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VARIATIONS DES PRINCIPES NORMAUX DANS LES URINES MORDIDES

constater un ralentissement de la nutrition (. Beneke ; Bouchard) ; cnez les individus surmenés, dyspeptiques, emphysémateux; chez ceux qui ont une affection pulmonaire chronique; chez les ictériques et les spermathorrheiques. D’ailleurs, la moindre lièvre, le moindre trouble respiratoire ou des fonctions de la peau et de l’estomac augmente l’acide oxalique des urines.

L’abus des végétaux acides (épinards, oseille, rhubarbe, pois chiches surtout , des vins mousseux du café, du chocolat, provoque un dépôt d oxalates urinaires. L accroissement de l’acide urique est le plus souvent accompagné d’un augment parallèle d’acide oxalique.

Meisner a occasionnellement signalé de l’acide succinique dans les urines, particulièrement après l’usage des asperges.

Avide iae.i„„e. - Cet acide ne paraît pas “exister dans les urines normales, il peut s y rencontrer après un exercice violent (acide sarcolactique). On 1 a signale aussi dans la fièvre jaune, l’atrophie du foie, la cirrhose, le diabete, divers empoisonnements (phosphore, arsenic)chez les rachitiques, ostéomalaciques, leucocytémiques

Acides sra,. - On ne trouve que des traces d'acides gras volatils

s’iv rSàUro”efifinTl 118 r,Ten\danS cer^nes maladies fébriles, eleiei a 0 ,06, et dans quelques maladies du foie, jusqu’à 1 gramme

par jour (hpaciclurie de Jaksch). g

Variations de, n.a..éres minéraies. - Les chlorures, en particulier celui de sodium, diminuent dans les affections fébriles et d’autant plus que la lievre est plus intense. La pneumonie, la pleurésie, la fièvre typhoïde font particulièrement disparaître ou diminuer le chlorure so dique excrete par les urines; le chlore augmente ensuite très ranide ment pendant 24 à 48 heures. Il n’y a d’exception que pour les fièvres intermittentes ou le chlorure de sodium s’élimine en plus grande pro po.tion durant 1 accès que pendant les périodes d’apyrexie. Voael a trouve, dans ces cas, 0M5 de sel marin par heure un ° ! l’accès, 4M 2 pendant la fièvre et 0»"’,06 le lendemain. P aVa'’ Durant les pyrexies, une certaine quantité d’albumine des tissus se transforme en matières extractives, créatinine, leucomaïnes corn p exes, etc. qui, d apres mes observations, forment avec le sel marin des combinaisons assez stables. Elles restent sous cet état dans le plasma sanguin jusqu’au moment de la défervescence et paraissent empecher ainsi la dialyse du chlorure de sodium à travers les reins Dans es maladies chroniques, la quantité de sel marin excrétée d >’0 a

dans le dl'lièt"1 intal‘r' E"°a,'gmente si cellc’ci «>t abondante comme dans le diabete, la polyurie, certaines albuminuries.

S"ifa«e,e,pi,eno,s.„.,fa,M. —Au cours des affections ahmës l’excré Don des sulfates est tantôt un peu au-dessus (pneumonie, rhumatisme '

A. Gaulier. — Chimie biologique.

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tantôt au-dessous de la normale (fièvre typhoïde). Leur élimination suit une courbe à peu près parallèle à celle de l’urée. Le délire et les maladies aiguës du cerveau et de la moelle accroîtraient l’excrétion des sulfates ( Bence Jones).

Dans les fièvres paludéennes, la variole, la pneumonie, le rhumatisme, la méningite, la fièvre typhoïde, l’excrétion des phénols-sulfates urinaires diminue ; elle baisse aussi, quoique à un moindre degré, dans la phtisie, la gastrite chronique, la leucémie, l’anémie, la syphilis (Brieger). Elle serait diminuée dans la scarlatine, la diphtérie, l’érysipèle, la pyohémie.

Nous avons parlé plus haut des variations des acides indoxyl- et scatoxyl-sulfuriques.

phosphates. — Les lois de l’élimination des phosphates par les malades en état de fièvre sont connues. 11 semble cependant résulter des observations de Schültze et de E. Salkowsky que chez les fiévreux les phosphates terreux des urines restent constants ou à peu près, tandis qu’augmente dans les urines le phosphate potassique qui provient de la destruction des tissus.

Dans la méningite aiguë, il y aurait élimination abondante de phosphates. Les malades atteints d’affections nerveuses ou pulmonaires, les polyuriques, les diabétiques, les oxaluriques, ceux qui souffrent d’une affection cérébrale aiguë, les choréiques, les malades d’atrophie du foie, les leucocytémiqucs, ceux qui ont des troubles digestifs, les chlorotiques, etc., éliminent abondamment l’acide phosphorique. D’après Lépine et Jacquin, chez certains épileptiques une attaque, et même une menace d’attaque, est toujours suivie d’une perte très notable de phosphates terreux par les urines. Mendel, Vanni et Pons ont constaté une diminution dans l’élimination de l’acide phosphorique chez les malades atteints d’une affection chronique du cerveau. Mairet et Laillier n’ont observé d’augmentation dans l’élimination de l’acide phosphorique que

dans l’état aigu. , . ,

Il n’est pas démontré que dans le rachitisme et 1 ostéomalacie les

phosphates urinaires soient plus abondants qu’à l’état normal; le contraire paraît même avoir ordinairement lieu. Dans la goutte, dans les maladies aiguës, les maladies de reins, les intervalles des accès de fièvre et durant la grossesse, les phosphates diminuent dans les urines.

Phosphore incomplètement oxydé . — Il représente environ I à j"

pour 100 du phosphore urinaire total. En 1884, Zuelzer obseiva une rmande augmentation du phosphore incomplètement oxydé chez e., malades anesthésiés par le chloroforme. MM. Lépine, Eymonnct c Aubert établirent un peu après que dans l’apoplexie le ph°sp ior incomplètement oxydé qui est de 1,4 pour 100 du phosphore oa

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1 état normal, s’élève pendant l’attaque à 4,7 pour 100. L’attaque d épilepsie le double et triple aussi. Il en est de même dans la dégénérescence graisseuse du foie chez les phtisiques. Chez ceux qui sont atteints de delirium tremens, il ne paraît pas varier. L’usage de la morphine augmente le phosphore incomplètement oxydé. Dans quelques cas de méningite, on observe une diminution de ce phosphore incomplètement oxydé par rapport à l’azote urinaire total. (C. Rend., XCVIII. 258.)

Potasse et soude; ammoniaque. — Pendant la fièvre, la quantité de potasse et de soude s’abaisse, l’apport des aliments étant faible ou nul. Mais, tandis que le chlorure de sodium diminue sans cesse, le chlorure et le phosphate de potassium se maintiennent à un taux de 1,5 à o giammes par jour, de sorte que bientôt la potasse éliminée forme 90 à 97 pour 100 de l’ensemble des alcalis urinaires. Si la fièvre s’apaise, la quantité de potasse éliminée s’abaisse encore, tandis que nous avons vu la soude croître rapidement et former bientôt 85 à 90 pour 100 de 1 ensemble des alcalis des urines. L’explication de ces faits est facile, puisqu on sait que la potasse dérive de la dénutrition des tissus, et que le sel marin est arrêté dans le plasma sanguin par les produits mêmes de cette dénutrition.

Suivant Ticly et Woodmann, dans l’érysipèle, la variole, le rhumatisme aigu, l’ammoniaque urinaire diminue de 1/4 aux 2/3; dans les maladies nerveuses, de plus de moitié.

D api è s Duchek et Hallervorden, ainsi que Salkowski, l'ammoniaque urinaire augmente dans toutes les maladies fébriles, dans la pleurésie, le typhus, etc. A oici quelques nombres : ammoniaque éliminée en 24 heures : pneumonie, 1*,97 à lgr,67 ; pleurésie, 2 grammes ; typhus exanthématique et fièvre typhoïde, à 2gr,5.

Dans le diabète, l’excrétion de l’ammoniaque est fortement augmentée ,omme celle des acides lactique et glycuronique.

Chaux et magnésie. — Chez les ostéomalaciques et les rachitiques, la quantité de chaux éliminée par 24 heures ne paraît pas s’élever sensiblement; souvent même elle reste au-dessous de la normale. Senator idmet que chez les phtisiques il se fait une perte abondante de chaux

>ai les urines. Dans les maladies aiguës, rien n’est encore clairement établi.

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