightique ou à dégénérescence épithéliale, rein amyloïde ou lardacé, rein sclérosé); 3° dans quelques maladies qui paraissent modifier la nature du plasma sanguin (choléra, empoisonnements graves par le phosphore, le plomb, l’acide oxalique; vésications énergiques; scarlatine, ictère, anémie profonde, morphinomanie, fièvre typhoïde, diph térie, pneumonie, quelques formes du diabète; 4° enfin après les inhalations chloroformiques (’) et quelquefois à la suite de grands traumatismes [Bouchard; G. Patein ; Ilecjar et Kaltembach).

p) Cette albuminurie sc pioduit au moins 1 fois sur 5 en 1 absence de tout traumatisml

PRINCIPES URINAIRES ANORMAUX

Dans toute albuminurie, les deux albumines principales du sérum, sérine et globuline, passent dans les urines en quantités relatives variables, mais la globuline reste toujours plus rare. On peut après neutralisation les séparer des urines par le sulfate de magnésie qui précipite la globuline et les albumoses s’il y en existait, mais non la sérine.

Chez deux malades brightiques, Senator a trouvé que la globuline formait environ les deux tiers, et la sérine le tiers de l’albumine urinaire. Mais, généralement, dans les maladies des reins et les autres albuminuries, la sérine est 2 à 5 fois plus abondante que la globuline.

Comme nous le verrons, les urines albumineuses se troublent et donnent des flocons par la chaleur ou par les acides minéraux. Il reste très douteux que la manière d’être de ces flocons, tantôt rétractiles et tombant au fond du tube, tantôt non rétractiles et opalescents, indique deux espèces d’albumines et permette de diagnostiquer deux sortes de lésions, l’albumine rétractile signifiant une néphrite avec lésion anatomique des glomérules et épithéliums rénaux, la non rétractile indiquant un simple trouble des fonctions rénales. Cette rétraction, plus ou moins complète, dépend bien plus de la quantité d’albumine, de la nature plus ou moins acide des urines, de leur richesse en sels et en urates, que de l’espèce d’albumine qui se coagule.

Les deux albumines principales du sang se rencontrent dans les urines en quantité qui varient de un demi-gramme et moins, à 40 grammes par litre dans les cas graves.

A côté de ces deux espèces principales d’albumines, on peut rencontrer dans les urines des malades d’autres variétés de cette substance.

On y a signalé aussi les peptones. Suivant Kühne et Chiltenden, ce seraient plutôt des albumoses ( hètévoglobulose ) que des peptones. La peptonurie se produit chez les sujets atteints de diphtérie, de pneumonie croupale, de pleurésie, de typhus, d’atrophie jaune du foie, de néphrite paienchymateuse, de syphilis tertiaire, de rhumatisme articulaire aigu, de scarlatine, de petite vérole, d érysipèle, de tuberculose, de cancer du foie et de l’intestin, d’ictère, et chez ceux-là surtout qui portent des foyers purulents, qui ont des lésions osseuses, qui fabriquent du pus, enfin dans l’empoisonnement par le phosphore.

Nous verrons plus loin comment l’on peut reconnaître et caractériser la peptonurie.

A côté des peptones, on trouverait quelquefois dans les urines des chlorotiques, des ostéomalaciques, dans celles des malades atteints de

Elle n est pas proportionnelle a la duree de 1 anesthésie; l’urée, l’acide urique, les chlorures sont generalement augmentés dans ces cas [G. Palein).

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néphrite chronique, etc., une substance qui se confond avec celles qu’on connaît depuis longtemps sous le nom de propcptones et que Kühne a nommées hémialbumoses. Elles sont caractérisées par leur précipitation au moyen de l’acide nitrique et leur redissolution à chaud ou dans un petit excès d’acide. Elles précipitent par le sulfate d’ammoniaque en excès, réactif qui ne sépare pas les peptones.

Dans les urines d’hématuriques ou de chyluriques, on peut, même en l’absence de sang, trouver du fibrinogène. Il est quelquefois assez abondant pour former des flocons dans la vessie et faire prendre l’urine en une sorte de gelée aussitôt après son émission. Dans ces cas, l’urine est toujours albumineuse et les caillots qui se forment contiennent des

hématies et des globules blancs.

Le sang en nature peut exister dans les urines fraîches. Il indique presque toujours un état fâcheux des reins ou de la vessie. Dans le premier cas, les urines sont acides, albumineuses et laissent déposer des moules fibrineux; dans le second, elles sont assez souvent ammoniacales ou troubles, riches en mucine coagulable par l’acide acétique faible,

<<at pauvres en albumine, à moins que le sang ne soit très abondant.

Celui-ci se rencontre dans les urines chaque fois que se produit une congestion rénale : maladies infectieuses, impaludisme, ictères, empoisonnements par l’arsenic, le phosphore, les champignons, le pyrogallol, le phénol, etc. On peut enfin provoquer artificiellement l’hématurie par des injections intravasculaires d’eau froide, de glycérine, de bile, par la transfusion de sangs étrangers, par les brûlures

étendues.

Il est une maladie singulière, Y hémoglobinurie paroxystique , le plus souvent causée par un refroidissement, quelquefois par la fatigue •ou par des causes encore mal connues. Le patient est pris d’une manière intermittente de frissons suivis d’un peu de fièvre ; ses urines deviennent rouge foncé sans contenir de globules rouge sang. Dans l’intervalle des accès elles sont normales. Celles qui correspondent à la crise donnent toutes les réactions chimiques caractéristiques des dérivés de la matière colorante du sang et sont albumineuses. Il parait que chez ces sujets le sang, et en particulier son hémoglobine, subit une transformation qui lui permet de passer à travers les reins : l’oxyhemoglohme est probablement changée en méthémoglobine, seule forme sous laquelle, suivant Hoppe-Seyler, la matière colorante du sang puisse passer dans les urines; opinion qui n’est cependant pas tout à fait exacte, cai Halliburton a trouvé de l’oxyhémoglobine dans les urines des hémoglobinuriques paroxystiques à la fin de l’accès, et Ncale a extrait, de certaines urines, des cristaux d’oxyhémoglobine. , . mive

Pour terminer avec les corps albuminoïdes, disons enfin qu on

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souvent dans les urines du mucus et de la mucine. A l’état normal, la mucine n’y existe qu’en très faible proportion, dissoute dans la liqueur qu’elle rend un peu filante et mousseuse. Elle est abondante au contraire dans les cas de catarrhe de la vessie ou des bassinets, dans la leucorrhée, etc.; elle se dépose alors au fond du vase. La mucine se réunit plus facilement au contact d’un peu d’acide acétique qui la contracte sans la dissoudre.

Leucine, tyrosine et acide oxyformobcnzoïlique. — CeS substances

apparaissent dans les urines, suivant Frerichs, Staedeler, Schultzen et Riess, dans quelques cas d’atrophie aiguë jaune du foie. Elles sont accompagnées d’acide lactique, de peptones, etc., en même temps que l’urée disparaît à peu près complètement.

La leucine et la tyrosine forment au fond des urines un précipité jaune verdâtre où le microscope décèle des faisceaux d’aiguilles de tyrosine. On a trouvé les mêmes dépôts dans les urines des empoisonnés par le phosphore, des typhiques gravement atteints et peut-être de quelques varioleux.

Ces matières répondent à un processus de décomposition putréfactive anormale des albuminoïdes. On sait qu’elles dérivent, en effet, de l’hydratation des corps protéiques sous l’influence des alcalis ou de la putréfaction. Elles sont le signe de l’exagération de la vie anaérobie des cellules et de l’arrêt partiel des oxydations organiques.

L'acide oxyformobenzoïlique C8H804 a été rencontré une seule fois dans l’ictère grave à côté des substances précédentes.

Xanthine; sarcine. — La xanthine augmente par l’emploi des bains sulfureux. On a signalé la sarcine dans l’urine des leucémiques.

Cystine C’Il'AzSO". — Dans quelques cas on a observé la cystine dans les urines à l’état de dissolution ou de dépôts blanchâtres; l’on ne saurait à cette heure encore dire quelles sont les conditions où elle se forme. On la rencontre plus souvent chez les sujets anémiés, affaiblis, chez ceux où le foie fonctionne mal, quelquefois en pleine santé et, chose remarquable, dans certaines familles où cette disposition se transmet héréditairement. Udranszky et Baumann ont toujours trouvé dans les urines des cystinuriques de la tétra- et de la pentaméthylène-diamine [Bull. 5e Série III. 469).

pigments et acides biliaires. — Les pigments biliaires se retrouvent presque toujours dans les urines contenant du sang et dans quelques cas ou les reins permettent a ces matières colorantes de les traverser. La biliveidinc et la bilirubine colorent surtout les urines des ictériques; mais elles n y existent pas nécessairement, même chez les sujets à teinte ictériquc prononcée. Leurs urines, d’un jaune ambré, ne paiaissent contenir qu un excès d urobiline fébrile. Elles prennent par

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l’acide nitrique un ton acajou. C’est sous forme d’urobiline fébrile que dans les ictères intenses les pigments du foie, produits en plus grande abondance, ou dérivés de la destruction de la matière colorante du sang, après s être quelque temps fixés dans les tissus, passent ensuite dans les urines. Les divers empoisonnements qui se compliquent d’ictère, comme 1 intoxication par le phosphore, font passer à travers les reins les pigments biliaires ordinaires et l’urobiline fébrile.

Les acides de la hile ont été trouvés quelquefois dans les urines des ictériques ; ils sont toujours accompagnés de pigments biliaires.

Matières colorantes anormales. — Nous avons parlé déjà de l’accroissement de l’urobiline fébrile dans les urines des ictériques et des fiévreux, et de l’indogène dans quelques cas pathologiques cités plus haut. Les urines fébriles laissent souvent déposer avec leurs urates une substance rouge qui, après l’action des acides, peut se dissoudre dans le chloroforme. Ileller lui donne le nom d 'uroerythrine. Les alcalis la font virer au vert. On la rencontre plus particulièrement dans le cancer du foie et la cirrhose d’origine alcoolique.

Dans le cancer mélanique du foie, surtout s’il est généralisé, et dans le cancer pigmenté de la peau, l’urine contient un chromogène qui en s’oxydant à l’air la rend bientôt tout à fait noire. Cet effet se produit instantanément sous l’influence des réactifs oxydants. Après avoir traité les urines par l’acétate neutre de plomb et filtré, l’on peut dans la liqueur entraîner ce chromogène par le sous-acétate qui le précipite. Le pigment mélanique paraît contenir du fer ( Andouard ).

Cholestérine. — On a signalé la cholestérine dans la cystite chronique, la maladie de Bright avancée, la dégénérescence graisseuse des reins, mais jamais dans l’iclère.

Ptomaïues. — Des substances alcaloïdiques vénéneuses ne se retrouvent, on l’a vu, qu’à l’état de traces dans les urines normales. Mais M. Bouchard a remarqué le premier que chez les malades atteints d’affections graves infectieuses : typhiques, pneumoniques, ictériques, pleurétiques, etc..., les urines fraîchement émises agitées avec de l’éther cèdent à ce dissolvant une petite quantité (leur proportion est essentiellement variable en chaque cas) de ces substances alcaloïdiques toxiques que j’avais signalées dans les produits de la putréfaction cadavérique. M. Bouchard pense qu’elles peuvent avoir été absorbées dans la dernière portion du lubp intestinal où elles se produisent sans cesse. (Bouchard, Soc. biolog., 6 décembre 1884). J’ai toutefois observe que ce n’est pas exclusivement dans le tube digestif et aux dépens des résidus alimentaires qu’elles se forment, car l’on peut aussi en extraire une trace des tissus et des muscles les plus sains.

Des diamines ont été retirées des urines dans les cas de choléra,

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l’anémie pernicieuse, de cystinurie (voir plus haut). M. G. Pouchet paraît voir rencontré une proportion très sensible de ptomaïnes dans les rines des maniaques. M. Villiers a constaté leur présence au moindre .'ouble de la santé, dans la bronchite, la fièvre, la phtisie, la pneulonie, etc. Malheureusement les bases urinaires restent mal connues cause de leur faible quantité. Quant à leurs effets, il faut les rapprocher, pensons-nous, de ceux de la inuscarine des champignons vénéneux t des bases hydropyridiques dont j’ai extrait une trace des urines nor- (îales.

Il peut exister enfin dans les urines morbides, en quantités plus grandes u à I état normal, des matières azotées extractives amidées, telles que èlles que M. Pouchet a retirées de l’urine normale et Mme Eliacheff es urines normales et pathologiques (p. 631).

Matières sucrées et hydrates de carbone. — La ÇjlyCOSe apparaît ins les urines d’une manière continue ou à peu près continue, et soumt en quantité très grande dans le diabète chronique où la quantité de icre peut s’élever en 24 heures à 100 grammes et au delà. Mais il s’en ut que réciproquement la glycosurie passagère caractérise cette maladie, i glycose, à 1 état intermittent ou accidentel, a été signalée en effet ms une iouled états morbides ou de simples excitations artificielles des nti es nerveux (émotions, fatigues, coït répété). Il y a glycosurie dans anpoisonnement par le phosphore, l’arsenic, l’oxyde de carbone, dans > maladies du foie, de l’estomac, du poumon, quelquefois pendant giossesse, chez les polysarciques, les gros mangeurs, etc. Les urines s diabétiques sont généralement pâles, sucrées au goût. Elles peuvent sscrun dépôt des cristaux de glucosate de sel marin, 2CGH120G,NaCl,H'20. es Ici mentent au contact de la levure de bière. On a prétendu avoir elquefois rencontré de la lévulose en place de glycose dans ces urines. On a dit p. 629 que 1 on trouvait aussi dans les urines de certaines rsonnes ^es substances aptes à décolorer le réactif cupropotassique îs précipiter d oxydule. Ces réducteurs imparfaits paraissent inter- ;diaires entre les sucres et les matières ternaires non azotées (graisses, haies de carbone, etc.) qui proviennent de la désassimilation des uminoïdes et du sucre lui-même. Le plus intéressant et le mieux mu de ces corps est l’acide glycuronique CGH1007 (p. 289). j’urine des femmes en couches, surtout s’il y a engorgement des glandes mmaires, celle de certains animaux en lactation (chèvres, brebis, «me, etc.) peut contenir de la Icicline ou sucre de lait C12H22Ou IPO. élès en a constamment trouvé chez trente femmes examinées par lui 3 le terme de leur grossesse.

a . dextrine, C°II1005, a été signalée dansj l’urine des diabétiques mis à l’usage des eaux de Carlsbad.

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La gomme animale provenant du dédoublement de la mucine peut se rencontrer dans quelques urines d’après Landvvehr.

Vinosité, C121I22011,II20, existe plus souvent qu’on ne le pense dans les urines diabétiques où elle peut accompagner la glycose. Gallois l’a observée 5 fois chez 50 diabétiques et 2 fois chez 25 albuminuriques. Elle peut remplacer la glycose dans le diabète et alterner avec lui. Il en existe des traces dans burine de bœuf.

Mosler etSchwanert l’ont signalée dans le diabète insipide, Strauss et Kiilz dans celles de personnes ayant bu beaucoup d’eau. Dans ces ca*, l’inosite varie d’un jour à l’autre.

Matières grasses. — L’excès d’aliments gras, les longues suppurations, la phtisie, la pyohémie, quelquefois le diabète et la maladie de Bright, l’athrepsie, l’empoisonnement par le phosphore, etc., font apparaître des graisses dans les urines. L’on sait que dans la chylurie des pays chauds, un ver spécial, la frlaria sanguinis, produit des tumeurs au scrotum et aux cuisses, se loge dans les reins et passe dans les urines durant la nuit en même temps qu’une certaine quantité de graisses et quelquefois de sang. L’éther enlève à ces urines à la fois des graisses émulsionnées, de la lécithine, de la cholestérine, des acides gras, des traces de savons.

Acétone, éther acétylacétique ; acide oxyhutyrique ; alcool.

L’urine des diabétiques, des animaux atteints de rage, des carcinomateux, celles des fébricitants quelles que soient leurs affections, donnent à la distillation une petite quantité d’acétone, Cr’llG0, dont l’odeur caractéristique apparaît déjà dans l’haleine et la sueur de ces malades. D’après ses expériences Jacksch admet que nous éliminons, même à l’état de santé, 0gr,010 environ d’acétone par 24 heures. Sa quantité paraît proportionnelle à l’intensité du mouvement fébrile chez les varioleux, pneumoniques, rubéoleux, typhiques, cancéreux... : elle peut s’élever à plusieurs décigrammes en 24 heures. A côté de cette substance, l’on a signalé aussi de l’alcool chez les diabétiques.

On pense généralement aujourd’hui que cette acétone provient de la décomposition par la chaleur, les acides ou les alcalis, de 1 éther acétylacétique, CIi3-C0-CIls-C02C2Ii5, ou de l’acide acétylacétique très instable qui lui correspond, ClP-CO-CIP-CO'dl. L’éther acétylacétique se décomposerait en acétone, alcool et acide carbonique :

CeipoQs + 11*0 — c-II60 + C2Ilfi0 + CO8,

Ether acétylacétique. Acétone. Alcool.

et l’acide acétylacétique se décomposerait en acétone et acide car o nique. À l’appui de l’existence de l’éther acétylacétique dans les urines précédentes on indique la propriété qu’elles ont de prendre une coo*

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