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ORIGINES DU CARBONE DANS UES PUANTES

sensible, et qu elle en dégage incessamment, même à la lumière, de toutes ses parties dénuées de chlorophylle. Saussure a d’ailleurs démontré, pour les plantes grasses tout particulièrement, qu’elles continuent au soleil à donner de l’oxygène dans de l’air que l’on a dépouillé complètement d’acide carbonique, et qu’elles n’en donnent au contraire plus si l’on enlève sans cesse, au moyen de la potasse par exemple, l’acide carbonique de leur atmosphère confinée.

Dans un ensemble de 41 expériences faites sur les plantes les plus diverses, Boussingault a trouvé que pour 1539 centimètres cubes de gaz acide carbonique total absorbé, il avait été exhalé 1222 centimètres cubes d’oxygène. Il établit que suivant la plante, il se fait une exhalation d’oxygène, tantôt un peu plus forte, tantôt un peu plus faible que

le volume de l’acide carbonique disparu; mais le rapport exprimé en CO2

volumes — oscille très peu autour de l’unité. Ces oscillations proviennent de ce qu’en comparant les volumes de ces deux gaz produits et absorbés l’on mesure la différence de deux phénomènes concomitants mais bien distincts qui se passent dans des cellules du végétai indépendantes : l’action chlorophyllienne qui fait disparaître l’acide carbonique et paraître l’oxygène, et le dégagement d’acide carbonique, avec absorption d’une quantité variable d’oxygène, qui se passe à la fois dans tous les organes de la plante.

Comme nous l’avons déjà dit (p. 24), l’oxygène ainsi dégagé est emprunté en partie à l’eau d’après les expériences de Boussingault.

L’équation fondamentale relative à la décomposition par la chlorophylle insolée du système eau H- acide carbonique :

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